marquer les ombresMarquer les ombres de Veronica Roth

Editions : Nathan

471 pages

Paru le 17 Janvier 2017

Aperçu : Dans une galaxie dominée par une fédération de neuf planètes, certains êtres possèdent un “don”, un pouvoir unique. Akos, de la pacifique nation de Thuvhé, et Cyra, soeur du tyran qui gouverne les Shotet, sont de ceux-là. Mais leurs dons les rendent, eux plus que tout autre, à la fois puissants et vulnérables.

Tout dans leurs origines les oppose. Les obstacles entre leurs peuples, entre leurs familles, sont dangereux et insurmontables. Pourtant, pour survivre, ils doivent s’aider – ou décider de se détruire.

 

 

 

 

Mon commentaire général : un nouveau genre pour Veronica Roth mais toujours beaucoup d’imagination !

Ma note : 7/10

La citation qui résume tout : "Je n'ai pas choisi le sang qui coule dans mes veines. Pas plus que tu n'as choisi ton destin. Toi et moi, nous sommes devenus ce qu'on nous a fait devenir. "

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Quand j’ai entendu parler d’un nouveau livre de Veronica Roth, j’ai sauté de joie. Dire que j’avais aimé sa trilogie Divergente est l’euphémisme de l’année et j’avais de plus hâte de retrouver sa plume dans un nouveau genre.

Quelle surprise j’ai eue en lisant les premières pages de Marquer les ombres !

L’univers exposé ici n’a rien, mais alors rien du tout, à voir avec la science-fiction dystopique de Divergente : c’est ici de la fantasy, de la vraie et dure, avec de nouvelles planètes, de nouvelles cultures et surtout un univers extrêmement complexe que j’ai trouvé plutôt confus lors des premiers chapitres (et je suis gentille). Les noms des personnages, des plantes, les particularités de chaque planète, les dons et destinées sont compliquées à assimiler et j’avoue que j’ai tourné les premières pages dans une sorte de brouillard assez déstabilisant.

Enfin, quand l’action commence et qu’on entrevoit un peu où on va, j’ai trouvé que les pages s’enchainaient plutôt bien et j’ai même apprécié ma lecture : les personnages principaux sont des battants, à la personnalité fouillée et on s’attache raisonnablement à eux.

Même si les personnages secondaires m’ont paru un peu manichéens (je pense notamment au frère de Cyra), j’ai plongé avec envie dans cette histoire et j’ai souffert avec les protagonistes. En effet, il me semble important de souligner que cet univers est sombre et violent et que les moments de répit/espoir sont plutôt rares. Si tu n’aimes pas ce genre de contexte, ce livre n’est pas pour toi !

Néanmoins, j’ai aimé la plume de Veronica Roth, que j’ai trouvée plus mature que dans Divergente, peut-être parce que l’univers de Marquer les ombres l’est aussi.

La fin promet des affrontements intéressants et je serai au rendez-vous du second tome de cette duologie.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

J’aimerais revenir sur le titre dont je n’ai pas compris la traduction. En anglais, « Carve the mark » (Grave la marque) fait directement référence à la pratique Shotet de graver dans sa peau toute mort dont on se sent responsable afin de rendre hommage au défunt, de laisser une trace de sa mort (et donc de sa vie) quelque part. En français, « Marquer les ombres », ça ne veut rien dire… Cela fait-il référence aux marques Shotet ou aux ombres de Cyra ?

Il me semble que le plus dur avec ce roman est de passer les premiers chapitres, notamment ceux qui présentent l’enfance d’Akos, qui, comme je le disais plus haut, m’ont paru confus. Il est vrai que présenter cet univers si particulier est un exercice difficile et Veronica Roth ne s’en sort pas sans dommages. Les premières pages sont longues, tant le lecteur est noyé sous des noms et des pratiques qu’il ne connait pas… Sincèrement, j’ai commencé à apprécier ma lecture avec Cyra, dont la personnalité vaut le détour : persuadée d’être un monstre, souffrant sans relâche, elle est aux ordres de son frère, jusqu’à ce qu’elle comprenne qu’elle vaut mieux que ça, grâce au regard qu’Akos pose sur elle.

Si j’ai trouvé intéressant que leurs dons-flux se complètent si bien, les destinées m’ont parues confuses et surtout je ne m’attendais pas à ce que tout le monde présente un don-flux, alors que le résumé nous le vend comme une particularité. Pour moi, un don est quelque chose d’unique et de ce fait, chacun en possède un différent mais je pensais que tous n’en étaient pas pourvus. Du coup, il m’a semblé que les notions de don, de destinée, d’élus se mélangeaient dans un concept un peu trop brouillon.

Globalement, si j’ai aimé l’enchainement des actions, j’ai eu du mal à comprendre où on voulait m’emmener… Le but du roman n’est pas très clair, tout comme les motivations des personnages.

Pourtant, malgré ces défauts, les pages se tournent relativement bien et j’ai eu envie de connaître la suite, ce qui est assez surprenant quand on y réfléchit ! Je lirai donc la suite avec plaisir.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ? Exploreras-tu Thuvhé ?

Dis-le moi en commentaire.