la cité de laiton

Daevabad, tome 1 : La cité de Laiton de S.A.Chakraborty

Editions : De Saxus

627 pages

Paru le 29 avril 2021

Aperçu : Dans les rues du Caire du XVIIIe siècle, Nahri est une jeune escroc aux talents inégalés : lecture de la main, exorcismes et un mystérieux don de guérison ; elle a fait des nobles ottomans sa cible principale dans le but de survivre. Un jour, pendant l'un de ses "coups", elle invoque accidentellement Dara, un mystérieux guerrier djinn, et elle va comprendre trop tard que même les stratagèmes les plus intelligents peuvent avoir des conséquences mortelles.

Forcés de fuir Le Caire, Dara et Nahri voyagent ensemble à travers des sables chauds et balayés par le vent, grouillants de créatures de feu et de rivières où dorment les mythiques Marids. Des ruines de métropoles humaines autrefois magnifiques aux montagnes où les oiseaux de proie ne sont pas ce qu'ils semblent, leur périple a pour destination Daevabad, la légendaire Cité de Laiton.

Mon commentaire général : Un univers riche, des personnages nuancés et une plume superbe : presque parfait !

Ma note : 5 ⭐️

La citation qui résume tout : « La grandeur prend du temps, Banu Nahida. Souvent, les choses les plus puissantes ont une origine des plus modestes.» (p. 477)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Depuis le temps que j’entendais parler (en bien !) de cette série, j’avais à la fois hâte et appréhension de m’attaquer à La cité de Laiton. En plus, c’est quand même un petit pavé.

Mais pas d’inquiétude à avoir : le roman est à la hauteur de sa réputation.

Portée par une très belle plume, j’ai suivi avec plaisir les aventures de Nahri, Dara et Ali dans cet univers fait de légendes orientales. Djinns, Marids, Daevas, Efrits, etc. m’ont emportée très loin, au sein d’une ville aux murs de laiton qui n’abrite que des créatures surnaturelles...

Passé les premières pages, un peu longues et où on ne sait pas bien où on va, le récit devient ultra fluide et on se perd dans les aventures de Nahri, qui découvre ses origines en compagnie d’un guerrier taciturne et d’un tapis volant. La trame n’est pas compliquée, mais les personnages sont construits tout en nuances, ce qui fait que l’intrigue se développe en fonction d’eux et de leurs besoins/objectifs. Outre l’univers, ce sont vraiment eux qui font l’intérêt du roman.

N’étant pas familière avec les mythes orientaux ni la langue arabe, je me suis parfois sentie perdue malgré le glossaire à la fin. J’ai aussi eu du mal à comprendre les différences entre les créatures ou les pouvoirs des tribus. Il y a aussi beaucoup de personnages, dont j’avais du mal à retenir les noms, et les changements de points de vue m’ont parfois déconcertée, surtout quand c’est la première rencontre avec le personnage en question.

Cependant, j’ai passé un excellent moment de lecture et je ne rêve que de franchir à nouveau les portes de Daevabad, d’autant plus avec cette fin cruelle que nous a concoctée l’autrice 💔

 

Et toi, tu l’as lu ? Aimes-tu voyager très loin grâce aux livres ?

Dis-le moi en commentaire.