Ami Lecteur, il s’agit ici de la chronique sur le deuxième tome de la saga « Quatre filles et un jean ». Si tu n’as pas lu le premier tome, ça va forcément spoiler pour toi. Je te redirige donc vers le billet du premier tome au besoin.

4 filles et un jean 2Quatre filles et un jean : le deuxième été de Ann Brashares

Editions: Gallimard Jeunesse

480 pages

Paru le 14 mai 2005

Aperçu : Au cours de ce deuxième été, les filles se réunissent de nouveau chez Gilda avant leur séparation. A la base, Bridget et Lena devaient chercher un petit boulot toutes les deux, mais Bridget, qui traverse une crise existentielle, décide de se rendre en Alabama pour voir sa grand-mère qu'elle n'a pas vue depuis sa toute petite enfance. Lena reste donc à Bethesda et elle travaille chez Basia, une boutique de mode. Carmen reste elle aussi à Bethesda, s'occupe en faisant du baby-sitting régulièrement et en gâchant la vie de sa mère. Tibby s'en va en Virginie, faire un stage d'études cinématographiques pour les deux mois d'été. Lena, quant a elle, son coeur est resté en Grèce.

 

 

 

Mon commentaire général : J’ai ri, j’ai pleuré, j’ai re-ri, j’ai re-pleuré…

Ma note: 8.5/10

Les citations qui résument tout : «La voix du sang parle peut-être plus fort que les autres mais rien ne vaut celle de l’amitié », «Il y a des jours où l’on se sent mal et où l’on a envie d’aller mieux, et d’autres où l’on se sent mal et où l’on ne peut rien faire d’autre que d’aller encore plus mal. », « Il vaut mieux un cœur gonflé qu’un cœur ratatiné. »   

Mon avis (sans spoiler) :

J’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir les quatre filles de septembre pour de nouvelles aventures estivales. Et encore une fois, j’ai eu beaucoup de mal à lâcher le livre une fois commencé…

Pourtant ce tome est moins frivole que le précédent. Les quatre filles sont maintenant confrontées à des situations un peu plus dramatiques que se trouver un petit ami. Mais comme pour le premier tome, ça reste drôle et même si les leçons de vie ne sont jamais loin, il n’y a jamais de côté moralisateur. On se contente d’assister à la scène et on se demande : « qu’est-ce qu’elle aurait pu faire pour éviter ça ? ».

En bonne âme sensible que je suis, j’ai versé ma larmichette plus d’une fois et j’ai parfois adoré détester certaines protagonistes. J’aurais bien aimé distribuer quelques claques mais je suppose que certains comportements puérils vont avec l’âge des personnages, même si certaines sont déjà lus mûres que d’autres.

L’écriture est toujours fluide, même si le procédé narratif prologue/épilogue à la première personne et le reste du récit à la troisième personne ne me plait pas plus qu’au premier tome. J’ai cependant adoré les citations de début de chapitre et les lettres que s’échangent les filles.

C’est encore un très bon livre que je recommande et soyons fous, j’accorde même un deuxième coup de cœur :

coeur scintillant

 

Mes commentaires non censurés :

A part le jean, les filles partagent un autre point commun : d’une façon ou d’une autre, elles sont toutes confrontées au deuil. « Comment ça ? » dis-tu. Je m’explique.

  • Carmen : déjà dans le premier tome, elle avait dû renoncer à sa relation exclusive avec son père. Ici, Carmen doit faire un trait sur sa relation fifille – maman avec sa mère. Et c’est d’ailleurs ça qui l’ennuie. Elle a peur de ne plus être la petite fille chérie de personne et c’est pourquoi elle multiplie les caprices (ce qui n’est pas l’attitude la plus réfléchie du monde, mais bon passons, après tout elle n’a que seize ans). Je n’ai pas trop aimé Carmen. C’est pour moi la moins mature des quatre filles.
  • Tibby : ici la nature de son deuil est plus évidente. C’est bien évidemment le manque de Bailey (et de Mimi) qu’elle doit regarder en face, elle qui a eu peur de l’affronter pendant un an. Car ça serait admettre la tristesse qu’elle ressent. Son attitude envers sa mère peut paraitre détestable mais c’est une réaction de défense, se moquer pour ne pas devoir prendre les choses au sérieux et ne pas produire le film-hommage qui la conduira pourtant sur le chemin de la guérison. J’ai évidemment versé ma petite larme à la lecture de ce passage et j’ai trouvé Tibby très touchante.
  • Lena : dans ce tome elle n’est pas épargnée puisqu’elle vit trois deuils consécutifs : sa première rupture avec Kostos, la perte de son Bapi auquel elle s’était beaucoup identifiée et sa rupture définitive avec Kostos. J’ai été sincèrement émue par leur histoire que j’ai vraiment trouvée touchante. Ils sont si bien assortis, leur amour semble tellement sincère que j’ai eu mal pour eux. J’espère de tout mon cœur qu’ils trouveront un moyen d’être ensemble dans les prochains tomes. Je n’ai par contre pas du tout aimé le « coup de foudre » Paul/Lena, qui m’a paru absurde et comme placé là pour faire passer la pilule. Lena est l’héroïne que je préfère, peut-être parce que je suis d’une nature assez réservée comme elle et que je peux comprendre certaines de ses réactions.
  • Bridget : c’est celle qui a mon avis a le plus grandi pendant ces vacances. L’été précédent, Bridget avait connu un amour passionné qui l’a complètement bouleversée. Elle commence le livre comme l’ombre d’elle-même, le fantôme de sa mère (ce côté dépressif) qui rôde autour d’elle. J’ai été navrée de la retrouver comme ça. Bridget était un soleil dans le tome 1 et ça m’a fait de la peine de constater un si grand bouleversement. On a envie de la prendre dans ses bras et de lui dire que ça va aller. Pourtant, grâce à l’aide de sa grand-mère et de Billy, Bridget arrive à prendre le dessus et à se rendre compte qu’elle n’est pas comme sa mère. Elle n’est pas vouée à la même maladie mentale. Et c’est de ses idées noires dont elle fait le deuil, pour reprendre sa place, la tête haute. Bravo Bridget !

 

Le tome 3 a bien évidemment déjà rejoint ma Pile à Lire.

A suivre…

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ? Dis-le-moi en commentaire.