divergente t1

Divergente Tome 1 de Veronica Roth

435 pages

Editions: Nathan

Paru le 8 novembre 2012 et dans une nouvelle édition le 20 mars 2014

Aperçu : Dans le Chicago dystopique de Béatrice, la société est divisée en cinq factions, chacune dédiée à la culture d'une vertu : les Sincères, les Altruistes, les Audacieux, les Fraternels, et les Erudits. Sur un jour désigné de chaque année, tous les adolescents âgés de seize ans doivent choisir la faction à laquelle ils consacreront le reste de leur vie. Pour Béatrice, la décision est entre rester avec sa famille et être qui elle est, les deux sont incompatibles. Alors, elle fait un choix qui surprend tout le monde, y compris elle-même.
Mais Tris a aussi un secret, celui qu'elle a caché à tout le monde parce qu'elle a été averti qu'il peut signifier la mort. Et comme elle découvre un conflit croissant qui menace de percer cette société en apparence parfaite, elle apprend aussi que son secret pourrait l'aider à sauver ceux qu'elle aime. . . ou pourrait la détruire.

Mon commentaire général : vite, la suite !

Ma note: 9/10

Mon avis (sans spoiler) :

J’ai adoré ! Cette série est souvent comparée à Hunger Games mais n’a en fait rien à voir. Si ce n’est un point : si tu as aimé Hunger Games, tu devrais aimer Divergente.

En effet, le schéma est assez semblable dans le sens où l’histoire est racontée du point de vue d’une jeune fille, Beatrice, âgée de 16 ans, qui vit dans un monde post-apocalyptique. La comparaison s’arrête là si tu ne veux pas que je te dévoile l’histoire.

Le style est vif, les phrases sont courtes, le rythme est soutenu. Le livre est écrit au présent, je me suis vraiment sentie plongée dans l’action. Toutes les pensées de la jeune fille sont bien décrites et ce qui est génial, c’est que issue de la faction « pauvre » (les Altruistes, qui renoncent volontairement au confort pour mieux se consacrer aux autres), Beatrice n’a jamais eu le droit de poser des questions ni l’accès à l’information. Elle a donc un œil complètement neuf sur les évènements et j’ai eu le bonheur de découvrir le fonctionnement de sa communauté en même temps qu’elle.

Autre point positif : les personnages secondaires sont bien étoffés, ils ont tous une utilité qui se dévoile au fur et à mesure de l’intrigue. Même si le lecteur est amené à avoir les mêmes sentiments que l’héroïne puisque c’est elle qui raconte. Peu importe. Beatrice est un personnage fort, au caractère exactement opposé à son apparence physique fragile. Une héroïne comme j’aime et à qui je n’ai pas eu envie de mettre des claques (juste de la secouer un peu à quelques moments mais j’y reviendrai si tu lis la partie non-censurée).

Je reste tout de même perplexe sur certains éléments facilitateurs de l’histoire mais cela ne nuit pas au bon déroulement du récit et surtout, il est nécessaire de souligner que Veronica Roth, l’auteur, était âgée de 22 ans à peine quand elle a écrit ce premier tome. Je pense pouvoir lui pardonner ces raccourcis un peu trop évidents.

Si tu aimes la romance, il y en a. Même si franchement, je me suis demandée si Beatrice/Tris ne le faisait pas exprès parfois tellement elle est naïve.

Si tu aimes la violence, il y en a aussi. Des gens qui se cognent dessus, des assassinats, des exécutions, du sang, des contusions. Tu auras ton compte.

Pour résumer : j’achète, comme dirait l’autre ! Mais je me dois de te signaler un fait important. Une fois commencé, je n’ai pas pu le reposer. Alors évite de commencer ce bouquin avant de partir au boulot ou si tu as un train à prendre...

Comme toujours, je tiens à signaler que cela n’engage que moi et je t’invite, Ami Lecteur, à te faire ta propre opinion et de revenir me dire ce que tu en as pensé en laissant un commentaire.

