a thousand pieces of youFirebird, tome 1 : A thousand pieces of you de Claudia Gray

Editions : Harper Teen

368 pages

Paru le 4 Novembre 2014

Aperçu : Les parents de Marguerite Caine sont d’éminents physiciens connus pour leur travaux révolutionnaires. Leur invention la plus stupéfiante : le Firebird, qui permet à ses utilisateurs de se transporter dans des dimensions parallèles, certaines très différentes de la nôtre. Mais quand le père de Marguerite est assassiné, le tueur – Paul, le charmant et énigmatique assistant de ses parents – s’échappe dans une autre dimension avant que la loi ne puisse le rattraper.

Marguerite, qui ne peut pas laisser impuni l’homme qui a détruit sa famille, s’engage à la poursuite de Paul à travers différent univers, où leurs vies se nouent de manière étonnamment familière. A chaque rencontre, elle remet en question la culpabilité de Paul, et son propre cœur. Bientôt elle découvrira que la vérité derrière la mort de son père est encore plus sinistre qu’elle n’aurait pu imaginer.

A thousand pieces of you explore une réalité où nous découvrons les innombrables autres vies que nous pourrions vivre, au sein d’un multivers d’une incroyable complexité, et nous demander si, parmi d’infinies possibilités, l’amour peut perdurer. [traduction personnelle]

Mon commentaire général : J’attendais plus de de SF…

Ma note : 6/10

La citation qui résume tout : « Vous êtes le même individu, vivant deux vies séparées. » (p.199 ) [traduction personnelle]

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Encore une fois, j’avais ce roman dans ma PAL depuis bien longtemps, et j’en avais entendu beaucoup de bien. Il faut dire que le voyage entre dimensions parallèles est un thème très peu abordé dans la littérature, ce qui avait de quoi m’intriguer.

Encore une fois, j’ai fait traîner ma lecture, sans bonne raison apparente, ce qui a dû faire monter mes attentes à son sujet (ou alors mes goûts littéraires ont changés). En tout cas, ce qui est sûr c’est que je ressors de cette lecture déçue.

Le début avait pourtant tout pour me plaire.

Nous faisons la connaissance de Marguerite le lendemain de la mort de son père, un éminent scientifique, co-créateur avec sa mère d’un dispositif révolutionnaire qui permet de voyager entre les dimensions parallèles à la nôtre, le Firebird. L’assassin présumé n’est autre que leur assistant de recherche, Paul, qui a disparu au même moment grâce au Firebird. Or, le second étudiant de ses parents, Theo, a conservé et réparé d’anciens prototypes, ce qui permet à Marguerite et Theo de se lancer à la poursuite de Paul. Or, ils découvriront bien plus ce que ce qu’ils espéraient en voyageant entre les dimensions…

J’ai adoré découvrir ces autres dimensions, créées par tous les choix qui se sont offerts à nous à un moment de notre vie, même si on aurait pu pousser la rêverie encore plus loin à mon goût. La plume était aussi très agréable, rendant le récit plutôt fluide. Le niveau d’anglais est correct, et conviendra aux lecteurs réguliers en anglais.

Par contre, je n’avais pas saisi à la lecture du résumé qu’il s’agissait d’une romance sur fond de science-fiction et non d’un livre de science-fiction. Pourtant, c’était là, juste sous mes yeux, il suffisait de lire avec attention cette quatrième de couverture pour comprendre que Marguerite allait passer plus de temps à rêvasser à son amoureux qu’à chercher l’assassin de son père… Et de fait, si le voyage entre dimensions est intéressant, il est surtout prétexte à rencontrer d’autres versions de son crush

Je ne m’attendais pas du tout à cela et même si c’était parfois mignon, je n’ai pas senti Marguerite très impliquée dans sa mission, ce qui fait que je n’y ai pas cru moi-même… Je ne me suis pas non plus attachée aux personnages, trouvant Marguerite trop midinette, Theo trop arrogant, et Paul trop versatile.

En résumé, ce roman plaira sans aucun doute aux amateurs de romance sur fond scientifique mais ceux qui recherchent de la science-fiction pure et dure, avec des concepts scientifiques qui tiennent vraiment la route, ne risquent pas de trouver leur bonheur ici.

En tout cas, moi je ne lirai pas la suite, d’autant que la fin, plutôt fermée, peut se suffire à elle-même.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Il est vrai que le concept est ultra-intéressant et aura titillé un esprit curieux comme le mien. Par contre, comment voyage-t-on entre les dimensions ? Quel est le principe du Firebird ? Comment le règle-t-on ? Comment choisit-on une dimension ? Quelles sont ces traces qu’on laisse en voyageant ?

Nous ne le saurons pas.

Claudia Gray a passé plus de temps à nous raconter combien Marguerite soupire après Paul, ou le Lieutenant Markov d’ailleurs, qu’à planter son décor scientifique. Même les dimensions sont un peu survolées : une technologiquement plus avancée, une moins avancée (où Marguerite est une princesse parce que ? C’est cool ?), une autre identique mais son père est vivant et la dernière, plus intéressante, montre un monde englouti qui a une vraie résonnance écologique.

Le roman semble n’être qu’un prétexte à développer des relations interdites : d’une part entre Marguerite et l’assassin présumé de son père (dont elle croit pourtant l’innocence au premier regard parce qu’il a l’air étonné par l’annonce de la mort d’Henri…) et d’autre part entre la fille du Tsar et son garde. Il en existe même une troisième encore plus complexe puisque Marguerite s’est entichée du Lieutement Markov, qu’elle a l’impression de tromper avec Paul, son double… En fait, c’est bien sympa mais premièrement, chacune des relations est sous-développée parce que c’est compliqué de tout traiter en un seul roman et d’autre part, ce n’était pas le sujet principal

Au final, je n’ai pas bien compris pourquoi Triad voulait espionner les autres dimensions, ni même déclencher une guerre, tout simplement parce que ce n’est pas expliqué !

Avec un sujet de départ aussi original, il y avait de quoi faire un livre inoubliable, et c’est « juste » une romance. J’en serai même presque en colère.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Suivras-tu Marguerite entre les dimensions ?

Dis-le moi en commentaire.