la neuvième maisonAlex Stern, tome 1 : La Neuvième Maison de Leigh Bardugo

Editions : De Saxus

525 pages

Paru le 27 Août 2020

Aperçu : Alex " Galaxy " Stern a vécu une adolescence chaotique. Élevée à Los Angeles par une mère hippie, elle a abandonné l'école très jeune pour se retrouver dans un monde sombre, violent et sans avenir.

À 20 ans, elle est la seule survivante d'un horrible massacre inexpliqué, et c'est sur son lit d'hôpital qu'elle se voit offrir une seconde chance : rejoindre la prestigieuse université Yale en intégrant la maison Léthé. Cette entité, appelée La Neuvième Maison, surveille les huit sociétés secrètes de Yale ; ces dernières forment les futurs décideurs ainsi que les personnes influentes et pratiquent la magie sous différentes formes, bien souvent sinistres et dangereuses.

Alex a été choisie, car elle possède un pouvoir rare et mystérieux : elle peut voir les fantômes. Alors que son mentor a disparu, elle va devoir enquêter sur le meurtre d'une jeune fille. Ce qu'elle va découvrir va bien au-delà de l'horreur...

Mon commentaire général : Leigh Bardugo sait tout faire…

Ma note : 8/10

La citation qui résume tout : « Nous sommes les bergers. Mais qui les protégeait des loups ? » (p.460)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Les sociétés secrètes de Yale (et des grandes universités américaines en général) ont toujours fasciné. Leigh Bardugo, qui est elle-même diplômée de Yale, emmène le tout au niveau supérieur.

La Neuvième Maison est un des meilleurs thrillers fantastiques que j’ai lus. C’est le genre de roman pour lequel il est compliqué d’avoir un coup de cœur, du fait de la nature même du livre, mais c’est une histoire à laquelle je penserai longtemps.

Nous y suivons Galaxy, dite Alex, en première année à Yale. Alex n’a rien de l’étudiante normale : elle est pauvre, n’a aucun intérêt pour les études et est l’unique survivante d’un massacre dans sa ville natale de Los Angeles. Ses qualités : ne pas se laisser faire, être ingénieuse et… voir les fantômes. C’est d’ailleurs cette particularité qui l’a fait entrer à Yale, pour rejoindre directement le Léthé, appelé aussi La Neuvième Maison, dont le but est de surveiller les pratiques magiques des huit sociétés secrètes de Yale. Or, quand son mentor disparaît et qu’une fille est assassinée sur le campus, Alex se retrouve chargée d’une enquête qui va la faire passer plusieurs fois très près de la mort…

En mêlant habillement le thriller et le fantastique, en jouant avec les légendes de New Haven et le mythe des sociétés secrètes, Leigh Bardugo propose une intrigue très bien ficelée, aux multiples rebondissements. La construction peut déboussoler au départ, puisque le récit alterne les chapitres dans le passé et au présent, mais passé les 100 premières pages, je me suis vraiment prise au jeu.

Je n’ai pas vraiment réussi à m’attacher à Alex, très froide et plutôt inaccessible pour le lecteur, mais Darlington et Dawes valent vraiment le détour.

Attention aux âmes sensibles : le roman présente de nombreuses scènes gores (et c’est très bien explicité), de même que des viols. Ce n’est donc pas un livre pour tout le monde. Le classement adulte n’est vraiment pas là pour faire joli.

En tout cas, la fin appelle une suite, qui a été confirmée par l’autrice. Donc il n’y a plus qu’à attendre…

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

La Neuvième Maison est un livre poupée russe : dès qu’on croit avoir compris de quoi il s’agit, on soulève une nouvelle couche et c’est reparti pour un tour.

J’ai vraiment aimé la façon dont la conclusion est amenée. D’un « simple » trafic de drogues sur le campus, Leigh Bardugo a fait un complot à plus grande échelle pour créer un nouveau nexus… Sauf que même le doyen Sandow n’avait pas toutes les réponses.

J’ai apprécié que les motivations des personnages soient claires et sensées. Sandow agit pour l’argent, Belbalm par peur de la mort, Alex par peur (des Gris, de ce qu’elle a fait). Comme toujours avec Leigh Bardugo, les personnages ont une vraie consistance, même les secondaires.

Autre point intéressant : j’ai réussi à m’attacher réellement à Darlington, le Gentleman du Léthé, alors qu’il ne doit pas apparaître dans plus de vingt pages. En revanche, son influence se poursuit tout le long du roman. C’est là qu’on reconnaît le talent d’une excellente autrice.

Je suis d’ailleurs extrêmement impatiente de lire la suite, qui devrait normalement se centrer sur la recherche de Darlington en enfer…

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Connais-tu les sociétés secrètes ?

Dis-le moi en commentaire.