phobiePhobie de Sarah Cohen-Scali

Editions : Gulf Stream collection Electrogène

400 pages

Paru le 9 Février 2017

Aperçu : Une odeur de moisi. Une cave. L’obscurité totale. Et la peur. La peur qui prend aux tripes. Cauchemar... ou réalité ? Anna ouvre les yeux et prend peu à peu conscience qu’elle n'est pas en train de faire le cauchemar récurrent qui la tourmente depuis son enfance, mais qu'elle est bel et bien séquestrée. Qui l'a enlevée ? Le croque-mitaine qui la terrorise depuis qu'elle a cinq ans, ou un homme de chair et d'os ? Chargé d'enquêter sur l'enlèvement de la jeune fille, le commandant Ferreira doit collaborer avec un psychiatre, le docteur Fournier. Son enquête est vite reliée à une autre, celle de la disparition du père d'Anna, onze ans auparavant. Onze années de silence et d'oubli à parcourir. Un voyage à rebours, au cœur d'une mémoire secrète.

Anticipation, horreur, thriller, conte de fée... Les genres se mêlent pour explorer toutes les facettes de l'angoisse.

Mon commentaire général : le plus effrayant, c’est la couverture…

Ma note : 5/10

La citation qui résume tout : « Je ne suis pas en train de faire mon cauchemar récurrent […]. C’est pire que cela. Il s’est réalisé. » (p.17)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Phobie m’avait attiré dès sa sortie. Ce résumé qui promet de l’horreur sur fond de contes de fées, un croque-mitaine, et cette couverture affreuse… Il me vendait de l’angoisse à foison !

Après l’avoir finalement lu, mon verdict est décevant : ce qui m’a le plus fait peur, c’est la couverture.

Pourtant, Phobie part vraiment bien. On rencontre Anna, 16 ans, qui vit des terreurs nocturnes depuis qu’elle est toute petite. C’est toujours le même sujet : le croque-mitaine vient la dévorer. D’ailleurs, elle est persuadée qu’il a déjà mangé son père, disparu lorsqu’elle avait 5 ans et dont on n’a jamais retrouvé le corps. Mais quand elle reçoit un message mystérieux l’invitant à une fête, Anna pense que son père n’est peut-être pas mort, et qu’il lui a donné rendez-vous. Quand elle se réveille dans une cave miteuse, elle réalisé qu’elle s’est trompée : c’est le croque-mitaine qui l’a retrouvée

En écrivant ce résumé du début, je me rends compte à quel point il vend du rêve du cauchemar. Seulement, tout s’effondre comme un château de cartes, à partir de la page 85. C’est très précis et ça correspond exactement au début de l’enquête de police pour retrouver Anna. A partir de là, le roman tourne à la farce. L’enquête est bâclée, les personnages sont risibles, et rien ne tient debout. La plupart des révélations se devine des kilomètres à l’avance.

Bref, c’est long et ça ne fait pas peur du tout.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Le pire quand j’attends aussi longtemps pour lire un livre, c’est que je me fais tout un monde avant même de l’avoir ouvert. Avant d’ouvrir Phobie, je tremblais déjà d’anticipation. Le croque-mitaine, la cave… Tout ça faisait que je me demandais si je n’allais pas avoir trop peur…

Imagine ma déception.

En fait, toute l’enquête, qui ne sert d’ailleurs à rien, est une grosse blague. Il est déjà surprenant qu’un commandant de la criminelle soit détaché sur une enquête de disparition de mineure, alors même que la mère n’a pas voulu signaler ladite disparition. Ensuite, la façon dont est menée l’enquête, avec les interventions incessantes du docteur Fournier, est purement extravagante. On finit ensuite par nous révéler que tout ça n’était que du flan, alors qu’en tant que lecteur, ça devait faire 50 pages qu’on avait deviné que le docteur était derrière tout ça (alors que le super commandant n’avait rien vu).

Peut-être que ça marche pour les ados qui n’ont jamais lu de polar. Pour moi, même si je ne suis pas une consommatrice acharnée de thriller, les ficelles étaient beaucoup trop grosses.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ? Aimes-tu cette couverture ?

Dis-le moi en commentaire.