secret défense d'aimerSecret défense d’aimer, tome 1 d’Axelle Auclair

Editions : Autoédité

363 pages

Paru le 16 novembre 2018

Aperçu : Un homme à l’identité secrète opère au sein d’une cellule du Ministère de la Défense. Asocial par choix pour se préserver, seul son travail donne un sens à sa vie. Toujours cagoulé, identifiable au logo sur son uniforme, son nom de code est : Condor. L’arrivée d’une nouvelle recrue dans l’équipe administrative vient perturber son équilibre. Aussi joviale qu’efficace, Sabine déstabilise l’agent revêche. Quand Condor ressent des sentiments inconnus jusque-là, il est trop tard pour les nier. Une nouvelle mission s’impose à lui : la conquérir. Mais l’opération s’annonce périlleuse.

« Une romance pleine d’humour dans le monde militaire. Plongez dans cette aventure avec la pétillante Sabine. »

 

 

 

Mon commentaire général : Garde aux rires !

Ma note : 9/10

La citation qui résume tout : « Effectivement, il ne plaisante pas, il a bien l’intention d’aller au bout. Il a verrouillé sa cible, je suis finie. Il ne me lâchera plus. » (p. 231)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Gare aux fous rires !

Si tu es du genre à lire dans les transports en commun, tu risques de te faire remarquer avec ce roman. J’ai personnellement éclaté de rire à plusieurs reprises, heureusement que j’étais dans mon canapé !

Secret défense d’aimer est effectivement une comédie romantique désopilante, dans le monde très fermé de l’armée.

Sabine, jeune Maréchal des Logis (grade militaire équivalent de sergent, ne t’inquiète pas, moi non plus je ne savais pas que ça existait avant cette lecture), vient d’être mutée au Ministère de la Défense. A la suite d’un concours de circonstance, elle est mutée comme archiviste dans la très stricte cellule CCL, qui contient les trois tireurs d’élite dont le seul nom suffit à faire frémir : Condor, Cobra et Lynx. Ces hommes, toujours cagoulés et armés, ne font pas dans la dentelle et attendent de Sabine une résistance à toute épreuve et une obéissance totale, surtout le Condor, le plus intransigeant des trois. Or, sous leur uniforme, se cachent des hommes en manque d’affection et si Cobra et Lynx relâchent vite leur rigidité devant la jovialité de Sabine (et ses gâteaux), le Condor n’est pas prêt à abandonner sa froideur. Ou peut-être que cela cache justement une envie de rapprochement bien trop perturbante pour ce maniaque du contrôle…

Grâce à sa plume très agréable, Axelle Auclair nous fait pénétrer de plein fouet dans le monde militaire qu’elle a fréquenté pendant une dizaine d’années. Et de fait c’est très réaliste, si bien qu’on ne peut s’empêcher de se demander ce qui est vrai ou inventé.

Outre l’humour omniprésent, la romance prend son temps avant de s’installer et nous prend même un peu par surprise. Si je n’avais pas lu le résumé, je n’aurais peut-être même pas compris qu’il en était sujet avant d’avoir dépassé la moitié du roman. Pourtant, on ne s’ennuie jamais, on passe du rire à l’attendrissement devant ces montagnes de muscle qui prennent tout au premier degré et se goinfrent de gâteaux à la moindre occasion.

La fin conclut sur un développement de taille et très franchement, ce n’est pas ça qui me fera lire la suite, mais plutôt l’envie de retrouver Condor, Cobra et Lynx, des gros nounours armés de gros calibres, avec qui il vaut mieux éviter les accolades surprises sous peine de se faire aplatir contre un mur…

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Quelle entrée en matière !

J’étais conquise après l’astreinte de Sabine et sa rencontre virtuelle avec CD, alias Super Connard, et j’ai ri tout du long.

J’ai éprouvé beaucoup de tendresse pour Cobra et Lynx, dont la bonne humeur est communicative, ainsi que pour Sabine très attachante, comme une nouvelle version de Bridget Jones ou Lou d’Avant toi.

Et Condor est vraiment à part, très impressionnant, avec un charisme (et un melon) qui déborde des pages. Pourtant, si en faire un puceau psycho-rigide participe activement aux ressorts comiques du roman, je trouve que ça lui enlève de sa sexytude et de sa superbe. Ou peut-être que je n’ai pas l’habitude de moquer le love interest d’une new romance (et ne dites jamais à Condor que j’ai dit ça !).

Je regrette également le « tout ou rien » proposé à Sabine. S’engager à vie, avec un type dont on n’a jamais vu le visage, me parait excessif, même si je peux comprendre que dans sa situation, Condor ne puisse prendre aucun risque avec son intégrité. Selon moi, un plan cul aurait dans un premier temps été plus crédible, les sentiments s’installant ensuite pour faire remettre à Condor en cause sa conception de la vie. De même, je n’aurais pas été choquée qu’il entretienne des relations sexuelles « hygiéniques » avec des inconnues, puisque personne ne sait qui il est. Passer du néant au mariage parait déraisonnable de la part d’un gars qui ne connaissait même pas le sentiment amoureux…

J’aurais également aimé retrouver plus d’interactions professionnelles entre Sabine et Condor après avoir débuté leur relation, car en fait, à partir du moment où ils sont ensemble, on ne les voit plus qu’au sas. Je suis curieuse de découvrir l’attitude de Condor vis-à-vis de l’archiviste alors qu’il couche avec elle. Serait-il toujours aussi autoritaire ?

J’espère que le tome 2 apportera les réponses à mes questions.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ? Tremblerais-tu devant les CCL ?

Dis-le moi en commentaire.