holding up the universeHolding up the universe (Les mille visages de notre histoire) de Jennifer Niven

Editions : Penguin books (parution VF chez Gallimard jeunesse)

388 pages

Paru le 6 octobre 2016 (parution VF le 8 Février 2018)

Aperçu : Tout le monde croit connaître Libby Groby, pourtant, personne ne s’est jamais intéressé qu’à son obésité. Elle a longtemps vécu recluse dans sa chambre, cachant son corps et ses angoisses. Cette année, sa vie peut changer : Libby s’est inscrite au lycée.

Tout le monde croit connaître Jack Masselin : étudiant rebelle, sexy… aux réactions imprévisibles. Sous son arrogance, Jack a enfoui un secret douloureux.

Une histoire d’amour rédemptrice. Des ados justes et charismatiques et le courage de s’accepter tel que l’on est.

Mon commentaire général : touchant… mais pas assez…

Ma note : 7/10

La citation qui résume tout : « J’ai toujours voulu vivre une vie normale, d’aussi loin que je me souvienne. » (p.74) [traduction personnelle]

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Après le tourbillon Tous nos jours parfaits, je me suis attaquée à un autre roman de Jennifer Niven. Encore une fois, l’autrice ne choisit pas la facilité, bien au contraire, car elle aborde dans ce roman deux sujets graves qui tournent autour d’une même problématique : l’image que l’on renvoie au monde.

Libby est grosse. Elle l’a toujours été. Elle a même vécu une phase d’obésité morbide où il a fallu que les pompiers viennent la désincarcérer de sa maison pour la conduire à l’hôpital. Après avoir été recluse dans sa chambre pendant si longtemps, elle rejoint enfin le lycée. Mais arrivera-t-elle à trouver sa place et à s’accepter ?

Quant à Jack, c’est l’inverse. Il renvoie une image de dur à cuire. Ses cheveux afro forment une crinière de lion autour de son visage. Il est populaire. Il connaît tout le monde. Et si cela cachait une réalité bien plus dramatique ?

Par deux biais différents, Jennifer Niven dénonce le culte de l’apparence de notre société. Grossophobie, désir d’exister, carapace publique sont pointés du doigt. L’autrice nous fait délicatement entrer dans le quotidien de ces jeunes qui doivent porter un masque en public pour ne pas monter leur véritable identité. Et c’est assez révélateur. En tant que lecteur, ça fait réfléchir à ces biais qu’on adopte en public pour « rentrer dans le moule ».

Si j’ai adoré les sujets traités, j’ai trouvé le temps long. En fait, l’intrigue est assez plate et le livre se traîne en longueur. Je m’attendais également à prendre une vague d’émotions qui n’est jamais arrivée. De même que la romance m’a parue sortie de nulle part.

Donc j’ai aimé, mais je me suis quand même ennuyée.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

L’évolution des personnages est intéressante.

D’une part, Libby n’a besoin de personne pour se révéler, et surtout pas de Jack. Elle ose, elle se met (littéralement) à nu, elle embrasse sa passion pour la danse. Elle ne maigrit pas pour faire plaisir aux gens. Elle reste elle-même. Mieux : elle montre qui elle est et les gens l’apprécient pour ça.

De son côté, Jack consent à admettre qu’il souffre de prosopagnosie (que j’ai découvert avec ce roman), il se fait tester et finit par en parler. Je ne peux qu’imaginer sa souffrance de vivre seul au milieu des autres, sans jamais avoir le courage d’en parler, pas même à sa famille. Il finit par reconnaître que ce n’est pas une faiblesse.

Mais celui qui m’a particulièrement touchée, c’est Dusty. Pauvre petit garçon qui ne peut pas non plus être celui qu’il voudrait sans essuyer des moqueries de ses camarades. Il mériterait son propre roman.

Dommage que je n’aie pas perçu leurs sentiments au travers des pages.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Sais-tu ce qu’est la prosopagnosie ?

Dis-le moi en commentaire.

 

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