boxapBoxap 13-07 de Amalia et Anastasio

Editions : Scrinéo

365 pages

Paru le 5 Septembre 2019

Aperçu : Dans un futur lointain.

La Terre n’est plus qu’une gigantesque ville, constituée d’impressionnants immeubles de béton de plusieurs kilomètres sans fenêtres.

Aïleen est une jeune femme ambitieuse qui gravit avec facilité les échelons de cette société. Elle a tout pour être heureuse, et pourtant, elle se sent en permanence frustrée. Lorsqu’elle prend ses fonctions dans un nouveau poste à responsabilité, elle découvre avec effroi que sa réalité n’est faite que d’univers virtuels qui cachent un monde extérieur sombre et impitoyable…

 

 

 

Mon commentaire général : Le futur fait froid dans le dos…

Ma note : 4/10

La citation qui résume tout : « La vie n’était-elle qu’une longue série de mensonges, de la première seconde à la dernière ? » (p. 154)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Je ne sais pas résister à un roman de science-fiction Young Adult, surtout quand on y présente sur un avenir sombre et sans beaucoup d’espoir pour l’humanité.

Boxap 13-07 s’inscrit exactement dans ces critères.

Imagine une société de surconsommation, poussée à l’extrême, où les citoyens s’appellent des « consotoyens », ce qui veut déjà tout dire. Pour être bien intégré et évoluer dans ce monde, il faut consommer toujours plus. Utiliser ses « points-conso », c’est-à-dire son salaire, au maximum. Trainer dans des centres commerciaux au moindre temps libre etc. Imagine aussi que tout cela se fait en virtuel, les consotoyens ne quittant jamais leur « boxap », d’où ils interagissent avec les autres sur le réseau grâce à leur avatar.

Aïleen est la consotoyenne modèle et d’ailleurs elle va obtenir une promotion pour la féliciter. Si cela s’accompagne d’un plus grand appartement, d’un meilleur salaire et l’accès à des produits plus qualitatifs, cela veut aussi dire découvrir les secrets derrière le virtuel, et ils ne sont pas beaux à voir…

Pour un premier roman, le duo Amalia et Anastasio a créé un univers à la fois proche du nôtre (et la caricature, voire le message d’alerte, est clairement assumé) et très loin. Ils ont poussé leur concept à l’extrême, ce qui ne pourra manquer de faire réagir. Au-delà du consumérisme, les auteurs font aussi état de préoccupations écologiques, dans une moindre part.

Le problème, c’est que cet univers reste très simple, pas assez fouillé. On ne comprend pas comment on en est arrivé là ni comment fonctionne complètement cette société. Quel est l’intérêt de faire consommer les gens à outrance ?

Le roman mentionne aussi un groupe de personnes vivant à l’extérieur de Lassité (la ville gigantesque) sans expliquer non plus comment ils subsistent, ni comment ils ont pu y échapper. En tout cas, je ne l’ai pas capté.

Le rythme est un peu trop lent pour moi, les personnages trop lisses pour que je m’y raccroche, ce qui fait que j’ai décroché à de nombreuses reprises, ce qui pourrait expliquer que j’ai loupé certains détails.

Autre particularité : la fin est très ouverte, et par là je veux dire que le roman ne semble pas terminé, comme s’il manquait des pages dans le livre. Une suite est-elle prévue ?

Quoiqu’il en soit, même s’il faut saluer le joli travail effectué par ces nouveaux auteurs, je n’ai pas vraiment apprécié ce roman, peut-être trop jeunesse bien qu’assez violent, ou trop redondant par rapport à certains récits SF que j’ai déjà pu lire.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

En fait, j’ai été assez déstabilisée par les bases de cette société, qui fabrique littéralement des consommateurs. On crée des individus dans des pouponnières dans le but exclusif d’acheter toujours plus, de puiser dans les ressources jusqu’à les épuiser. Comment une telle société peut-elle fonctionner ? Et surtout quel est l’intérêt de créer ces humains alors qu’il y en a déjà plein et qu’il y a de moins en moins de ressources ? Cela m’échappe complètement

Et du coup, je crois que j’ai traîné cette incompréhension de part en part, ce qui m’a empêchée d’entrer dans le récit et même d’éprouver de l’empathie pour les personnages. Au final, je ne sais pas grand-chose d’eux. Aïleen ne m’a pas parue excessivement réac’ alors que Flow/Wolf lui a décelé un caractère rebelle parfait pour ses projets de fuite (mais là encore, quel est l’intérêt ?). Astur semble débrouillard mais finalement les intrusions dans les boxap sont monnaie courante, tant qu’on se demande pourquoi il n’y en a pas plus ou pourquoi on ne sécurise pas plus les entrées !

Bref, beaucoup de questions, peu de réponses, et une fin qui en pose encore plus !

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Que penses-tu de la société de consommation ?

Dis-le moi en commentaire.