idealisIdéalis, tome 1 : À la lueur d’une étoile inconnue de Christopher Paolini

Editions : Bayard

848 pages

Paru le 14 Octobre 2020

Aperçu : Kira Navárez rêvait d’un monde nouveau.

Elle vient de réveiller un cauchemar d’une ampleur intersidérale…

Lors d’une mission de routine sur une planète inconnue, Kira découvre un organisme vivant d’origine extraterrestre. Fascinée, elle s’approche de l’étrange poussière noire. La substance s’étend sur tout son corps et commence à prendre le contrôle. Kira, en pleine transformation, va explorer les dernières limites de sa condition d’être humain.

Mais quelle est l’origine de cette entité ? Quelles sont ses intentions ?

La scientifique n’a pas le temps de répondre à ces questions : la guerre contre les aliens est déclarée, et Kira pourrait bien être le plus grand et le dernier espoir de l’humanité.

Mon commentaire général : Dans l’espace, personne ne vous entend crier… de frustration !

Ma note : 5/10

La citation qui résume tout : « La route qui mène à notre but n’est que rarement en ligne droite. Ce sont ses tours et ses détours qui rendent le voyage nettement plus amusant… » (p.240)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Je fais partie de la minorité qui n’a pas lu Eragon. Je ne connaissais donc Christopher Paolini que de nom, même si j’étais quand même très impatiente de m’attaquer à ce livre. La couverture est superbe, le résumé alléchant. Et puis j’adore les histoires d’aliens !

Idéalis est un tome unique en VO, coupé en deux parties pour son édition française, ce qui a clairement un sens. Quand on voit (et qu’on tient !) cette petite brique, il parait impossible de proposer un roman qui fait deux fois cette taille. Mon poignet vous dit merci.

Et clairement, j’aurais dû me forcer à en lire plus avant d’abandonner s’il avait été complet. Car oui, j’ai laissé tomber, au tiers, ce qui est ma règle de base (toujours laisser sa chance au roman sur son premier tiers).

Avant d’aborder les points négatifs, parlons du positif. L’auteur a construit un univers entier. Il a poussé très loin ses recherches pour proposer un récit exact d’un point de vue scientifique. Je ne possède pas de doctorat en physique ou en biochimie pour juger de la plausibilité des faits, mais ça a l’air correct. En tout cas, on y croit. J’ai aussi apprécié les notes de fin (que je suis quand même allée lire) où il raconte son processus créatif pour ce roman et les difficultés qu’il a rencontrées. Cela rend la conception du livre plus tangible pour le lecteur.

Le problème, c’est que cette abondance de mots scientifiques et de concepts obscurs pour 90 % des lecteurs contribue à la froideur du récit. C’est presque clinique. Il n’y a aucune émotion. Pourtant, l’héroïne passe par des moments très durs. On devrait compatir avec elle, mais ça ne ressort pas. En fait, Kira m’a parue presque antipathique.

Enfin, le récit est très lent. Là où d’autres romans sont sur le point de finir, Idéalis vient à peine de commencer. Pour moi qui aime les récits trépidants, ce n’est pas compatible.

Je pense sincèrement qu’Idéalis peut trouver son public. Si tu aimes les romans scientifiques, bourrés de détails, qui prennent bien le temps de se mettre en place et qui voguent sur un rythme tranquille, tu vas adorer. De même si tu apprécies passer plusieurs jours sur le même livre. Pour moi qui ne corresponds pas à ces critères, c’est une déception, mais pour toi, ça pourrait être un coup de cœur. A chaque livre, son lecteur, après tout.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

On peut écrire un roman très complet d’un point de vue scientifique sans pour autant en faire un manuel de cours de biochimie ou de physique. Le tout est d’y inclure de l’humain.

Or c’est précisément ce qui manque ici.

Rien qu’au départ, quand on fait la connaissance de Kira. Elle est amoureuse d’Alan, mais cela ne se ressent pas. Je n’ai pas senti son bonheur et son excitation pendant de la demande en mariage, qui est pourtant un grand moment dans une vie.

Elle prend tout avec le même détachement. Elle est envahie par un organisme alien, pas grave. Alan meurt devant ses yeux, pas grave non plus. On la torture, elle subit. Elle doit faire un voyage dans l’espace sans nourriture, tant pis. On entasse des gens dans une cale en leur extorquant de l’argent, c’est comme ça. Rien ne semble avoir d’importance.

Ce n’est même pas dû à l’alien, puisqu’elle était déjà comme ça avant.

Difficile dans ces conditions d’éprouver de l’empathie pour elle, et donc de s’attacher à son sort.

Par conséquent, si je ne peux me raccrocher ni à elle, ni à l’univers trop inaccessible, il ne me reste plus qu’à trouver un roman qui me convienne davantage.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ? Aimes-tu les space operas ?

Dis-le moi en commentaire.