sidhe T1Sidhe, tome 1 : La diseuse d’ombres de Sandy Williams

Editions : Milady

476 pages

Paru le 1er février 2013

Aperçu : McKenzie Lewis est différente : non seulement elle voit les faes mais, elle a le pouvoir de retrouver leur trace lorsqu’ils se téléportent. Capacité inestimable pour le roi des faes qui tente d’arrêter les rebelles sanguinaires. Mais lorsque Mac est enlevée par ces derniers, elle se retrouve confrontée à un dilemme : placer sa confiance en Kyol, le maître d’armes du roi qu’elle aime en secret depuis dix ans, ou en Aren, le meneur des rebelles qui tente de lui montrer le véritable visage de la cour…

 

Mon commentaire général : L’univers est top, le triangle amoureux beaucoup moins…

Ma note : 6/10

La citation qui résume tout : « Ce n’est pas parce que tu ne sais pas que tu es une prisonnière que tu n’en es pas une. » (p.99)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

J’adore les faes, la bit-lit, les magies originales, les heroïnes badass. A la lecture de l’aperçu du premier tome de la trilogie Sidhe, j’étais donc conquise.

Sauf que je déteste les personnages cruches et les triangles amoureux… Et là, rien ne va plus…

La diseuse d’ombres met en scène McKenzie, toujours étudiante car elle a loupé ses examens un nombre incalculable de fois, la faute aux faes qui ont toujours besoin d’elle au pire moment. Ce n’est même pas une fausse excuse : la jeune femme travaille pour le roi des faes depuis 10 ans, pour lequel elle lit les ombres, talent précieux dans la guerre qui oppose les partisans du roi aux rebelles qui veulent le renverser. Pourtant McKenzie est tiraillée : elle aspire à une vie normale mais est irrémédiablement amoureuse du maître d’armes du roi, Kyol, alors que les relations entre faes et humains sont interdites. Quand les rebelles la kidnappent, McKenzie est forcée de remettre sa loyauté en question : et si la guerre n’était pas aussi manichéenne qu’elle le pensait ?

Dès les premières pages, je me suis sentie happée par le récit. C’est bien écrit, rythmé et l’univers des faes est prenant. L’autrice introduit aussi une magie novatrice avec la lecture des ombres, bienvenue pour renouveler le genre. J’ai aimé McKenzie, battante et déterminée, du moins au début.

Puis, on finit part tourner en rond, avec des rebondissements qui n’en sont plus vraiment tant on pouvait s’y attendre, et surtout la mise en place d’un insupportable triangle amoureux. McKenzie aimait Kyol depuis 10 ans, mais quand même son ravisseur, Aren, est plutôt séduisant, non ? Kyol ou Aren ? Aren ou Kyol ? C’est à s’arracher les cheveux…

Ce qui est dommage, c’est que l’intrigue, même si elle n’est pas originale, est intéressante avec des complots et des manœuvres politiques mais se retrouve noyée sous les questionnements amoureux de l’héroïne qui refuse de se rendre à l’évidence alors que tous ses actes parlent pour elle. Bref, c’est très agaçant.

En résumé, La diseuse d’ombres présente un univers attractif, mais pas assez développé, au profit d’un triangle amoureux qui n’a aucun intérêt. Je ne suis vraiment pas certaine de lire la suite. Ceci dit, mon avis semble assez marginal puisque beaucoup de personnes ont aimé, donc si ce livre t’intéresse, je t’invite à te faire ton propre avis.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

J’ai refermé le roman avec un sentiment de gâchis. Avec cet univers génial, des personnages secondaires mordants, de quoi lancer des intrigues de cour passionnantes, l’autrice n’a rien trouvé de mieux que de miser sur un triangle amoureux qui sort de nulle part.

Sincèrement, je n’y ai pas vraiment cru.

Si McKenzie aimait vraiment Kyol depuis 10 ans, aurait-elle pu succomber aussi vite à Aren qui l’a kidnappée ? Pour moi, cela ressemble plutôt à du désir, ce qui ne suffit pas à justifier qu’on plaque tout ce à quoi on a toujours cru en un claquement de doigts.

J’aurais préféré que McKenzie se rende compte progressivement des mensonges de la Cour, une fois récupérée par Kyol.

En fait, quand j’y réfléchis, rien n’est crédible. Qu’Aren risque la rébellion tout entière pour une fille qui dit en aimer un autre (et qu’il ne peut aimer puisqu’il ne la connaît pas. Désirer, oui, aimer, non). Que Kyol montre la localisation de ses prisonniers à McKenzie alors qu’il doute de sa loyauté. Que McKenzie risque sa vie pour des gens qu’elle n’a cherché qu’à fuir pendant des semaines.

Tout va trop vite, sans raison.

On ne déconstruit pas ses croyances du jour au lendemain. L’intrigue aurait dû se dérouler sur des mois. Effectivement, c’est moins vendeur, mais plus réaliste.

Et surtout, on aurait largement pu se passer de ce triangle amoureux alors que McKenzie a visiblement fait son choix depuis le tout début (insta-love bonjour !).

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Aimes-tu les histoires de faes ?

Dis-le moi en commentaire.

 

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