Passons maintenant à mon commentaire complet sans spoiler.

T’es toujours là ?

On est parti alors...

 

Mes commentaires non-censurés (adieu les spoilers !) :

Je te l’ai déjà dit plus tôt, j’ai adoré ! Mais j’ai quand même quelques commentaires.

Parlons tout d’abord de l’initiation et des personnages.

Je suis immédiatement rentrée dans l’histoire de Beatrice, jeune fille « godiche », « pas jolie ». Je ne sais pas toi, Ami Lecteur, mais je me suis d’ailleurs demandé comment cette catastrophe ambulante arrive à une coordination parfaite pour sauter d’un train en marche ou viser au pistolet sans tuer quelqu’un... Tu me diras... Bref.

Personnellement, il semblait assez évident que Beatrice allait choisir les Audacieux. La phrase « Ce son, c’est celui des Audacieux qui m’appellent » est assez parlante.

Suit la cérémonie du choix. Évidemment, les caractéristiques de chaque faction sont un peu exagérées. Les Audacieux courent dans les escaliers alors que les Altruistes montent gentiment les vingt étages à pied pour ne pas occuper l’ascenseur. Si les Altruistes montent toujours vingt étages à pied et cèdent leur place dans le bus, je me suis demandé pourquoi Beatrice, alors devenue Tris, est décrite par Quatre comme « pas très musclée »...

Sinon, quelqu’un pourrait m’expliquer à quoi servent les trains qui parcourent la ville, à part transporter des hordes d’Audacieux ? Ils ont toujours l’air vide, pas de marchandises à l’intérieur... Donc si c’est juste pour faire du transport de passagers, peut-être qu’ils pourraient faire des gares et monter dans un train à l’arrêt comme tout le monde, non ?

J’ai purement et simplement adoré l’enceinte des Audacieux, la Fosse, le Gouffre... L’entrée de secours par le saut dans le vide était bien trouvée, leurs hobbies sont hilarants (je pense à la tyrolienne à trois cent mètres de haut, à la beuverie à côté du Gouffre, au défi Uriah/Marlene avec le pistolet et la brioche...). Je les ai ressenti comme une grande famille et ça m’a déchiré de les voir s’entretuer à la fin du bouquin.

L’entrainement des novices Audacieux est incroyable. Je n’avais pas bien compris quel était le but de l’étape n°2 jusqu’à ce qu’arrive l’étape n°3. Mais un petit détail me chiffonne : Tris était sixième à la fin de la première étape mais réussit à terminer première des deux dernières étapes. Or je rappelle que Quatre leur dit qu’il est très difficile de remonter au classement  si on est mal classé à l’issue de la première étape. Les performances de Tris doivent donc être exceptionnelles. Mais dans ce cas, pourquoi n’a-t-elle pas été découverte avant ? Jeanine n’a des doutes sur sa divergence que parce qu’il y a eu des irrégularités dans ses tests. Pas très logique...

La vraie identité de Quatre était pour moi assez évidente. Suite au Jour des Visites, il était clair comme de l’eau de roche que Quatre était un ancien Altruiste. Et on nous dit au début du bouquin que deux ans auparavant, le fils de Marcus, Tobias, a été transféré chez les Audacieux. Je te laisse faire les maths, Ami Lecteur, mais je n’ai pas du tout été surprise. Sans surprise encore, on apprend que Quatre est divergent. Pour en savoir autant sur le sujet, il en était forcément un.

Il est temps d’aborder le sujet de la guerre contre les Altruistes.  

La transition a été trop abrupte pour moi. Les novices deviennent membres, c’est la fête et puis la guerre commence. J’aurais aimé voir au moins sur quelques jours ce qu’était la vie des membres au travers des expériences de Tris, de Christina, Will...  C’est dommage.

J’aurais également aimé comprendre comment marchait la simulation sur les non-divergents et sur Tobias. Que voyaient-ils ? J’ai rapidement assimilé que le devenir des Audacieux encore vivants ne sera pas abordée dans ce tome et ça me va. Je regrette la mort de Will. Tris n’a pas eu le cran de tirer une balle dans la tête d’Éric, mais elle ne flanche pas lorsqu’il faut tuer Will... Mouais... Je m’interroge...

