histoire éternelleHistoire éternelle de Liz Braswell

Editions : Hachette

421 pages

Paru le 15 Mai 2019

Aperçu : Belle est une jeune femme vive : intelligente, ingénieuse, impatiente. Curieuse, elle n'aspire qu'à échapper définitivement à son petit village. Elle veut explorer le monde, malgré les réticences de son père à quitter leur chaumière, au cas où la mère de Belle reviendrait - une mère dont elle se souvient à peine.

Mais Belle est surtout la prisonnière d'une bête effrayante et colérique - et c'est son principal souci. Pourtant, quand Belle touche la rose enchantée de la Bête, des images étranges la submergent, des images d'une mère qu'elle pensait ne jamais revoir. Plus étrange encore, elle réalise que sa mère n'est autre que la belle enchanteresse qui, jadis, a maudit la Bête, son château, et tous ses habitants. Sous le choc, Belle et la Bête doivent s'unir pour percer le sombre secret autour de leurs familles - un secret vieux de vingt et un ans.

Ceci n'est pas l'histoire de la Belle et la Bête telle que vous la connaissez. C'est une histoire de famille. De magie. D'amour. Une histoire où un seul détail peut tout changer.

Mon commentaire général : Rien ne se ressemble, rien n’est plus pareil…

Ma note : 7/10

La citation qui résume tout : « Une personne effrayante de prime abord peut s’avérer être quelqu’un d’admirable… si tu lui en laisses le temps. » (p.83)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

La Belle et la Bête est un de mes contes préférés et je connais l’adaptation de Disney par cœur. Je ne pouvais donc pas passer à côté d’une réécriture de cette histoire qui résonne tellement fort en moi.

Après avoir terminé Histoire Eternelle, j’ai découvert ce récit d’une autre façon et je n’envisagerai plus jamais les choses de la même manière !

L’autrice a en effet pris le parti de se poser la question des motivations de l’enchanteresse qui a maudit la Bête et le château. Pourquoi s’en prendre ainsi à un étranger ? Peut-être parce que ce n’était pas un inconnu… Et que la magicienne avait des raisons de d’en vouloir spécifiquement au jeune prince…

Ce qui est à la fois réconfortant et frustrant, c’est que Liz Braswell a basé son récit sur le long-métrage de Disney : de l’apparence au caractère des personnages, aux dialogues, répétés à l’identique (je te l’ai dit, je connais le dessin animé par cœur), tout est pareil, au moins dans la première partie… Car après tout change, et l’histoire prend un tournant inattendu, montrant que les monstres ne sont pas ceux qu’on croit.

Par-là, en plus des thèmes abordés dans le film, l’autrice parle aussi de racisme, d’acceptation des minorités et de lutte des classes, développant cette histoire archi-connue vers des sujets beaucoup plus contemporains.

Je regrette toutefois la fin, très ouverte, qui ne m’a pas permis de refermer proprement ce chapitre des nouvelles aventures de Belle et la Bête. C’est bien d’innover et de sortir des sentiers battus, mais quand on s’attaque à un classique comme celui-ci, il est bon de faire les choses correctement et de proposer une conclusion acceptable pour les fans de toujours.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

C’est toujours un pari de s’attaquer à un monument comme La Belle et la Bête. Il faut savoir innover, pour ne pas raconter une histoire que l’on connait déjà, mais aussi conserver les codes de l’original, pour ne pas se voir reprocher d’avoir bafoué l’essence du mythe.

J’ai trouvé à la fois sympa et culotté de reprendre trait pour trait les éléments du dessin animé dans la première partie, car je connaissais déjà tout cela, à part les encarts sur la vie de Rosalind et Maurice qui étaient du coup les bienvenus, et je ne voyais pas l’intérêt d’en lire une version identique.

C’est pourquoi la réalisation de la malédiction est la bienvenue, car elle surprend, et permet de faire intervenir la parenté entre Belle et l’enchanteresse, qui lui transmet des indices grâce à sa magie. L’histoire prend ainsi une forme de quête, ce qui est original. L’amour ne peut plus les sauver, alors comment faire ?

De même, la réflexion sur les magus, la façon dont ils sont persécutés, puis utilisés pour des expériences médicales, reflète une période malheureuse de l’Histoire mondiale. Le fait que Frédéric soit le méchant, un cœur noir sous une apparence humaine, au lieu de Gaston, qui est juste bête, surprend et s’inscrit bien dans la modernité du récit.

Pourtant, je ne peux me résoudre au sort de la Bête. Le prince, un enfant maudit à l’âge de onze ans parce qu’il était trop gâté, ne mérite pas cette fin alors qu’il s’est sacrifié au profit des habitants du château. J’aurais au moins aimé un épilogue qui me montrait une autre fin pour lui. On peut argumenter sur le fait que puisque Belle l’aime sous son apparence de Bête, c’est la preuve que leurs sentiments sont purs, mais j’aurais quand même préféré une autre destinée.

 

Si tu aimes d’amour La Belle et la Bête et que tu souhaites en découvrir d’autres versions, je te conseille Animale de Victor Dixen ou Beauté de Sarah Pinborough (mais il te faudra lire les deux premiers tomes des Contes des Royaumes).

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Aimes-tu la Belle et la Bête?

Dis-le moi en commentaire.

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