outlanderLe chardon et le tartan, tome 1 de Diana Gabaldon

Editions : J’ai Lu

852 pages

Paru en août 2014 (première édition VF 1998)

Aperçu : Ancienne infirmière de l'armée britannique, Claire Beauchamp-Randall passe des vacances tranquilles en Ecosse où elle s'efforce d'oublier les horreurs de la Seconde Guerre mondiale auprès de son mari, tout juste rentré du front.

Au cours d'une promenade sur la lande, elle est attirée par des cérémonies étranges qui se déroulent près d'un menhir. Elle s'en approche et c'est alors que l'incroyable survient : la jeune femme est précipitée deux cents ans en arrière, dans un monde en plein bouleversement ! 1743.

L'Ecosse traverse une période troublée. Les Highlanders fomentent un nouveau soulèvement contre l'occupant anglais et préparent la venue de Bonnie Prince Charlie, le prétendant au trône. Plongée dans un monde de violences et d'intrigues politiques qui la dépassent, Claire ne devra compter que sur elle-même pour surmonter les multiples épreuves qui jalonnent ce formidable voyage dans le temps. Elle connaîtra l'aventure et les périls, l'amour et la passion. Jusqu'au moment crucial où il lui faudra choisir entre ce monde palpitant qu'elle aura découvert et le bonheur qu'elle a connu et qui, désormais, lui paraît si lointain...

Mon commentaire général : un presque coup de cœur !

Ma note : 9/10

La citation qui résume tout : « Une âme rejetée par les vagues sur une terre étrangère, sans amis, sans parents, sans autres ressources que celle offerte par cette nouvelle terre. »

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Quelle aventure !

C’est un tourbillon d’émotions et d’aventures qui se cache dans ce roman aux allures de petit dictionnaire, qui se lit pourtant à la vitesse de l’éclair (achevé en deux jours pour ma part !).

Porté par la plume magnifique de Diana Gabaldon, j’ai moi-aussi traversé le temps et vécu des moments inoubliables dans l’Ecosse du XVIIIè siècle. Les détails sont hyper soignés et d’un réalisme impressionnant, et les paysages écossais, si bien décrits, participent activement à l’immersion du lecteur dans cette histoire prenante et addictive. C’est une publicité grandeur nature pour l’Ecosse !

Les personnages aussi sont si bien travaillés, tout en contrastes, en sensibilité, qu’on ne peut que s’attacher à eux. Mention spéciale à Jamie, à la fois viril et fragile, qui en fera tomber plus d’une amoureuse des grands gaillards en kilt…

La romance (les scènes de sexe notamment) prend parfois un peu le dessus sur l’intrigue mais ça ne m’a pas empêché de dévorer ce roman chapitre après chapitre.

Pourtant, ce n’est qu’un presque coup de cœur car j’ai été gênée par une certaine dose de redondance dans le récit et surtout par une violence explicite et gratuite, surtout à la fin, qui n’était à mes yeux vraiment pas nécessaire pour impliquer le lecteur auprès des protagonistes.

Néanmoins, comme j’ai fini ce roman avec l’envie de le relire à nouveau (du moins la première moitié) et que je me suis réellement attachée aux personnages, je lirai la suite, même si j’avoue que savoir qu’il y a encore 11 tomes après celui-ci douche un peu mon enthousiasme…

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Si le début de l’histoire, ce qui se passe en 1945, ne présente pas d’intérêt majeur, il m’a été impossible de poser le roman dès que Claire franchit la faille temporelle. S’appuyer sur les légendes locales était une très bonne idée qui ancre réellement l’histoire dans le folklore écossais. Et quelle richesse dans cette culture que j’ai découverte avec Claire !

Les relations entre et intra clans, la politique avec les Anglais, tout est amené d’une façon très didactique qui nous donne sans le montrer un cours d’histoire accéléré et bien plus intéressant que ce que j’ai pu apprendre à l’école.

Il faut dire que je n’avais jamais envisagé qu’un Highlander en kilt puisse être aussi sexy que Jamie Fraser.

Il est l’âme de ce roman, d’une personnalité complexe, fier et sensible, bagarreur et protecteur, d’un tempérament de feu assorti à la couleur de sa crinière. On ne peut que le plaindre après tout ce que l’auteure lui inflige et je crois que c’est ça qui a amoindri mon enthousiasme. Je n’ai pas compris l’intérêt de lui faire subir toutes ces atrocités, de le faire souffrir à ce point, à la fois dans son corps et son cœur, et j’ai été réellement déchirée pour lui (et j’ai haï Diana Gabaldon de toutes mes tripes. Si quelqu’un peut aller lui déposer un bouquet de mauvais sort sous son oreiller, je prends).

Ceci dit, il faut aussi saluer le personnage féminin de cette saga. Claire a du caractère, c’est une femme instruite, à la détermination farouche, une femme qui donne une leçon de courage à toutes les lectrices ! Même si je ne l’ai pas trouvée très déterminée à l’idée de rentrer chez « elle », on peut l’excuser en invoquant les beaux yeux de Jamie… Par contre, j’ai trouvé qu’elle pardonnait un peu vite de s’être pris une raclée mémorable de la part de son mari, ce qui n’envoie pas un message positif à mes yeux. Il faut aussi mentionner le fait que pour une fois, c’est la femme qui fait office de référent en matière de sexe, et pour un livre écrit en 1991, c’est plutôt novateur !

Le gros souci au niveau des personnages, c’est Randall, qui est trop manichéen. Son acharnement auprès de Jamie n’est pas vraiment compréhensible (surtout qu’on insinue que le capitaine est amoureux d’un certain Alex, que lui rappellerait Jamie ?) et vraiment personnel. Cependant, le fait qu’il soit mort un an avant sa date de décès historique est intrigante et promet une remise en question temporelle intéressante.

J’imagine qu’on en saura plus dans le tome suivant…

En tout cas, je serai au rendez-vous et je crois même que je vais me laisser tenter par la série TV

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Suivras-tu Claire à travers le menhir ?

Dis-le moi en commentaire.