pari gagnéPari gagné de Belinda Bornsmith

Editions : Cyplog

492 pages

Paru le 28 Mars 2020

Aperçu : Lorsque des évènements mettent de nouveau face à face Kendra et Ryder, tous deux se rendent compte d’une chose : ils ne s’étaient pas trompés l’un sur l’autre.

Lui est agaçant au possible, à taper sur les nerfs ! Et elle peut congeler une pièce d’un seul regard.

Mais ce à quoi ils ne s’attendaient pas, ce fameux soir, quand leurs murs de défense sont abattus pour la toute première fois, c’est à cette alchimie brûlante, capable de consumer une ville entière.

Le choc total, le déni !

Et le début, peut-être, d’une très belle histoire entre eux…

 

 

Mon commentaire général : Je dirais plutôt pari à moitié gagné…

Ma note : 7/10

La citation qui résume tout : « La suite annonçait une explosion imminente, de sa part ou de la mienne. Qu’importe. Le train roulait à toute allure vers un mir. Qui en sortirait indemne ? Joker ! » (Chap. 8)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Ces derniers temps, j’ai pris la fâcheuse habitude de commencer les séries au vol, en les attaquant avec le dernier tome sorti, au lieu de tout reprendre depuis le début. Évidemment, on ne peut pas faire ça avec n’importe quelle saga, mais pour celles dont chaque tome se consacre à des personnages différents, ça ne pose pas de problème. Si tu ne veux pas faire comme moi, il te faudra lire Pari risqué et Pari osé d’abord.

J’ai donc découvert Kendra et Ryder avec Pari gagné, sans savoir rien d’eux en ouvrant ce livre. Finalement, ce n’était pas plus mal car si j’ai bien compris, Kendra bénéficie d’une réputation hautaine auprès des autres membres de la bande, ce que je n’ai pas expérimenté moi-même.

J’ai pris les personnages comme ils m’étaient présentés… et j’ai tout simplement adoré le début. La mise en place est singulière, nos deux protagonistes ne pouvant pas se saquer, pour des raisons ridicules. Cela donne lieu à des scènes à la fois drôles et prenantes, et fait que la première moitié se dévore quasi d’une traite.

Mais je m’avance un peu puisque je ne t’ai pas encore parlé du contexte !

Nous avons donc Kendra, une jeune fille assez renfermée au style punk/gothique, qui jongle entre deux boulots pour vivre, économiser pour se payer une école de stylisme et aider sa sœur mère célibataire, d’une part ; et Ryder, un étudiant ingénieur, charmeur, adepte des courses illégales, d’autre part. Ils ont chacun une vue biaisée de l’autre, bien qu’ils ne se soient croisés qu’en soirée, mais vont être forcés de se supporter : Kendra fait appel à Ryder pour réparer sa voiture et lui propose de l’accompagner, tous frais payés, à une convention geek à la place d’un de ses amis blessé pour le remercier. Or la route est longue de New-York à Chicago et leur chambre d’hôtel va être témoin d’un rapprochement bien involontaire de ces deux jeunes gens qui ne se supportent pas mais sont pourtant terriblement attirés par l’autre…

En alternant les points de vue selon les chapitres, Belinda Bornsmith nous raconte comment les préjugés tombent et les sentiments se développent, petit à petit, à mesure que Kendra et Ryder se découvrent.

L’autrice nous met en garde contre les idées reçues, tout au long du récit, qui peuvent conduire à mal juger une personne ou une situation. Si j’ai aimé ce concept dans la première moitié, j’ai trouvé la seconde redondante, entre scènes de sexe très détaillées et disputes/incompréhensions qui se répètent, pour créer une tension qui n’a pas vraiment lieu d’être.

Le fait que les jeunes gens mis en scène ici soient des jeunes adultes normaux, confrontés à des problèmes du quotidien, devraient permettre l’identification facile des lecteurs.

En résumé, Pari gagné n’est pas tout à fait remporté pour ma part : j’ai aimé la plume, la personnalité solaire de Ryder, la « choupitude » de la nièce de Kendra et cette ambiance polaire du début, mais je regrette les répétitions dans la seconde moitié qui m’ont conduit à lire la fin en diagonale.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

L’expression « Les contraires s’attirent » n’a jamais été aussi bien représentée avec Kendra et Ryder ! Et c’est justement cette opposition qui fait tout l’intérêt du début : cette haine qu’ils ressentent, sans rien savoir de l’autre. A mesure qu’ils se découvrent, forcés de se revoir par cette puissante attraction qu’ils éprouvent, ils réalisent que leurs idées reçues n’étaient fondées que sur des préjugés.

C’est pourquoi la seconde partie m’a parue beaucoup moins captivante. En fait, tout tourne autour des scènes de sexe, qui sont très détaillées, alors que les moments où Kendra et Ryder apprennent à se connaître, en discutant, sont beaucoup plus rares, voire éludés. Et lorsqu’ils se parlent, c’est surtout pour se disputer…

J’ai perdu en route ce choc des personnalités qui m’avait séduite au début. Leurs différences ne sont utilisées que pour créer de l’affrontement, jusqu’à avoir épuisé les sujets susceptibles d’apporter des disputes (Dillon, Jacinta, le surnom).

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Les contrastes s’attirent-ils ?

Dis-le moi en commentaire.