Ami Lecteur, il s’agit de la chronique du troisième tome de la série Le journal intime de Cléopâtre Wellington. Si tu n’as pas lu les tomes précédents, ça va forcément spoiler pour toi et ça serait dommage. Je te renvoie donc si besoin à mon billet sur Mémoires d’une jeune guenon dérangée (tome 1) ou Autant en emporte la musaraigne (tome 2).

 

vol au-dessus d'un nid de couscousLe journal intime de Cléopâtre Wellington, tome 3 : Vol au-dessus d’un nid de couscous de Maureen Wingrove

Editions : Michel Lafon

215 pages

Parution le 21 Novembre 2019

Aperçu : Nouvelle année, l'heure des bonnes résolutions a sonnée ! Cléopâtre et ses copines sont bien décidées à comprendre de quoi est faite l'espèce la plus mystérieuse de l'univers : les GARÇONS. Le sympathique Museau se rapproche toujours plus de Cléopâtre, jusqu'à semer le doute dans l'esprit de la jeune fille : ne sont-ils que de simples amis ? Pour corser l'affaire, un demi-frère inconnu débarque à la maison. Mais ce qu'elle n'avait pas vu venir, c'est l'explosion de son gang de copines...

Par quel tour de passe-passe Cléopâtre va-t-elle se sortir de ce pétrin ?

Mon commentaire général : Dites-moi que ce n’est pas la fin !

Ma note : 9/10

La citation qui résume tout : « En amitié, je m’en sors plutôt très bien. C’est l’amour qui pèche. » (p.50)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Encore une fois, comme avec les deux autres tomes de cette série, j’ai ouvert Vol au-dessus d’un nid de couscous et je ne l’ai refermé qu’à la dernière page, butant sur le mot « FIN » en me disant que non, décidément, on ne pouvait pas nous laisser comme ça !

J’ai surtout ri, beaucoup, à haute voix, en récoltant des regards étonnés de mon compagnon. Attention donc si jamais tu lis dans les transports en commun : passer pour une cinglée à la maison, c’est une chose, à l’extérieur, ça peut être beaucoup plus embarrassant…

Dans ce tome, nous retrouvons donc Cléo à l’aube d’une nouvelle année, riche en rebondissements pour elle : non seulement le fils de son beau-père va vivre une semaine sur deux avec eux, ses relations respectives avec Museau et Clément évoluer de façon imprévue, mais son groupe de copines va aussi subir des perturbations… et tout ça en deux mois de temps !

Comme toujours, c’est très frais et fluide, mais porte en soi une certaine mélancolie pour les personnes comme moi qui sont très loin de leur adolescence, bien que la vie de Cléo soit infiniment plus mouvementée que la mienne ! Les sujets abordés sont ici plus divers et collent terriblement bien à la société actuelle. Un récit d’adolescence ancré dans son temps, qui fait pourtant voyager les moins jeunes.

Mention spéciale à la petite sœur, toujours aussi barrée, au demi-frère qui cherche sa place, au chat pot-de-colle, et à tous les autres personnages qui résonnent tous de façon différente en moi.

J’ai quand même un gros souci : ce mot « FIN ». Fin de quoi ? Du tome, non ? Parce que moi j’en veux encore ! (et aussi un pyjama licorne, parce que les licornes, c’est la classe).

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Alors ça !

Voilà qui pourrait résumer ce roman, tant l’autrice a choisi des chemins imprévus, mais toujours bienvenus.

On pouvait effectivement imaginer le rapprochement entre Cléo et Museau, mais l’asexualité du garçon est un élément perturbateur innovant et bien vu dans un roman destiné aux adolescents dont certains se cherchent probablement et qui peuvent réaliser avec des livres comme celui-ci qu’il n’y a pas de mal à ne pas entrer dans la « norme ». Qu’on peut être accepté pour ce que l’on est. Qu’on peut trouver l’amour. Il suffit juste de dénicher une personne aussi barrée que soi !

Dans le même genre, l’homosexualité de Jo suscite des réactions variées mais réalistes. Il y a ceux qui n’acceptent pas (Laure/Clément) et ceux qui ne voient pas où est le problème (Cléo/Maria/Chloé/Maxence), faisant imploser le groupe (même si Laure en était déjà bien détachée). La réaction est encore une fois ultra-crédible, et montre que si les préjugés sont parfois plus forts qu’une amitié d’enfance, ce n’est pas le cas de tout le monde et peut encourager des adolescents à faire leur coming out, parce qu’il n’y a pas de honte à affirmer qui on est.

Enfin, Maureen Wingrove revient sur le harcèlement, cette fois-ci sous la notion de suiveur. Maxence/Cara, qui ne connait que Cléo, sorte de paria, et Clément, fait le choix de se rapprocher de son copain de judo, malgré le comportement odieux de celui-ci, que Maxence n’approuve pourtant pas en privé. Il lui faudra une menace/motivation pour se désolidariser de l’effet de groupe et de suivre ses propres convictions.

Bref, Maureen Wingrove tape encore une fois dans le mille, avec un récit à la fois très moderne, et très nostalgique, qui devrait être lu par tous : ados en quête de réponses, parents ou grands-parents dépassés, et par les autres aussi, ceux qui veulent juste replonger en adolescence.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Aimes-tu les licornes ?

Dis-le moi en commentaire.

Acheter ce livre en soutenant le blog et les libraires indépendants* :

 

les libraires

amazon

 

* lien affiliés (en savoir plus)