boys don'y cryBoys don’t cry de Malorie Blackman

Editions : Milan

287 pages

Paru le 19 octobre 2011

Aperçu : Dante attend les résultats de ses examens. Le courrier qui lui ouvrira les portes de l'université. De sa future vie. Celle dont il a toujours rêvé. Mais quand on sonne enfin à la porte, ce n'est pas le facteur, c'est Mélanie. Son ex-copine, dont il n'a plus entendu parler depuis des mois. Avec un bébé. Le sien. Le leur. Être père à 17 ans ? Il y a de quoi pleurer. Mais les garçons ne pleurent jamais...

 

 

 

Mon commentaire général : Un roman contre les préjugés !

Ma note : 8/10

La citation qui résume tout : « Tu as une décision à prendre. Sans doute la décision la plus importante de ta vie. » (p. 59)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Boys don’t cry est un roman paru il y a quelques années, mais qui sonne toujours très (trop ?) juste, parce que les préjugés qu’il tente de démonter sont malheureusement toujours d’actualité.

On y suit Dante, 17 ans, qui attend les résultats de ses examens, auxquels est conditionnée son entrée à la fac, quelques semaines plus tard. Au lieu de la lettre tant espérée, c’est un bébé qu’il se voit confier. Dante est père d’une charmante petite fille de 11 mois dont il ne connaissait pas l’existence. Et comme son ex l’a abandonnée dans ses bras, Dante n’a pas d’autre choix que d’agir. Comme un homme ? Mais qu’est-ce qu’être un homme quand on a 17 ans, qu’on ne sait rien de la vie et qu’on devient père célibataire ?

J’ai lu ce roman d’une traite. D’une part, parce que c’est très bien écrit. D’autre part, parce que c’est passionnant. Les personnages sont tous attachants, très humains. Même les personnages secondaires ont été travaillés dans le détail. On les imagine. On les croit vivants, et quand la dernière page se tourne, on réalise que tout cela n’était que de la fiction très réaliste.

Et puis il y a ces préjugés que l’autrice dénonce simplement en nous exposant des faits. La difficulté d’élever un enfant quand on en est encore un soi-même, surtout quand on est un garçon. L’homosexualité. La masculinité toxique.

La fin appelle forcément une suite, qui est toujours en préparation... Je ne suis pas sûre qu’on en voie un jour une ligne, mais je suppose que Boys don’t cry peut se suffire à lui-même avec beaucoup d’imagination.

 

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Les garçons ne pleurent pas… Que cette maxime a pu causer de problèmes !

Et pourtant si, les garçons ont des raisons de pleurer, et ce roman nous le montre bien. Quand leur monde s’effondre. Quand leur avenir devient incertain. Quand cette attitude invincible qu’on leur enseigne depuis le plus jeune âge ne suffit pas à les protéger des aléas de la vie.

Dante voit tous ses projets anéantis à partir du moment où Mélanie le laisse avec Emma dans les bras. Adieu l’université et le journalisme. Dante doit maintenant penser pour deux et oublier sa jeunesse. C’est dur, mais Dante tient le choc. Il a le droit de pleurer sur sa vie, sur les difficultés qui se dressent sur sa route parce qu’il est un père ado (et j’ai adoré que l’autrice nous montre les remarques sexistes qu’il subit).

Cela est vrai aussi pour Adam. Au départ, je ne comprenais pas à quoi servait son point de vue, qui ne nous apportait pas grand-chose sur l’intrigue générale. Et puis j’ai saisi : le titre s’adresse aussi à lui. Si les garçons ne pleurent pas, les hommes le peuvent. Adam a grandi soudainement dans la violence, en frôlant la mort. Il a le droit de pleurer sur lui-même, sur le rejet dont il a fait preuve à cause de l’homophobie de son petit ami qui ne s’assume pas.

Les garçons pleurent, tout comme les filles. Parce que nous sommes tous humains.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ? As-tu pleuré en le lisant ?

Dis-le moi en commentaire.