PS Tu me manques

PS : tu me manques de Brigid Kemmerer

Editions : Hachette

432 pages

Paru le 7 Février 2018

Aperçu : Juliet a toujours écrit à sa mère. Depuis sa mort soudaine, cette habitude est pour elle comme une bouée de sauvetage. Même si les courriers de Juliet restent sans réponse, elle continue de les déposer sur sa tombe chaque semaine.

Declan n’aurait jamais cru qu’une lettre pourrait changer sa vie. Pourtant, celle qu’il trouve au cimetière, où il fait des travaux d’intérêt général après le lycée, le touche profondément… Et il ne peut s’empêcher d’y ajouter deux mots.

Commence alors une correspondance inattendue entre Le Crépuscule et La Fille du Cimetière, deux étrangers que tout oppose. Ce qu’ils ignorent, c’est que leurs routes se sont déjà croisées…

Mon commentaire général : ces personnages vont me manquer !

Ma note : 9/10

La citation qui résume tout : « J’ai envie de croire que nous sommes engagés chacun  sur un chemin qui mène… quelque part, et que nos chemins se croisent pour une raison.» (p.112)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Tout d’abord, je voudrais dire un mot sur la couverture qui est si adorable, que j’ai immédiatement été attirée vers ce livre. Après l’avoir lu, je l’apprécie d’autant plus. Elle reflète une certaine douceur et un esprit de liberté qui représente bien la relation de Juliet et Declan, deux oisillons qui avaient besoin de prendre leur envol.

PS : Tu me manques est une histoire douce et pleine d’émotions à la rencontre de deux adolescents qui n’ont pas été épargnés par la vie. Juliet se rend régulièrement au cimeterre où est enterrée sa mère, disparue quelques mois plus tôt dans un accident de la route. Elle a pris l’habitude de laisser des lettres sur sa tombe, où elle raconte sa peine et la difficulté de continuer sans elle qui était son modèle. De son côté, Declan a été condamné à des travaux d’intérêt général après avoir planté sa voiture sous l’emprise de l’alcool. Sa peine consiste à tondre la pelouse au cimetière deux fois par semaine. Ainsi, quand il met la main sur une lettre de Juliet, il ne peut s’empêcher de répondre. Le deuil, il connaît bien lui aussi… C’est de cette manière que ces adolescents qui se sont croisés au lycée sans se voir commencent à se confier l’un à l’autre

Par l’alternance des chapitres, nous découvrons l’histoire selon les points de vue de Juliet et Declan. Ils sont tous les deux paumés, engoncés dans un chagrin trop grand pour eux, et ils deviennent rapidement un soutien l’un pour l’autre.

C’est un roman plein d’émotions qui parle de deuil, de culpabilité du survivant, de responsabilité, de réputation et de l’image de soi. On ne peut que réfléchir à certaines situations et ressentir beaucoup d’empathie pour eux.

Juliet de Declan m’ont touchée, chacun à leur manière. Juliet a perdu le goût de vivre avec sa mère tandis que Declan en veut au monde entier. Ensemble, ils se tempèrent et forment un très beau duo.

J’ai lu ce roman très rapidement, pressée de savoir où cela allait me mener, et j’ai vécu un très beau voyage grâce à une superbe plume et des personnages bien construits.

Je continue sur ma lancée avec PS : Je ne t’ai jamais dit, second tome de la série, consacré à Rev, le meilleur ami de Declan, auquel je me suis aussi attachée et que j’ai hâte de découvrir dans sa propre histoire.

 

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

PS: Tu me manquesest construit sur une intrigue qui n’est pas très originale en soi. Ce n’est clairement pas la première fois que je tombe sur un livre où deux personnes commencent à correspondre anonymement sans savoir qu’ils se connaissent dans la vie.

Cependant, je suis toujours étonnée que les deux personnes en question finissent par se côtoyer tous les jours tout en entretenant leur correspondance, alors qu’ils ne s’étaient jamais fréquentés. Je m’explique : Juliet et Declan fréquentent le même lycée, où il y a près de 2 000 élèves. Ils ne s’étaient jamais adressé la parole. A partir du moment où ils commencent à s’écrire, ils se croisent partout : dans les couloirs du lycée, dans la rue, etc.

Je trouve que cela fait perdre en crédibilité.

Je pinaille certainement, car j’ai été tellement embarquée par leur relation que cela ne m’a pas posé de réel problème pendant ma lecture. Il fallait tout de même que je le dise. 

D’autre part, parmi les situations du livre, il y en a une qui m’a marquée. Declan fait remarquer qu’il n’est pas moins méchant de critiquer une personne qui a une « mauvaise réputation » qu’une autre. En fait, critiquer n’est jamais acceptable, surtout que la plupart des gens qui parlent de Declan ne le connaissent pas du tout. A méditer.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  As-tu déjà écrit des lettres ?

Dis-le moi en commentaire.

 

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