les larmes rougesLes larmes rouges, tome 1 : Réminiscences de Georgia Caldera

Editions : J’ai lu

378 pages

Paru le 25 Mars 2015

Aperçu : « Le temps n’est rien…

Il est des histoires qui traversent les siècles… »

Après une tentative désespérée pour en finir avec la vie, Cornélia, 19 ans, plus fragile que jamais, est assaillie de visions et de cauchemars de plus en plus prenants et angoissants.

Elle se retrouve alors plongée dans un univers sombre et déroutant, où le songe se confond à s’y méprendre avec la réalité.

Peu à peu, elle perd pied…

Mais, la raison l’a-t-elle vraiment quittée ? Ces phénomènes étranges ne pourraient-ils pas avoir un lien quelconque avec l’arrivée de ce mystérieux personnage dans sa vie ? Cet homme qui, pourtant, prétend l’avoir sauvée, mais dont le comportement est si singulier qu’il en devient suspect… Et pourquoi diable ce regard, à l’éclat sans pareil, la terrorise-t-il autant qu’il la subjugue ?!

Mon commentaire général : Une lecture déroutante…

Ma note : 6/10

La citation qui résume tout : « Elle venait de passer d’un quotidien morne, solitaire et sans but, à une vie fantasmagorique et dangereuse.» (p. 266)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Voilà une expérience de lecture très déroutante : je ne sais pas si j’ai aimé ou pas ce premier tome de la série Les larmes rouges.

Il faut dire que je me suis vraiment ennuyée sur les cent cinquante premières pages environ et que j’ai réellement pensé abandonner tant que je devais me forcer à tourner les pages.

Cela tient notamment à l’héroïne, Cornélia, très naïve et fade, qui prend beaucoup des révélations incroyables qu’on lui sert pour argent comptant et ne semble pas comprendre la notion de bizarre. J’ai donc eu beaucoup de mal à m’attacher à elle et à éprouver de l’empathie pour ce qui lui arrive, et il y en a des choses !

Pourtant l’idée de Georgia Caldera est bonne, tout comme sa revisite du mythe du vampire, à laquelle elle mêle la notion de vie antérieure. Le roman bénéficie aussi d’une ambiance sombre et gothique, porté par une plume dense, parfois pompeuse, mais qui se prête bien au genre. Le récit est également parsemé de scènes très violentes, qui devraient rebuter les âmes sensibles, mais qui là encore, vont bien avec le thème fantastique du vampire, du moins quand on n’en cherche pas une version aseptisée.

J’ai également beaucoup apprécié que le roman enchevêtre présent et passé sous forme de flash backs, même si j’ai nettement préféré les souvenirs, bien plus intéressants que le quotidien de Cornélia…

En résumé, je suis assez déstabilisée par Réminiscences. Je n’ai pas été complètement emballée par l’histoire, encore moins par l’héroïne, mais j’ai aimé la mythologie et la fin attise la curiosité. Je lirai donc probablement la suite.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Le gros problème de ce roman, c’est Cornélia, et comme on n’a affaire qu’à elle durant la première moitié, c’est aussi compliqué d’adhérer au récit que de s’attacher à cette jeune fille pleurnicharde et affreusement naïve, que ce soit dans le présent ou dans le passé. En tout cas, c’est ce qu’il m’est arrivé.

Du suicide de Cornélia, à ses premiers jours à Rougemont, il ne se passe rien d’intéressant. Cornélia est une jeune fille obéissante, bien sous tout rapport, fade en somme. C’est Henri qui pique la curiosité et lui vole la vedette.

Tout d’abord par son caractère mélancolique, si proche du vampire typique, par les rumeurs qui courent sur lui au village, son attitude ultra-protectrice envers Cornélia, qui s’explique petit à petit, à mesure que les souvenirs de sa vie antérieure reviennent à la jeune fille.  

J’ai trouvé très intéressant ce concept d’être mi-humain, mi-vampire, qu’on avait certes déjà vu sous une forme un peu différente (coucou Blade !) mais que Georgia Caldera a réussi à utiliser comme enjeu pour le premier des vampires. Pour l’instant, son intérêt n’a pas vraiment été mis en lumière : que ce soit dans le passé ou le présent, Cornélia n’a pas montré ses capacités. Je me suis posé beaucoup de question sur sa nature, ses pouvoirs, sa mort et sa résurrection aussi, qui ne sont qu’évoqués.

C’est pour cela que je lirai la suite, parce que j’ai envie d’en savoir plus sur la mythologie, plutôt que par attachement envers les personnages, Cornélia étant trop naïve, Henri trop froid, pour être appréciés dans l’état actuel.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Suivras-tu Cornélia à Rougemont ?

Dis-le moi en commentaire.