Ami Lecteur, il s’agit de la chronique du quatrième tome de la série Les Outrepasseurs. Si tu n’as pas lu les tomes précédents, ça va forcément spoiler pour toi et ça serait dommage. Je te renvoie donc si besoin à mon billet sur Les Héritiers (tome 1), La Reine des Neiges (tome 2) ou Le libérateur (tome 3).

 

ferenusiaLes Outrepasseurs, tome 4 : Ferenusia de Cindy Van Wilder

Editions : Gulf Stream

382 pages

Paru le 4 Mai 2017

Aperçu : " Qui étaient ces êtres, si semblables et pourtant si différents des hommes ? On ne pouvait pas nier leur peau grise, qui se détachait délicatement de la structure de fer à laquelle ils s'accrochaient avec toute l'aisance d'alpinistes chevronnés. Soudain, la caméra bascula sur le buste de la statue de la Liberté. En lettre majuscules, vert sombre, s'étalait le mot : "FERENUSIA" " Privé de la magie presque disparue, l'empire des Outrepasseurs se disloque de toutes parts. Seuls survivants dans cette débâcle, les Ferreux, des fés réduits à l'esclavage, s'échappent de leurs prisons. Soutenus par Ferenusia, un réseau clandestin, ils n'ont qu'un seul objectif : obtenir les mêmes droits que les humains, dans un monde qui ignore tout de leur existence. Mais leurs anciens maîtres sont prêts à tout pour protéger leurs secrets, quitte à éliminer le moindre témoin de leurs forfaits passés...

 

 

Mon commentaire général : on en voudrait plus !

Ma note : 7/10

La citation qui résume tout : « Il existe un autre univers, celui du silence lourd, oppressant, celui qui ne laisse percer aucun son, qui a étouffé si longtemps nos cris. »

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Après avoir terminé le troisième tome, j’étais à la fois triste de quitter l’univers opulent imaginé par Cindy Van Wilder mais aussi un peu déçue de la fin réservée à Arnaut, mon personnage préféré de la saga. C’est pourquoi j’ai sauté de joie en apprenant l’existence de ce quatrième (et dernier cette fois-ci, promis juré !) tome des Outrepasseurs. L’auteure m’avait d’ailleurs promis que j’y retrouverai mon chouchou et que j’en saurais plus sur son sort.

Sur ces deux points, elle ne m’a pas menti.

J’ai aimé retrouver la plume riche et rythmée de Cindy ainsi que l’univers des Outrepasseurs en général, même si ce tome, comme le laisse supposer son titre, se tourne davantage vers les Ferreux. Des Outrepasseurs, il ne reste pas grand-chose, si bien que les prisonniers des essaims peuvent regagner leur liberté. Du moins, c’est ce qu’ils croient…

Le récit est ainsi centré sur le devenir de ces créatures, à la fois semblables et différents des humains, ce qui laisse se dégager des messages sur la tolérance, l’acceptation mais aussi la xénophobie et le rejet de la différence

On y fait la connaissance de nouveaux personnages… et on y retrouve des anciens, pas toujours en bonne posture.

Pourtant, il m’aura manqué quelque chose dans ce tome pour l’élever au niveau du troisième, Le libérateur, qui reste pour moi le meilleur de la série. Ce sont peut-être certaines scènes juste évoquées, des destins restés en suspens, une préférence pour la mise en marche des évènements plutôt que pour leur conclusion et parfois son contraire, juste l’aboutissement d’une situation sans nous en avoir raconté le détail.

Je suis certainement devenue très exigeante avec Cindy Van Wilder, car au vu de la qualité de ses romans (je pense à Memorex en sus du Libérateur), j’en attends toujours beaucoup, et surtout avec les Outrepasseurs et j’avoue que je ne m’attendais pas à ce contenu à la lecture du résumé, ce qui m’a peut-être déboussolée.

Qu’on se rassure tout de même : je ne manquerai aucun roman de cette talentueuse auteure qui toujours me surprendre dans des genres différents !

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

J’ai eu du mal à mettre le doigt sur ce qui m’a perturbée en lisant ce roman. En fait, si Ferenusia raconte la libération des Ferreux, il n’est en fait centré que sur leur fuite, le tout début de leur émancipation… Mais il reste tant à faire pour qu’ils soient acceptés par les humains ! J’aurais aimé en savoir plus même si j’ai apprécié que les différentes bandes de personnages que l’on suit tout au long du roman finissent par se retrouver, révélant ainsi les liens qui les unissent. Ce roman aurait mérité de s’étirer sur une ligne temporelle plus importante, afin de nous relater tous les tenants et les aboutissants, au lieu de se concentrer sur quelques jours.

C’est aussi le cas en ce qui concerne Arnaut et Peter. Si j’ai apprécié de les retrouver, au final je n’aurais pas passé tant de temps que ça avec eux. La semaine accordée par Arnaut à Peter pour décider de son avenir passe pour le lecteur en quelques lignes et c’est vraiment dommage ! J’aurais voulu vivre ces quelques jours avec eux, assister à l’éclosion de leurs sentiments. D’autant que les quelques scènes qui restent sont empreintes d’émotions brutes qui montre tout le potentiel résidant dans cette relation.

En résumé, Ferenusia m’en a à la fois montré trop et pas assez, ce qui fait que je reste un peu sur ma faim.

Ce n’est pas grave, je relirai Le Libérateur pour me replonger dans cet univers si particulier qui m’a fait vivre tant de belles heures de lecture !

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Suivras-tu les Ferreux dans leur quête de liberté ?

Dis-le moi en commentaire.