king of scarsKing of scars de Leigh Bardugo

Editions : Milan

517 pages

Paru le 18 Septembre 2019

Aperçu : Aux yeux de tous, Nikolai Lantsov, roi de Ravka, a tout pour plaire : jeune, charismatique, il est le héros de la guerre civile qui a déchiré le royaume.

Installé depuis peu sur le trône, Nikolai doit pourtant faire face à une nouvelle menace : des forces ennemies semblent bien décidées à envahir le pays, dont les frontières sont affaiblies, et les coffres vides. Nikolai doit donc trouver un moyen de rétablir les finances, forger de nouvelles alliances et renforcer son armée de Grishas, cette élite magique qui a tant souffert de la guerre civile.

Or, la plus grande menace pour le royaume n'est autre que le roi en personne ! Victime, pendant la guerre civile, d'une terrible malédiction, Nikolai se transforme presque chaque nuit en une monstrueuse créature que seuls quelques Grishas semblent pouvoir contenir.

Hélas, les ténèbres qui habitent le jeune monarque sont de plus en plus fortes, et Nikolai craint de devenir un monstre pour toujours.

Résolu à combattre le mal qui le ronge, il décide de partir en quête de réponses dans un lieu où règne la plus sombre des magies…

Mon commentaire général : C’est mon cœur qui est tout écorché…

Ma note : 9/10

La citation qui résume tout : « Nous sommes tous connectés, roi Nikolai. Les Grishas, le Fold, le pouvoir en toi. » (p.346)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

King of Scars est la dernière addition au Grishaverse, l’univers fantasy inventé par Leigh Bardugo, qui comporte déjà la trilogie Grisha, la duologie Six of Crows et un recueil indépendant Le chant des ronces.

Ce nouveau roman se déroule trois ans après les évènements de L’oiseau de feu, le tome 3 de Grisha, et après La cité corrompue, le tome 2 de Six of Crows. Tu suis toujours ? S’il n’est pas obligatoire d’avoir lu tous les autres livres pour comprendre de quoi on parle, certains détails sont évoqués ici, notamment du point de vue de leurs conséquences. Et avec Leigh Bardugo, chaque acte a toujours des conséquences, bonnes ou mauvaises…

Le résumé de quatrième de couverture laisse à penser que Nikolai, roi de Ravka, est le personnage principal de King of scars. Pourtant, c’est un roman choral, chaque chapitre étant raconté du point de vue d’un personnage différent : Nikolai bien sûr, Zoya, sa fidèle générale, ou encore Nina Zenik, qui mène sa propre mission dans le Nord et d’autres encore… Cela permet d’aborder tous les tenants et aboutissants de l’intrigue, et évidemment, leurs tâches ne sont pas si éloignées qu’on pourrait le croire au premier abord…

Puisque c’est Leigh Bardugo, je n’ai pas besoin de mentionner à quel point c’est bien écrit, ni comment les personnages sont bien construits, dans leurs forces et leurs faiblesses, leurs doutes et leur détermination (comment ça je suis partielle ? Il est vrai que je suis ultra-fan de cette autrice !).

Mon seul petit bémol, c’est que le roman comporte un certain nombre de longueurs, dans la première partie notamment, dû au fait que les motivations et l’histoire de chacun est détaillée, afin de bien rappeler au lecteur comment et pourquoi les personnages en sont là aujourd’hui. Ça ralentit le rythme de l’action, bien sûr, mais cela permet aussi à celui qui n’a pas lu tout le reste de comprendre l’intrigue. Mais quand on passe la moitié, tout s’enchaîne, révélations, trahisons, combats, stratégie et coups d’éclat, si bien qu’on oublie ces moments plus lents du départ.

Et quand on arrive à la fin, on contemple la dernière page avec désespoir en se demandant : mais où est la suite ?

En résumé : c’est encore du très bon Leigh Bardugo, et si j’en doutais encore, c’est définitivement une de mes autrices préférées !

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Pour moi qui n’avais pas lu la trilogie Grisha, il m’a fallu peut-être un chapitre ou deux avant d’entrer dans l’histoire mais ensuite tout s’est mis en place assez naturellement. J’ai bien compris le passé de Nikolai et Zoya, les relations avec les autres personnages, et si je n’ai pas vécu leurs malheurs directement, j’ai pu en apprécier les conséquences : Nikolai est arrivé sur le trône de Ravka sans l’avoir voulu, avec un monstre à l’intérieur de lui, le forçant à se méfier de l’extérieur mais aussi de sa propre personne… Zoya, et les autres, ont beaucoup perdu dans le combat contre le Darkling : des proches, leur intégrité physique et morale parfois, leur confiance aussi.

C’est une nation en reconstruction, des personnages qui n’ont pas encore fait le deuil de leur ancienne vie, qui doivent pourtant se regrouper et se renforcer face à leurs ennemis qui n’attendent qu’une démonstration de faiblesse de leur part pour les frapper. Même en sachant vaguement ce qui leur est arrivé, je ne suis pas rebutée par la lecture de Grisha, bien au contraire. Je crois même que cela va renforcer mon envie de me plonger dans la guerre contre le Darkling !

Le deuil, Nina Zenik connait bien, elle aussi. Alors que je ne pensais pas la retrouver dans King of scars, j’ai éprouvé beaucoup de peine pour la jeune Grisha qui doit affronter la mort de son amoureux. En terre ennemie, par amour et par devoir, Nina doit combattre les fantômes du passé, les siens et ceux des jeunes femmes qu’elle tente de secourir. Nina est une belle âme et le prouve ici. Pourtant la vengeance n’est pas bien loin, et Jarl Brum risque bien d’en faire les frais…

Alors avec le Darkling ressuscité, Nina dans la gueule du loup, le monstre de Nikolai toujours présent et l’association des Shus et des Fjerdans pour faire tomber le roi, la suite s’annonce risque en bouleversements et en émotions, et je n’ai qu’une hâte : l’avoir entre les mains !

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Feras-tu le voyage jusqu’à Ravka ?

Dis-le moi en commentaire.