winterwoodWinterwood de Shea Earnshaw

Editions : Rageot

400 pages

Paru le 21 Octobre 2020

Aperçu : Certains disent que les bois de Wicker Woods sont magiques. Hantés, mêmes.

Nora Walker, héritière d’une longue lignée de sorcière, sait à quoi s’en tenir : toutes les femmes de sa famille partagent un lien particulier avec la forêt. Et c’est ce lien qui met Oliver Huntsman sur sa route. Lorsque l’adolescente le retrouve, gelé, au milieu de ces arbres inquiétants, elle n’en croit pas ses yeux. Oliver, c’est le garçon du Camp de Redressement pour jeunes en difficulté qui a disparu en pleine tempête de neige voilà plusieurs semaines. Il devrait être mort. Et pourtant, il est là, vivant.

Nora le recueille chez elle et tombe amoureuse de lui. Mais elle ne peut s’empêcher de remarquer qu’en présence du jeune homme les bois réagissent étrangement et de se demander comment il a pu survivre à cette nuit de tempête qui aurait dû le tuer. Elle comprend que son nouvel ami cache un secret. Oliver, de son côté, est prêt à tout pour garder ses secrets enfouis. Car il n’est pas le seul à avoir disparu cette nuit-là.

Mon commentaire général : sorcellerie et bois maléfiques…

Ma note : 8/10

La citation qui résume tout : « Ces bois sont dangereux […]. Mais pas aussi dangereux que les hommes eux-mêmes. »

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Je n’ai pas résisté très longtemps quand j’ai découvert que les éditions Rageot publiaient un nouveau roman de Shea Earnshaw. J’avais tellement aimé The wicked deep !

L’autrice reprend ici les éléments qui fonctionnaient pour son précédent livre : sorcellerie, maléfices, prépondérance de la mort et amour impossible. Il y en a un autre dont je ne peux te parler sous peine de te spoiler un gros rebondissement.

Cette fois-ci, nous voici au bord du lac Jackjaw, au beau milieu des montagnes, cernés par la forêt. Ce petit village n’est relié à la ville que par une seule route. On dit que les bois de Wicker Wood sont maléfiques, que le lac est sans fond et que tout ce qui est perdu dans le lac réapparaît un jour dans les Wicker Woods. Le jour où une tempête de neige s’abat sur le hameau, la route et l’électricité sont coupés, et deux garçons du camp de redressement disparaissent. Deux semaines plus tard, Nora Walker, descendante d’une longue lignée de sorcières, fait sa tournée mensuelle dans les Wicker Woods et retrouve Oliver, un des garçons. Commence alors une quête impitoyable pour comprendre ce qu’il s’est passé ce soir-là…

J’ai adoré retrouver la plume de Shea Earnshaw et ses personnages. Nora est une jeune fille sensible, qui doute beaucoup et subit la méfiance des autres à cause de ses origines. Oliver est plus insaisissable, et pourtant sa vulnérabilité est marquante. Les autres sont un peu plus caricaturaux, peut-être parce qu’on ne les rencontre pas assez pour en savoir plus sur eux.

Niveau ambiance, c’est assez réussi. Il y a ces bois maléfiques, le fait que le hameau soit coupé du monde, la neige qui tombe en discontinu, et le suspense qui entoure la disparition d’Oliver et de l’autre garçon. Pourtant, l’autrice aurait pu en faire davantage, en poussant l’atmosphère vers l’horreur et le thriller. Personnellement, en sécurité de l’autre côté de mon livre, je ne me suis pas sentie très menacée.

Il y a aussi la prépondérance de la sorcellerie, via l’héritage de Nora. L’autrice a inclus dans le récit des passages du grimoire familial, qui retrace la vie des ancêtres de Nora et quelques sorts. J’y ai retrouvé là un des aspects que j’avais adoré dans The Wicked deep.

Enfin, et c’est là que c’est problématique pour moi, l’intrigue est assez mince, et manque de rebondissements. J’avais deviné très rapidement le gros twist de l’histoire, si bien que je n’ai pas été surprise au moment de la révélation.

En résumé, Winterwood est un roman d’ambiance agréable, mais qui aurait pu aller beaucoup plus loin.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Winterwood reprend ici l’un des thèmes de The Wicked deep : l’amour impossible entre un/une mortel et un esprit.

Pour moi, il était évident qu’Oliver était mort. Seule Nora a des interactions avec lui, et c’était particulièrement flagrant en compagnie de Suzy, qui ne capte jamais sa présence. Restait à savoir ce qui s’était passé ce fameux soir.

J’ai également trouvé que la romance allait très (trop) vite. Mais cela peut être exacerbé par le drame, l’ambiance, et finalement ça ne m’a pas plus choquée que cela.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  As-tu peur des bois ?

Dis-le moi en commentaire.