state of sorrowState of Sorrow de Melinda Salisbury

Editions : Scholastic

452 pages

Paru le 1er mars 2018

Aperçu : Douleur – car c’est tout ce qu’elle nous apporte.

Un peuple paralysé par le deuil et l’obscurité.

Une course sans merci pour le pouvoir et la victoire.

Une fille avec à la fois tout et rien à perdre…

 

Le jour, Sorrow gouverne la Cour des Larmes, à la place de son père rendu fou par le deuil qui a transformé leur pays autrefois illustre en un monument vivant à la gloire de son frère mort avant sa naissance.

La nuit, elle cherche du réconfort dans les bras du garçon qu’elle aime depuis l’enfance.

Mais un fantôme ne cesse de la hanter, et quand des ennemis anciens et nouveaux se rassemblent autour d’elle, Sorrow doit décider jusqu’où elle veut aller pour les vaincre… [traduction personnelle]

Mon commentaire général : De la bonne fantasy politique !

Ma note : 8/10

La citation qui résume tout : « C’est une chose de savoir que la tempête se prépare, mais c’en est une autre d’être prise dedans. » (p.54) [traduction personnelle]

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Après la série The Sin Eater’s Daughter (dont le tome 1 a été traduit en France sous le titre L’Héritière), Melinda Salisbury nous entraîne à nouveau dans un monde sombre et complexe, à la suite d’une jeune fille dont le destin semblait tout tracé, avant que les évènements ne s’emballent

Cette fois-ci, l’héroïne s’appelle Sorrow (= douleur ou tristesse), et si elle vit dans un palais, elle ne vit pas une vie de princesse pour autant. Fille du Chancelier de Rhannon, Sorrow est entourée d’obscurité. Alors qu’elle n’était pas encore née, son frère s’est noyé. Sa mère en est morte de chagrin en lui donnant naissance et son père s’est retranché dans le deuil. Depuis 18 ans, le pays tout entier vit dans le noir, les rideaux tirés, avec l’interdiction de s’amuser, d’exercer les arts ou même de rire. Or, ce que personne ne sait, sauf l’entourage très proche de Sorrow, c’est que son père est accro à la drogue, et que c’est la jeune fille qui règne, avec l’aide du Vice-Chancelier. Quand il devient clair pour tout le monde qu’il faut officialiser le rôle de Sorrow, des ennemis se dévoilent et mettent en péril tout ce que la jeune fille a jamais connu, révélant d’anciens complots et mensonges

On peut encore une fois saluer le talent de l’autrice pour bâtir des univers complexes, basés sur une mythologie travaillée. Les personnages sont aussi construits sur ce modèle, ce qui les rend très humains. On a ici affaire à une intrigue de cour, pleine de rebondissements, de complots et de trahisons.

Pour autant, je n’ai pas réussi à m’attacher à Sorrow, très froide et détachée. Et comme le début est assez lent, j’ai traîné cette lecture plus longtemps que ce que je pensais.

Cela reste bien écrit, et de la fantasy de haute volée, mais il m’a manqué cet aspect magique et légende que j’avais adoré dans la précédente série de l’autrice, ainsi qu’une héroïne plus « aimable ».

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

J’ai aimé ce roman, mais avec le coup de cœur magistral que j’avais eu pour The Sin Eater’s Daughter, je reste déçue par State of Sorrow.

La faute notamment à Sorrow.

Alors que Twylla, pourtant bien plus naïve (ce qui a d’habitude le don de me faire bondir) avait su conquérir mon cœur, je suis restée de marbre face à Sorrow, peut-être parce qu’elle n’exprime pas vraiment d’émotions.

Elle n’éprouve pas de sentiments pour Rasmus. Elle dit considérer Charon comme un père et Irris comme une sœur, mais cela ne se ressent pas. Elle dit aussi aimer son pays, mais je n’ai pas réussi à savoir si elle faisait tout cela pour Rhannon ou pour elle. Ses sentiments envers Mael sont confus.

Au final, je n’ai pas l’impression de connaître Sorrow, alors que j’ai passé 450 pages dans sa tête.

A force de repousser tout le monde, elle a aussi réussi à me tenir à distance. Par conséquent, je n’ai pas vraiment ressenti d’empathie à son égard. Je crois même que j’aurais préféré voir Mael gagner, pour relancer la machine.

De quoi sera faite la suite ? Sorrow va devoir trouver comment exposer Vespus, pour commencer. Puis chercher des réponses sur son passé, à moins qu’elle ne veuille pas savoir pour ne pas mettre en danger son siège de Chancellière. Va-t-elle faire la paix avec Mael ? Chercher la réponse sur ses origines à lui ?

Le problème est que je ne sais pas encore si j’ai envie de le savoir.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Aimes-tu la fantasy politique ?

Dis-le moi en commentaire.