la machine de léandreLa machine de Léandre d’Alex Evans

Editions : ActuSF

259 pages

Paru le 6 Septembre 2019

Aperçu : Constance Agdal est une excentrique professeure de sciences magiques qui n'aspire qu'à une chose : se consacrer entièrement à ses recherches pour oublier le passé qui la hante. Mais quand des démons se matérialisent au beau milieu de la ville, qu'un incube envahissant se prend d'affection pour elle et que son nouvel assistant agit de façon particulièrement étrange, Constance doit sortir de sa réserve... d'autant que son collègue, l'éminent Professeur Dowell, a disparu alors qu'il tentait de recréer une fabuleuse machine à magie d'après des plans vieux de plusieurs siècles. La jeune femme le remplace au pied levé en collaborant avec Philidor Magnus, un inventeur aussi séduisant qu'énigmatique, mais rien ne se passe comme prévu. Quel terrible secret se cache sous le capot de cuivre de la fameuse machine ?

Mon commentaire général : Une machine qui a très bien fonctionné avec moi !

Ma note : 8/10

La citation qui résume tout : « La Machine de Léandre. Celle qui manipulait le Pouvoir sans le concours de l’esprit humain. Celle qui était capable de tout produire. » (Chap.4)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

La machine de Léandre se déroule dans l’univers de Sorcières associées de la même autrice, que j’avais bien apprécié et avec ce roman, je confirme : j’adore la plume et l’univers d’Alex Evans !

Avec ce nouveau roman, nous sommes entraînés dans une autre nation du monde fantasy imaginé par l’autrice, mais la magie est toujours au cœur du débat. Celle-ci a disparu il y a quelques siècles mais réapparait par petites touches et l’aide d’artéfacts, voire de chamanes si on arrive à mettre la main sur un d’entre eux, est indispensable pour espérer manipuler le Pouvoir.

Nous suivons ici Constance Agdal, professeure de sciences magiques, beaucoup plus intéressée par ses recherches universitaires que par la sociabilité. Mais quand un de ses collègues disparait au moment où apparait un démon en pleine ville et qu’une employée du magistère débarque au laboratoire pour poser des questions, Constance pressent avec raison que les ennuis ne font que commencer. Pourtant, étourdie par le charme du collaborateur du professeur disparu qui lui demande de l’aide pour finir sa machine à tresser des sorts, la jeune femme sera-t-elle capable de s’éloigner du danger ?

J’ai suivi avec beaucoup d’envie les aventures de Constance, très intelligente et pourtant dominée par ses émotions comme tout un chacun, ce qui la rend très proche du lecteur. L’intrigue n’est pas très compliquée, le livre étant très court, et j’en aurais volontiers lu plus car au final tout va très vite et on se retrouve rapidement à la fin sans avoir eu le temps d’apprécier le voyage. J’ai tout de même eu l’occasion d’être surprise par un retournement de situation que je n’avais pas vu venir et qui m’a laissée la bouche grande ouverte de stupéfaction !

J’ai aussi été très étonnée d’enchainer par une nouvelle, La chasseuse de livres, que j’ai trouvée tout simplement excellente ! Je ne suis pas passée très loin du coup de cœur pour cette histoire qui n’aura manqué que de développement pour me faire totalement succomber. J’aimerais tellement qu’elle soit étendue en roman… (s’il vous plait !)

Bref, tu l’auras compris, on peut dire que cet univers magique est fait pour moi !

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

C’est un très beau voyage que j’ai vécu ici, malheureusement beaucoup trop court et c’est là le principal défaut de ce roman.

En effet, La machine de Léandre révèle bien vite tous ses secrets. On va droit au but. En moins de deux cent pages, il est compliqué de poser une histoire et de créer des fausses pistes avant de conclure et c’est tellement dommage ! J’aurais bien aimé que Constance interagisse plus avec ses collègues, l’étudiant Méralais maladroit, que l’enquête sur la disparition de Powell connaisse des impasses et des petites avancées, que la construction de la machine se passe plus lentement, tout comme les sentiments de Constance pour Léandre qui sortent un peu de nulle part

Tout cela aurait mérité plus de place, et je les aurais appréciés sans peine, tant cette histoire a déjà de potentiel.

Mais ce n’est rien à côté de celle de Cassandra qui m’a fascinée. J’ai eu l’impression de suivre une chasse au trésor, à la Indiana Jones, mais là encore, tout va trop vite, ce qui est normal pour une nouvelle. Cette histoire mériterait largement d’être adaptée en roman, ce qui permettrait aux sentiments de s’installer doucement, alors qu’on est projetés dans un triangle amoureux qui n’a pas vraiment de sens dans ce format.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ? Comprendras-tu le secret de la machine ?

Dis-le moi en commentaire.