don't speakDon’t speak de Katy Regnery

Editions : Autoédité

436 pages

Paru le 18 Février 2017

Aperçu : La fille d’un pêcheur.

Le fils du Gouverneur.

Deux mondes très différents.

Dans cette réécriture moderne de La petite sirène, la fille d’un pêcheur vivant sur une île des Outer Banks préservée par le temps, rencontre le fils du Gouverneur de Caroline du Nord à une fête luxueuse où elle travaille.

Laire, qui attend beaucoup plus de la vie que ce qu’elle peut trouver sur sa petite île, est bouleversée par le riche et sophistiqué Erik, qui est lui envoûté par sa naïveté et son charme. Ils passent ensemble un été palpitant qui se termine avec la douleur des cœurs brisés et les force à partir chacun de leur côté.

Des années plus tard, quand le destin les réunit à nouveau, ils vont découvrir la terrible profondeur de leurs secrets, et apprendre que les cœurs brisés ne peuvent être soignés que par un amour impérissable. [traduction personnelle]

Mon commentaire général : Une revisite bien ancrée dans le réel !

Ma note : 7/10

La citation qui résume tout : « Erik Rexford, le prince de Caroline du Nord, commençait à se demander si Laire Cornish, la princesse de la pêche commerciale de Corey Island, pourrait l’aimer un jour – parce qu’être avec elle lui semblait incroyable, prédestiné, si putain de juste. » (Chap.8) [traduction personnelle]

Mon avis (garanti sans spoiler) :

La petite sirène est un de mes Disney préférés. Je ne parlerai pas du conte d’Andersen, dont la fin trop cruelle m’a fait verser des rivières de larmes étant petite.

Je ne pouvais donc pas résister à une réécriture moderne de ce conte.

Ce roman n’est pour l’instant disponible qu’en VO. Le niveau d’anglais m’a paru accessible, à part les quelques passages écrits dans le patois de Corey Island. Ceci dit comme les autres personnages ne le comprennent pas non plus, il y a souvent une traduction en anglais commun juste derrière !

Don’t speak met en scène Laire, une jeune fille de 18 ans, qui vit sur l’île de Corey Island dans les Outer Banks, des îles au large de la Caroline du Nord. Laire vient d’une famille de pêcheurs, très conservative. Un jour, en livrant des crabes pêchés par son père pour une fête organisée par de riches vacanciers, elle fait la connaissance d’Erik, le fils ainé du Gouverneur de Caroline du Nord. Les deux jeunes gens sont immédiatement attirés l’un par l’autre, mais il y a plusieurs obstacles à leur relation. Erik n’est là que pour les vacances d’été, avant de reprendre la fac et ses parents n’approuveraient pas qu’il sorte avec une fille de pêcheur. Laire ne peut pas fréquenter un garçon de passage, sa famille n’approuverait pas un comportement aussi léger (ou alors il faudrait qu’il l’épouse…). Pourtant leurs sentiments sont trop forts pour être ignorés et ils se voient en cachette. Cependant, une relation commencée dans le secret est-elle vraiment faite pour durer ?

Katy Regnery a gardé pas mal d’éléments de l’histoire originelle, mais plutôt sous forme de clin d’œil. Les prénoms par exemple, ou la trame globale (mais vraiment d’un point de vue macroscopique) ont ainsi été conservés.

En fait, c’est une transcription tout à fait actuelle de cette histoire, et si les prénoms n’avaient pas été ceux-là, je n’aurais peut-être même pas reconnu La petite sirène, mais apprécié ce roman comme une jolie romance bourrée d’émotions.

Par contre, il y a beaucoup de répétitions dans le récit, que ce soit pour nous re-raconter une scène qu’on vient de voir sous un autre point de vue ou nous rappeler des éléments que nous connaissons déjà. Il y aussi un certain nombre de scènes inutiles, surtout vers la fin, de sexe principalement.

C’est dommage car cela alourdit un texte qui garderait plus de rythme et des émotions moins diluées sans ces passages redondants.

Et puis, j’ai aussi été gênée par le concept de la jeune ingénue qui découvre la vie/le sexe avec son riche petit ami. Je comprends qu’il fallait justifier la découverte d’un tout autre monde pour Laire/La sirène, mais il y avait tant à jouer avec le monde politique et bourgeois !

En résumé, Don’t speak est une bonne adaptation de La petite sirène, pleine d’émotions, qui a le mérite de réactualiser cette histoire bien connue, mais qui aurait gagné à s’éloigner de certains concepts déjà surexploités.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

J’ai beaucoup aimé cette transposition des personnages dans des univers proches de ceux de l’histoire originelle.

L’univers des pêcheurs est à part, et cette île préservée du temps encore plus. J’ai tout de même l’impression que l’autrice a inventé Corey Island que je ne parviens pas à situer sur une carte… Néanmoins, les détails foisonnants sur la pêche, le langage et l’accent de l’île, les coutumes, sont si précis qu’on y croit vraiment. Laire est proche de la mer et de la nature, comme Ariel.

Erik vit, lui, dans un univers de luxe dont il est le prince. Il n’y a pas de gros changement dans son personnage, même si Ursula devient sa mère et Vanessa une amie d’enfance.

J’ai adoré les voir tomber amoureux, d’un amour aussi pur et intense et c’est pourquoi j’ai nettement préféré la première partie (même si j’ai été très agacée par ce concept d’ingénue dont j’ai déjà parlé).

La seconde parait en fait bien fade, surtout en termes de sentiments, même si la réunion de toute la petite famille est touchante.

Alors qu’on a voyagé au travers des Outer Banks dans la première moitié, la seconde se passe quasi-intégralement dans l’hôtel. Laire refuse le contact avec Erik alors qu’une simple discussion suffit à régler les malentendus et leur rancune. C’est assez frustrant pour le lecteur.

Finalement, le roman parait déséquilibré, beaucoup plus intense au début et plus tourné vers le sexe à la fin.

Mention spéciale quand même à Ava Grace et sa peluche pingouin, qui sont tout de même vraiment géniales !

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Aimes-tu la petite sirène ?

Dis-le moi en commentaire.