behind the barsBehind the bars de Brittainy C.Cherry

Editions : Hugo Roman

383 pages

Paru le 5 Septembre 2019

Aperçu : La première fois que je rencontrai Jasmine Greene elle apparut comme des gouttes de pluie.

J’étais ce musicien maladroit et elle était la reine du lycée. Les seules choses que nous ayons en commun étaient notre musique et notre solitude.

Puis, en un éclair, elle disparut.

Des années plus tard, je la retrouvai dans une rue de la Nouvelle Orléans. Elle avait changé, mais moi aussi. La vie nous avait rendus plus froids. Plus durs. Solitaires. Fermés.

Nous n’étions plus les mêmes, mais les fragments de mon être brisé reconnurent la tristesse qui demeurait en elle. À présent qu’elle était revenue je ne commettrais pas l’erreur de la laisser partir de nouveau.

 

Mon commentaire général : En avant la musique !

Ma note : 7/10

La citation qui résume tout : « Qui aurait pu penser que les choses pouvaient être douloureusement belles. » (p.85)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Cela faisait longtemps que j’avais envie de découvrir la plume de Brittainy C. Cherry dont j’ai entendu tellement de bien à propos de sa saga The Elements.

Je suis ravie de l’avoir connue avec Behind the bars, un roman mêlant drames et musique, sur fond de rêves brisés et de reconstruction.

Behind the bars raconte en douceur l’histoire de Jasmine et Elliott, qui se rencontrent à l’âge de 16 ans. Jasmine arrive à peine à La Nouvelle Orléans, forcée de déménager pour suivre son beau-père musicien et ses contrats. C’est une prodige de la chanson et sa mère entend bien faire d’elle une pop-star, capable de chanter, danser et jouer la comédie, quand la jeune fille est plus attirée par la soul. Elliott est tout l’opposé de Jasmine. Il est effacé, brutalisé par ses camarades depuis qu’il a pris la défense de sa sœur. Pourtant, Jasmine et Elliott vont trouver ensemble une bulle de paix, bercés de musique jazz. Du moins, jusqu’à ce que le destin, cruel, les éloigne… pour mieux les faire se retrouver six ans plus tard, heurtés par la vie

C’est un roman qui se lit très facilement, émaillé ici et là d’une jolie bande-son jazz, et qui joue sur une romance toute douce, qui s’installe lentement. Il ne se passe pas énormément de choses dans ce livre, mais on s’attarde sur les émotions et les fêlures de ces gens qui n’ont pas été épargnés par la vie. Il s’agit de mettre en évidence le courage ordinaire de ces personnes qui essaient juste de s’en sortir par leur force intérieure. On y parle de reconstruction, de trouver sa place, de suivre ses propres rêves.

C’est un bon roman qui me donne encore plus envie de lire la série The Elements tellement j’ai aimé la façon de l’autrice de construire ses personnages, avec des qualités et des défauts, véritablement humains en somme.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

J’ai bien aimé la place que prend la musique dans le roman.

Ville de jazz, La Nouvelle Orléans est bien mise en avant par son ambiance festive et musicale. Elle est comme un personnage supplémentaire, capable d’apporter du bonheur mais aussi du malheur.

La ruelle en est l’exemple parfait : à la fois témoin des meilleurs et du pire moments de la vie d’Elliott.

De façon générale, j’ai aimé que Brittainy C.Cherry prenne des petits détails, des lieux, et leur donne une place à part entière dans le roman, comme ce coin de rue où ont joué successivement Elliott et T.J.

Une histoire se construit de petits détails comme celui-ci, ce qui l’ancre dans le réel, nous laisse penser que l’autrice nous raconte une histoire qui est réellement arrivée, avec des gens réels.

Elliott est pour moi la définition de ce type de personnages. Au départ, il est chétif, peu intégré, harcelé. Il bégaie. Puis il se transforme en un parangon de virilité après la mort de Katie, pour se prouver qu’il est fort, qu’il contrôle. Il est exigeant avec tous et surtout avec lui-même. Il a fermé son cœur. C’est un personnage avec du bon et du mauvais, quelqu’un qu’on pourrait connaître dans la vraie vie.

Jasmine en est plus éloignée. Malgré son enfance désastreuse, sa mère à qui j’aurais bien collé des claques, la jeune femme est plutôt lisse. C’est une davantage une suiveuse, qui ne se bat que pour une seule chose : Elliott. Elle m’a touchée, évidemment, mais je l’ai trouvée moins réelle qu’Elliott, peut-être parce que ses enjeux sont plus particuliers.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Aimes-tu le jazz?

Dis-le moi en commentaire.