Ami Lecteur, il s’agit de la chronique du quatrième tome de la série Le chardon et le tartan (Outlander). Si tu n’as pas lu les tomes précédents, ça va forcément spoiler pour toi et ça serait dommage. Je te renvoie donc si besoin à mon billet sur Le chardon et le tartan (tome 1), Le talisman (tome 2) ou Le voyage (tome 3).

les tambours de l'automneLe chardon et le tartan, tome 4 : Les tambours de l’automne de Diana Gabaldon

Editions : J’ai lu

1140 pages

Paru le 25 Mars 2015

Aperçu : Pour fuir l’oppression anglaise, Claire et Jamie embarquent pour le Nouveau Monde, où ils espèrent enfin trouver la paix. Toutefois, lorsqu’ils échouent sur les rivages de Caroline du Nord en 1767, l’Amérique est à l’aube de son Indépendance : tandis que la révolution se prépare, les deux amants vont une fois de plus être emportés par le tourbillon de l’Histoire.

Restée en sécurité dans le xxe siècle, leur fille Brianna cherche à percer le secret de sa naissance. Quand elle découvre qu’un sort tragique guette ses parents, elle met tout en œuvre pour les rejoindre dans le passé... avant que les portes du temps ne se referment sur eux.

 

 

Mon commentaire général : Bienvenue en Amérique!

Ma note : 8/10

Les citations qui résument tout : « Ils ne joueraient plus les rôles secondaires dans l’histoire rocambolesque et tourmentée de ses parents mais deviendraient les acteurs de leur propre vie. » (p. 92 ), « Tu es mon courage, Sassenach, et je suis ta conscience. Tu es mon cœur… et je suis ta compassion. Aucun de nous ne serait complet sans l’autre. Tu ne le sais donc toujours pas ? » (p. 395 )

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Avant même d’ouvrir un tome de la saga Outlander, je sais que je vais être entraînée très loin, à la fois dans le temps et dans l’espace, de mon quotidien, et que je vais accomplir ce voyage en compagnie de personnages extraordinaires.

C’est évidemment encore le cas avec Les tambours de l’automne, dont l’action se situe à la fois en Caroline du Nord dans les années 1770 et en Ecosse et aux Etats-Unis dans les années 1960. C’est la grande nouveauté de ce volet : non seulement nous suivons les aventures de Claire et Jamie sur le continent américain, mais nous avons aussi la chance de passer du temps en compagnie de Brianna et Roger, restés dans le « présent ». J’ai aimé la multiplication des lieux et des époques, qui apporte beaucoup de rythme à un tome qui serait bien plat sans cela. Car c’est là que le bât blesse.

Après les courses-poursuites, les batailles, le suspense des trois tomes précédents, celui-ci est beaucoup plus lent et il ne s’y passe relativement pas grand-chose. En effet, Claire et Jamie cherchent à s’établir sur leur nouveau continent et sans vouloir révéler l’histoire, leur installation m’a davantage fait penser à Docteur Quinn, femme médecin, qu’aux vestiges de Culloden… Si du côté de Brianna et Roger, il n’y a pas non plus d’action spectaculaire, c’est l’attrait de la découverte de ces deux personnages qui m’a donné envie de tourner les pages. Et côté caractère, on peut dire que la fille n’a rien à envier à son père, ce qui promet des scènes d’anthologie !

On peut néanmoins encore saluer l’énorme travail de recherche de Diana Gabaldon, aussi bien dans les coutumes que les langages, ce qui en fait un récit criant de réalisme.

Je me demande ce que l’autrice réserve aux personnages pour la suite car une bonne partie des intrigues amorcées dans les tomes précédents trouvent ici une réponse. Mais évidemment, il y a de fortes chances que je le découvre par moi-même !

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

L’Ecosse m’a terriblement manqué dans ce tome… et si les émigrants écossais font tout pour conserver leurs traditions (jusqu’à la fabrication du whisky !), ce n’est pas tout à fait la même chose sans les landes brumeuses des Highlands…

Evidemment, les interactions avec les Amérindiens sont plaisantes et apportent de la fraîcheur dans un récit qui serait sans cela bien ennuyeux, puisque centré sur le développement de Fraser’s Ridge.

En fait, les péripéties sont presque toutes apportées par la présence de Brianna. Il est dommage que le résumé de quatrième de couverture n’en révèle autant car son passage à travers le cercle de pierre devrait rester une surprise. J’ai adoré la voir rencontrer sa famille à Lallybroch et j’ai même regretté que ça ne dure pas plus longtemps, tant ces retrouvailles étaient émouvantes (et j’aurais bien voulu la voir envoyer promener Laoghaire un peu plus longtemps…). Finalement, c’est à partir du moment où elle rencontre Jamie que les choses d’emballent, d’autant que Brianna est à la hauteur du caractère volcanique de son père, comme en atteste les nombreuses scènes de disputes entre ces deux-là !

J’ai quand même regretté que Diana Gabaldon choisisse de créer des rebondissements sur le malentendu suivant le viol de Brianna. La méprise de Jamie envers Roger était du coup assez prévisible et même si le reste permet une incursion dans les traditions amérindiennes, tout cela m’a paru un peu tiré par les cheveux.

Et puis ce tome est bien loin de l’Histoire alors que l’autrice nous avait habitués à revivre les évènements des livres d’histoire à travers les péripéties de Claire et Jamie. Evidemment, il y a quelques éléments historiques, mais ce n’est pas l’essentiel du roman et ça m’a manqué.

Le prochain tome semblerait plus proche de la Révolution Américaine mais nous avons là laissé les personnages plutôt en paix et réunis : que peut-il donc leur arriver ? Avec Diana Gabaldon, je m’attends au pire comme au meilleur !

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Prêt à t’installer en Amérique ?

Dis-le moi en commentaire.