miniaturisteMiniaturiste de Jessie Burton

Editions : Folio

497 pages

Paru le 2 Mars 2017

Aperçu : Nella Oortman n'a que dix-huit ans ce jour d'automne 1686 où elle quitte son petit village pour rejoindre à Amsterdam son mari, Johannes Brandt. Homme d'âge mûr, il est l'un des marchands les plus en vue de la ville. Il vit dans une opulente demeure au bord du canal, entouré de ses serviteurs et de sa soeur, Marin, une femme restée célibataire qui accueille Nella avec une extrême froideur. En guise de cadeau de mariage, Johannes offre à son épouse une maison de poupée, représentant leur propre intérieur, que la jeune fille entreprend d'animer grâce aux talents d'un miniaturiste.

Les fascinantes créations de l'artisan permettent à Nella de lever peu à peu le voile sur les mystères de la maison des Brandt, faisant tomber les masques de ceux qui l'habitent et mettant au jour de dangereux secrets.

 

 

Mon commentaire général : découvre la vie des marchands amstellodamois du XVIIème siècle !

Ma note : 7/10

La citation qui résume tout : « Donneriez-vous un coup de pied dans une ruche ? Vous vous feriez piquer. » (p.61)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Miniaturiste est un roman complexe. On pourrait penser qu’il ne s’y passe pas grand-chose alors que c’est une foule de détails qui en fait la densité.

On y suit Petronella Oortman, dite Nella, qui vient d’épouser un riche marchand d’Amsterdam. Alors qu’elle arrive de sa campagne, elle est accueillie par sa belle-sœur, Marin, très froide, et deux domestiques. Son mari, Johannes, est souvent en voyage ou au travail et elle ne le verra que peu. Pour adoucir sa vie d’épouse désœuvrée, Johannes lui offre une réplique miniature de leur maison, dans un cabinet. À elle de la décorer comme elle le souhaite. Nella fait ainsi appel à un miniaturiste, dont la première livraison va changer du tout au tout sa perception de sa vie : l’artisan semble en savoir bien plus qu’il ne le devrait sur les secrets qui dorment dans la maison des Brandt…

Outre la plume très travaillée, c’est l’authenticité historique qui fait l’intérêt de ce roman. On ne peut que saluer le travail de recherche de l’autrice, qui fait de Miniaturiste un miroir du quotidien des marchands amstellodamois du XVIIème siècle, et du fonctionnement de la ville. On y parle aussi du rôle des femmes et de la place de la religion. Des guildes de marchands. C’est fascinant !

Il ne faut pas s’attendre à des péripéties toutes les pages. C’est davantage un roman d’ambiance, où la tension va crescendo, au fur et à mesure que les personnages se dévoilent à nous. Ceci dit, il ne m’aura fallu que deux jours pour en venir à bout !

Cependant, je regrette la fin, assez ouverte, qui semble bâclée en comparaison avec le reste du récit.

Néanmoins, pour un premier roman, c’est admirable. J’ai bien envie de lire les autres publications de Jessie Burton.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Au final, la maison de poupée n’est qu’un révélateur, alors que je m’attendais à un rôle plus central (la réplique qui aurait révélé des pièces secrètes, par exemple). Si c’est ce genre de récit que tu recherches, je te dirigerai vers Le secret de Pembrooke park.

Ce sont les pièces ouvragées par la miniaturiste qui sont porteuses des secrets, à condition de bien les observer. Tout comme le récit, au final. Car nombre des réponses étaient juste là, pour peu qu’on les remarque.

Je regrette qu’on n’en sache pas plus sur la miniaturiste et sa connaissance des secrets de tous les amstellodamois. Comment pouvait-elle tous les suivre à la fois ?

La fin, aussi, est trop ouverte. Qu’adviendra-t-il de Thea ? Comment Nella parviendra-t-elle à faire vivre sa maisonnée ? Un épilogue aurait été le bienvenu pour nous mettre sur la piste.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ? Aimes-tu les romans historiques ?

Dis-le moi en commentaire.