Ami Lecteur, il s’agit de la chronique du deuxième tome de la série Les MacCoy. Si tu n’as pas lu le tome précédent, ça va forcément spoiler pour toi et ça serait dommage. Je te renvoie donc si besoin à mon billet sur L’ogre et le chardon (tome 1).

 

les maccoy T2Les MacCoy, tome 2 : L’Ours et le Taureau d’Alexiane Thill

Editions : Hugo & Cie Collection Poche – New Romance

730 pages

Paru le 4 Juillet 2019

Aperçu : Après avoir découvert le terrible secret de Caleb MacCoy, Phèdre a rejoint le château de Dunvegan pour enfin prendre possession de l’héritage de son père. Désormais à la tête des MacLeod, elle découvre la vie de Chef de Clan. Mais sa position est fragile : depuis son fief d’Inveraray, le bourreau de son enfance, Henry Campbell, est à l’affût de la moindre opportunité pour la faire chuter. Et pour cela, il est prêt à se servir de Caleb. Car aux yeux des Clans, Phèdre est toujours la Pupille de ce dernier, et elle est donc censée respecter ses ordres…

 

 

 

 

 

 

Mon commentaire général : Que j’aime l’Ecosse !

Ma note : 8/10

La citation qui résume tout : « C’est dans la difficulté que les histoires d’amour sont les plus belles. » (p. 277)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Dire que j’ai sauté de joie en recevant ce deuxième tome de la série Les MacCoy serait bien en-deçà de la vérité. Surtout que j’ai eu l’occasion de découvrir l’Ecosse entre ma lecture des deux tomes et que j’avais envie de me plonger dans cette histoire juste pour retrouver cette ambiance si particulière à la terre écossaise que j’ai tant appréciée.

D’autant que L’ours et le taureau m’a fait passer un très bon moment de lecture. On peut donc dire que le contrat est rempli !

Nous retrouvons Phèdre et Caleb deux mois après les évènements du premier tome. La jeune femme s’est réfugiée à Dunvegan, le fief des MacLeod, et peine à prendre sa place de Chef de Clan. Considérée comme une traître, voire comme une vendue à la solde des MacCoy qui ont participé au massacre de son peuple, Phèdre préfère fomenter sa vengeance plutôt que s’occuper des affaires de son Clan. De son côté, Caleb déprime d’avoir perdu la femme qu’il aime. Or celle-ci est encore sa Pupille, et se doit de lui obéir, surtout quand Victor Campbell est derrière les instructions… Seule la vérité pourrait leur permettre de se réconcilier. Mais si elle provoquait aussi la guerre ?

C’est avec une plume toujours très agréable qu’Alexiane Thill nous entraîne dans ces histoires de vengeance, guerres séculaires, traditions et devoirs. J’ai été complètement happée par le récit, et malgré les sept cent pages, le livre n’a pas fait long feu dans mes mains. Pas le temps de s’ennuyer avec ce roman très dense, où les rebondissements et l’action sont omniprésents, sans oublier pour autant les révélations et sentiments. Tout y est pour plaire !

Les personnages y sont aussi pour beaucoup. Très réalistes dans leurs réactions, parfois viscérales, ils forcent l’empathie du lecteur pour lequel il devient compliqué de prendre parti, surtout quand plusieurs points de vue s’affrontent et nous révèlent des éléments déterminants du passé, qui pourraient bien influer sur le présent…

Je pensais que cette série était une duologie, c’est pourquoi la fin m’a réellement surprise. D’autant que si j’ai bien compris l’épilogue, le voyage se poursuivra avec d’autres personnages. Ce n’est pas grave, je serai tout de même au rendez-vous, tant j’ai hâte de savoir comment tout cela se finira !

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Si j’avais beaucoup apprécié la combattivité de Phèdre dans le premier tome, son comportement apathique du début m’a fortement agacée. Il lui faudra du temps pour prendre la place qui lui revient de droit. Je ne conteste pas vraiment le fait qu’elle ne sache pas comment faire au départ, catapultée Chef de Clan comme elle l’a été, mais plutôt le fait de ne même pas essayer. Sans l’aide des MacCoy, elle serait peut-être toujours coincée dans sa tour d’entraînement et Conrad aurait pris le contrôle de Dunvegan. Cependant, elle connait une évolution intéressante au cours du roman, s’affirmant comme Chef puis devant les MacKenzie et Victor Campbell. Pour cela, il lui faudra d’abord apprendre la vérité sur le rôle des MacCoy dans le massacre des MacLeod et l’assassinat de son père.

Caleb se révèle lui aussi beaucoup plus sensible dans ce tome, peut-être parce qu’on peut découvrir les choses de son point de vue. S’il n’hésite pas à s’impliquer pour le bien de son peuple, il n’est pas l’Ogre qu’on croyait. Au contraire, il fait montre d’une grande dose d’humanité, adaptant son comportement à la situation, sans jamais perdre son sens moral. C’est un beau personnage masculin, bien loin des héros manichéens qu’on peut parfois croiser. Caleb n’est ni bon ni méchant : il agit selon la situation.

En tout cas, j’ai trouvé ce roman très mature, tant dans son traitement des personnages que de l’intrigue et du contexte. C’est pourquoi j’attends la suite avec toujours autant d’impatience !

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Veux-tu continuer ta balade en Ecosse?

Dis-le moi en commentaire.