wonder womanWonder Woman : Warbringer de Leigh Bardugo

Editions : Bayard

580 pages

Paru le 6 Septembre 2017

Aperçu : Un jour, elle sera la plus grande superhéroïne de tous les temps : Wonder Woman. Mais elle n’est encore que Diana, 17 ans, princesse des Amazones. Quand un bateau explose au large de son île, Diana porte secours à la jeune Alia, bravant ainsi l’interdiction faite aux Amazones d’accueillir des humains parmi elles. Et Diana pourrait le payer d’autant plus cher qu’Alia est une Warbringer : descendante d’Hélène de Troie, elle fait souffler partout un vent de discorde. Ensemble, de New York à la Grèce, les deux jeunes filles vont pourtant tenter de contrer la malédiction qui pèse sur Alia.

 

 

 

 

Mon commentaire général : Les femmes assurent !

Ma note : 7/10

La citation qui résume tout : « Sœur d’armes, je suis ta lame et ton bouclier. Tant que je respire, tes ennemis n’auront point de répit. Tant que je vis, ta cause est mienne. » (p.299)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

J’adore Leigh Bardugo, les livres féministes et la mythologie. Wonder Woman était donc à première vue fait pour moi.

Et à dire vrai, chacun de ces aspects a su toucher ma corde sensible.

La plume, comme à chacun des romans de l’autrice, est fluide. Pour moi qui ne la connaissais qu’en fantasy, je la découvre capable de transcrire parfaitement les problèmes du quotidien (le harcèlement de rue ou la grossophobie, par exemple), avec un style très moderne. Enfin des ados qui parlent et se comportent comme des ados !

Le roman mettant en scène une super-héroïne, on peut s’attendre à ce que le féminisme soit bien mis en avant. Effectivement, même si le récit s’attache à la jeune fille qui va devenir celle qu’on connait sous le nom de Wonder Woman, les filles ne sont pas là pour faire de la figuration. Bien au contraire ! Diana est forte, sensible et déterminée. C’est une héroïne à la hauteur de la tâche qui lui tombe dessus.

Et cette besogne, c’est tout simplement sauver le monde humain.

Le hasard faisant bien les choses, Diana sauve une jeune fille de la noyade au large de l’île des Amazones. Or, interagir avec le monde humain est interdit à ces guerrières mythiques, d’autant plus qu’un mystérieux mal se répand sur l’île depuis qu’Alia, la noyée, y a mis le pied. L’explication en est terrifiante : Alia est une Warbringer, une descendante d’Hélène de Troie, et si elle ne se purifie pas dans les eaux où repose Hélène avant l’avènement de son pouvoir, c’est la guerre mondiale qui menacera les humains. Risquant de tout perdre, Diana jure pourtant d’aider Alia à contrer son destin, sans savoir qu’elle y trouvera elle-aussi l’accomplissement de ses capacités

Mine de rien, tout en savourant les aventures des deux jeunes filles, j’ai révisé ma mythologie grecque, et même plus encore, puisque Leigh Bardugo a ici développé des thèses originales sur Hélène de Sparte, qu’on ne verra plus comme une jolie potiche ! Tous les mythes sont ici bien intégrés, tant géographiquement que dans l’intrigue.

J’ai globalement apprécié cette histoire mais je l’ai trouvée trop longue. Ça se lit évidemment facilement, même si l’intrigue tourne en rond dans la seconde moitié du roman. A mon avis, cela ne valait pas d’être développé sur 580 pages.

Néanmoins, les amateurs de super-héros en devenir et de personnages féminins forts y trouveront largement leur compte. Vive les filles !

 

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Evidemment, l’évènement marquant du roman, c’est la trahison de Jason, dont les motivations ne m’ont pas paru limpides.

Unir l’humanité dans la lutte contre des monstres mythiques ?

Je n’y crois pas vraiment…

Alors qu’avouer que son intérêt réside dans la recherche scientifique, dans l’optique de vendre des super soldats à l’ADN de grands champions, serait plus crédible. Que faire de telles découvertes militaires si le monde est en paix ? La Warbringer lui assurerait le contrôle de la guerre, voire pourrait la déclencher à son bon vouloir contre une cible désignée…

Voilà qui serait plus parlant et qui justifierait à un orphelin de sacrifier son unique famille.

Au moins, on sait pourquoi il trainait tant des pieds pour se rendre en Grèce !

Avec la lenteur du périple, ce sont ces explications vaseuses qui ne m’ont pas convaincue.

Ceci dit, je découvre Leigh Bardugo dans un nouveau genre, et ça me donne encore plus envie de me plonger dans son roman contemporain adulte, Ninth house : cette autrice a vraiment une plume en or, capable d’écrire avec brio sur tous les sujets.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Aimes-tu la mythologie grecque ?

Dis-le moi en commentaire.