sorcery of thornsSorcery of thorns de Margaret Rogerson

Editions : Bragelonne collection Big Bang

570 pages

Paru le 16 Septembre 2020

Aperçu : Tous les sorciers sont maléfiques. Elisabeth, élevée au milieu des dangereux grimoires magiques d'une des Grandes Bibliothèques d'Austermeer, le sait depuis son plus jeune âge. D'ailleurs, peu de temps après le passage à la bibliothèque du sorcier Nathaniel Thorn, un des ouvrages se transforme en monstre de cuir et d'encre, semant mort et destruction. Et c'est Elisabeth qui se retrouve accusée de l'avoir libéré. Forcée de comparaître devant la justice à la capitale, elle se retrouve prise au cœur d'une conspiration vieille de plusieurs siècles.

Bien malgré elle, elle n'a d'autre choix que de se tourner vers son ennemi Nathaniel, et son mystérieux serviteur, Silas.

Car ce ne sont pas seulement les Grandes Bibliothèques qui sont en danger, mais le monde entier... et face à ce terrible complot, Elisabeth va devoir remettre en question tout ce qu'elle croyait jusqu'ici, y compris sur elle-même.

Mon commentaire général : Un roman pour les rats de bibliothèque !

Ma note : 10/10

La citation qui résume tout : « Tu es vraiment une enfant de la bibliothèque. » (p.305)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Ce roman me faisait de l’œil depuis sa sortie et pour une fois, je n’ai pas attendu 2 ans pour le lire ! En vérité, je suis bien contente de ne pas avoir repoussé sa lecture car je serai passée à côté d’une pépite. J’ai tout simplement adoré Sorcery of thorns.

Le roman se déroule dans le pays imaginaire d’Austermeer, dans lequel la magie est l’apanage des sorciers et où les grimoires sont stockés dans plusieurs Grandes Bibliothèques réparties en périphérie du pays. Elisabeth est une apprentie bibliothécaire. Abandonnée sur les marches de la Bibliothèque d’Estive quand elle était toute petite, elle a grandi au milieu des grimoires et ne rêve que de devenir gardienne. Elle craint les sorciers, notamment le magister Nathaniel Thorn avec qui elle a eu un petit incident de rien du tout la dernière fois qu’il s’est rendu à la Bibliothèque pour consulter un grimoire. Mais lorsqu’Elisabeth est obligée de se défendre face à un Maléfict (un grimoire rendu monstrueux par l’usage de magie) et convoquée au Magisterium, c’est justement le magister Thorn qui vient la chercher pour l’escorter à la capitale. De là à penser qu’il y est pour quelque chose, et que son mystérieux serviteur aussi, il n’y a qu’un pas qu’Elisabeth est bien décidée à franchir, sauf s’ils doivent collaborer pour sauver le monde

Dès les premières pages, j’ai été embarquée dans ce roman. Aussi bien l’univers que l’usage de la magie sont bien construits et originaux. Si l’intrigue n’a rien de nouveau en soi, elle est portée par des personnages extrêmement attachants, avec qui on souffre et ressent de fortes émotions.

La plume est agréable si bien que les pages se tournent toutes seules et qu’on ne voit pas les heures passer. C’est une lecture presque addictive et il ne m’a fallu que 3 soirées pour venir à bout de ces 500 pages d’action et d’émotions.

La bonne nouvelle pour ceux qui détestent les longues séries, c’est qu’il s’agit ici d’un tome unique, même si j’aurais adoré poursuivre mon aventure en compagnie d’Elisabeth, Nathaniel et Silas !

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Cette façon de rendre les grimoires vivants, d’entendre leur voix, de leur attribuer une personnalité, c’est ce qu’on ressent en tant que bookaddict. On s’attache à ces assemblements de papier, on les chérit ou les déteste. Ils nous font ressentir des sentiments.

Il n’est donc pas difficile de s’attacher à Elisabeth, même si elle est parfois affreusement naïve. En même temps, elle n’a connu que l’environnement privilégié de la Bibliothèque dont elle n’est jamais sortie, à l’inverse des autres apprentis. Ainsi, en tant que lecteur, on saisit l’ironie de Nathaniel, la nature démoniaque de Silas ou la duperie d’Ashcroft avant la jeune fille. C’est agaçant, mais il aurait justement été moins crédible de lui faire tout comprendre au premier regard.

Par contre, j’ai été déçue que Nathaniel ne reconnaisse pas le dessin du pentacle dans les attaques des Bibliothèques. Après tout, il est magister et a déjà pratiqué le rituel d’invocation.

J’ai aussi apprécié qu’Ashcroft ne soit finalement pas si manichéen qu’on pouvait le laisser penser. Convoquer le plus puissant des démons ? C’est horrible. Mais pas si on pense le faire pour changer le monde, sans voir la dangerosité de l’acte. Toutefois, je n’ai pas perçu pourquoi il a fallu tant de générations pour parvenir à exécuter le rituel. Quel a été le déclencheur ? Le fait de mettre la main sur le Codex ? Mais il en existait une copie dans une Bibliothèque…

Finalement, je suis déçue que Sorcery of thorns ne soit pas a minima une duologie, tant j’aurais aimé en savoir plus sur cet univers. Il y avait tellement à développer !

Et puis, cette fin est si frustrante ! Silas est un personnage si décalé et attachant que j’aurais adoré le voir revenir.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ? Aimerais-tu converser avec un grimoire ?

Dis-le moi en commentaire.

 

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