La rencontre de Tris et Tobias avec Jeanine est un peu caricaturale (les vergetures, la robe mal ajustée). Bof pour le leader des Erudits. Elle aurait été beaucoup plus redoutable sans défauts physiques aussi grossiers.

Je n’ai pas compris pourquoi les Erudits tentent de noyer Tris comme dans sa simulation (ils avaient d’ailleurs le caisson tout bien comme il faut à leur disposition, c’est pratique) alors qu’il suffisait de lui coller une balle dans la tête pour régler définitivement le problème. Certainement pour laisser le temps à la mère de Tris (ancienne Audacieuse et Divergente, là encore parfaitement évident après le Jour des Visites) de venir la sauver. Un peu facile...

J’ai adoré la scène de combat entre Tobias et Tris pour détruire la simulation. C’était émouvant, j’y ai cru. C’est mon côté fleur bleue qui ressort, excuse-moi.

Le petit groupe constitué de Tris, Tobias, Caleb, Peter et Marcus (mais pourquoi s’embarrassent-ils de ces deux-là ?) se dirigent ensuite vers  le siège des Fraternels. Dans le train, Tris se demande où s’arrête le train. Elle devrait pourtant le savoir : Quatre y a emmené tous les novices Transfert et elle y a discuté avec Robert. Mais bon, c’était peu après que Peter lui ait collé une bonne raclée, elle n’avait peut-être pas les idées très claires...

Je passerai vite sur la traitrise d’Éric qui était visible à cent kilomètres. Je n’ai pas compris pourquoi c’est lui qui menait l’équipe adverse à Quatre pour le jeu du paintball. Il aurait été plus logique que ce soit Lauren, l’instructrice des Natifs. J’en ai déduit que c’était un règlement de compte entre eux-deux.

Puisque nous parlons de Quatre, il est temps d’aborder la romance de l’histoire.

Il était évident que Quatre/Tobias a eu un coup de foudre monstrueux pour Tris depuis le moment où elle a atterri sur le filet. Est-elle aveugle ? Naïve, je veux bien mais à ce point-là, ça devient maladif ! Pourtant, le reste du temps, elle parait être une fille plutôt intelligente. La façon qu’il a de la regarder, qu’il a de la toucher/frôler à n’importe quelle occasion, quand il quitte la salle d’entrainement alors qu’elle se fait massacrer par Peter (et qu’elle croit qu’il s’en va parce que le combat n’est pas intéressant !)... Je ne vais pas tout énumérer, tu as compris l’idée, je pense.  

J’aurais eu envie de la prendre par les épaules et de la secouer un peu pour lui remettre les yeux en face des trous, bon sang ! J’ai hoché vigoureusement la tête devant mon bouquin quand Quatre lui dit : « Je me demande quand tu vas enfin te décider à piger ! ». Oui quand ? Ben, pas avant la page 300... C’était loooong...

Le fait qu’ils viennent tous les deux de chez les Altruistes est très pratique pour justifier leur chasteté. Quand on a grandi dans une faction où se tenir la main est quasiment un gage de mariage, on ne couche pas le premier soir...

Le livre s’achève sur une merveilleuse déclaration d’amour... A sens unique. Et là, j’ai eu l’impression de revoir Katniss Everdeen qui ne sait jamais dire « je t’aime » que quand il est déjà trop tard... Tris, réveille-toi !

« Je ne suis plus Tris la dévouée, ni Tris la courageuse. A partir de maintenant, il va sans doute falloir que je devienne plus que cela. »

Mon souhait à moi : qu’elle devienne Tris la réfléchie, Tris l’amoureuse, Tris l’hédoniste ou Tris la confiante. Un de ceux-là ça m’irait...

 

Et toi, Ami Lecteur, qu'en as-tu pensé?