Ami Lecteur, il s’agit ici de la chronique du tome 2 de la série Delirium. Par conséquent, si tu n’as pas lu le tome 1, ça va forcément te gâcher la surprise et donc je te redirige vers sa chronique, qui est .

delirium tome 2Delirium (livre 2) : Pandemonium de Lauren Oliver

Editions: Hachette collection Black Moon

375 pages

Paru le 29 février 2012

Aperçu : Lena vit dans un monde où le gouvernement impose aux jeunes de 18 ans une opération pour les immuniser contre l’amour. A la veille de son opération, Lena découvre ce sentiment interdit avec Alex et ensemble ils décident de s’enfuir. Mais seule Lena y parvient. Après s’être échappée de Portland dans le Maine, Lena rejoint une communauté d’Invalides - les résistants au système - réfugiée dans la Nature. Là-bas, elle se transforme en guerrière de la résistance. Un futur sans Alex semble d’abord inimaginable, mais Lena va de l’avant. Elle combat pour lui et pour un monde où l’amour ne serait plus considéré comme une maladie. Entraînée dans un mélange explosif de révolution et de contre-insurrection, Lena doit lutter pour survivre et croire encore que l’amour est possible, et plus encore : souhaitable...

 

 

Mon commentaire général : j’aime toujours maisje crois que j’entre dans la phase de « désillusion »...

Ma note: 8/10

La citation qui résume tout : « La Lena d’autrefois est morte, elle aussi. Je l’ai enterrée. Je l’ai abandonné derrière une clôture, derrière un mur de flammes et de fumée. »

Mon avis (sans spoiler) :

Ce deuxième tome des aventures de Lena entraine le lecteur dans un monde très différent du premier. Si le Livre 1 était centré sur Lena et sa découverte de l’amour, le Livre 2 présente la vie des invalides dans la Nature mais aussi la Résistance. Dans un sens, c’est très bien mais on ne sait finalement pas grand-chose de ce mouvement, et c’est dommage. Par contre, l’action s’enchaine sans répit, dans une succession de combats, courses contre la mort, sauvetages, action coup de poing... Le livre se déroule tambour battant, sans temps mort.

Pourtant le style de Lauren Olivier continue à faire des miracles. Les descriptions sont toujours aussi imagées, les personnages bien travaillés, les sentiments bien amenés. Les pages se tournent et on arrive à la fin avant d’avoir compris qu’on atteint la dernière page. Il y a cependant une tournure littéraire que j’ai trouvée plutôt perturbante : l’action est racontée de façon non-chronologique, mêlant des passages d’ « Avant » (soit 6 mois avant le moment présent) et de « Maintenant », et du coup, cela cassait un peu le suspens. Typiquement, un personnage est censé avoir disparu « Avant » mais comme il apparait dans les scènes de  « Maintenant », on se doute qu’il a survécu...

A part ça, j’ai quand même un petit sentiment de déception. Pas très grand parce que j’ai adoré ce livre (lu en moins de 24h, je crois que ça veut tout dire...) mais suffisant pour ne pas attribuer un coup de cœur. J’ai trouvé Lena inconstante. Elle reste une battante dans l’âme, et c’est une facette de sa personnalité que j’apprécie, mais elle n’est rien d’autre qu’une midinette : mettez-là devant un beau garçon et elle serait prête à tout... Je trouve ça dommage et je sens se profiler un triangle amoureux et je HAIS les triangles amoureux...

Malgré tout, le livre se termine à nouveau à un moment crucial qui donne immédiatement envie de se précipiter sur le tome 3, ce que je vais faire dès maintenant !

 

 

Mes commentaires non censurés :

Je vais revenir sur un point crucial : Julian.

Rappelons-nous bien. Julian, président de l’APSAD version Vulnérables, prêt à subir le Protocole au péril de sa vie, et Lena sont enfermés dans une cellule pendant plusieurs jours, combien exactement, on ne le sait pas, à mon avis grand maximum une semaine. Pourtant, ils en ressortent amoureux fous, alors que Lena porte toujours le deuil d’Alex. Je sais qu’il parait que les conditions de détention tissent des liens humains très forts (on peut prendre en exemple les candidats de Secret Story qui se jurent fidélité et amour éternel au bout de deux jours d’enfermement) mais j’ai trouvé ça un peu « gros ». Bon, tu vas me dire que c’est parce que je n’aime pas Julian... C’est pas faux. Malgré tout ce qu’il a subi (ou à cause de justement, mais je vais m’expliquer dans un instant), je n’ai pas réussi à m’attacher à ce personnage. Il est pourtant la victime désignée des coups du sort  (la tumeur, le père violent, le frère mort dans des conditions tragiques...) et il serait logique de le prendre en pitié, de le trouver touchant. Eh bien moi je n’aime pas qu’on me désigne quelqu’un aussi directement en me soufflant : « regarde celui-là, il faut l’aimer, il est gentil et il a eu beaucoup de malheurs dans sa vie. ».

Moi j’aimais Alex, que je trouvais beaucoup plus touchant et vrai.

Parlons justement d’Alex. N’as-tu pas deviné comme moi que l’échappé des Cryptes de Portland était Alex ? Il n’y a bien que Lena, les yeux embués d’amour tout neuf, qui n’a pas compris immédiatement...

Ça promet pour la suite en tout cas. La froideur d’Alex est un aspect intéressant à explorer, mais pitié, pas de triangles amoureux ! (J’ai peur que ma prière ne soit pas exaucée, qu’en penses-tu ?)

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ? Dis-le-moi en commentaire.