la colline aux esclavesLa colline aux esclaves de Kathleen Grissom

Editions : Pocket

528 pages

Paru le 7 Avril 2016

Aperçu : À 6 ans, Lavinia, orpheline irlandaise, se retrouve esclave dans une plantation de Virginie : un destin bouleversant à travers une époque semée de violences et de passions... En 1791, Lavinia perd ses parents au cours de la traversée les emmenant en Amérique. Devenue la propriété du capitaine du navire, elle est envoyée sur sa plantation et placée sous la responsabilité d'une jeune métisse, Belle. Mais c'est Marna Mae, une femme généreuse et courageuse, qui prendra la fillette sous son aile. Car Belle a bien d'autres soucis : cachant le secret de ses origines, elle vit sans cesse sous la menace de la maîtresse du domaine. Ecartelée entre deux mondes, témoin des crimes incessants commis envers les esclaves, Lavinia parviendra-t-elle à trouver sa place ? Car si la fillette fait de la communauté noire sa famille, sa couleur de peau lui réserve une autre destinée.

 

 

Mon commentaire général : Une fresque historique grandiose !

Ma note : 7/10

La citation qui résume tout : « La couleur, le papa, la mama, on s’en fiche. On est une famille, on prend soin les uns des autres. La famille nous rend forts quand les temps sont durs. On se soutient tous, on s’aide tous. C’est ça, une famille. » (p. 230)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

C’est un peu par hasard que j’ai ouvert ce roman, moi qui ne lis pas beaucoup de livres historiques, poussée par les bons commentaires. Etant donné qu’il ne m’aura fallu que trois jours pour avaler plus de cinq cent pages et que ce n’est pas mon genre de prédilection, on peut dire que c’est un bon roman !

Effectivement, la plume est très agréable et on nous injecte directement au cœur de l’action. On fait la connaissance de Lavinia, petite Irlandaise de 6 ans, qui rejoint une plantation en Virginie comme esclave. Ses parents étant morts pendant la traversée, elle appartient désormais au capitaine du bateau, qui se trouve aussi être propriétaire d’une plantation de tabac, jusqu’à sa majorité. Or si elle vit dans les quartiers des esclaves, le fait d’être Blanche la destina à un destin bien meilleur que celui de ceux qu’elle vient à aimer comme une famille. C’est donc une grande fresque historique qui se déroule sous nos yeux, couvrant une vingtaine d’années, avec son lot de bonheurs et de drames

Alternant les chapitres du point de vue de Lavinia et de Belle, l’esclave qui l’a recueillie et qui se trouve être la fille illégitime du maître, La colline aux esclaves narre le quotidien d’une plantation, vu des esclaves les plus privilégiés (ceux qui travaillent pour les maitres et non dans les champs). Et c’est tout simplement addictif. J’ai tourné les pages très vite, captivée par le destin de tous ces personnages si bigarrés.

Mon seul souci, c’est que le récit enchaîne drames sur drames et même si je me doutais que la vie des esclaves n’était pas drôle, j’aurais bien aimé pouvoir souffler un peu. Lavinia est de plus affreusement naïve, et là où elle ferme allègrement les yeux, le lecteur ne peut s’empêcher de voir arriver les malheurs avant elle.

Du coup, si j’ai globalement aimé, j’ai été agacée par la profusion de drames, comme si l’autrice avait voulu caser le maximum d’anecdotes possible. Il n’est pas concevable d’avoir autant la poisse dans une même famille. Par conséquent, je pense que je ne lirai pas la suite.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

J’ai perdu le compte des malheurs qui arrivent à la famille Pyke en général, et à Lavinia en particulier. Il y en a tellement !

On dirait que tout est poussé à l’extrême, chaque chapitre marquant le début d’un nouveau drame. Les périodes de bonheur sont rares. Je veux bien croire que la vie des esclaves n’était pas facile, que leurs maîtres abusaient d’eux, qu’ils étaient battus ou vendus à la moindre occasion. Par contre, le destin s’acharne sur les Pyke. Tous les enfants de la famille sauf Marshall, qui a été agressé par son tuteur, sont morts. Lavinia ne connait jamais le bonheur, puisqu’à chaque fois qu’elle a la possibilité d’être réunie avec Will, son grand amour, elle fait un autre choix ! Elle ne l’a même pas laissé s’exprimer quand il est venu la voir !

Au final, cette accumulation fait que je ne ressentais plus rien à l’apparition d’un nouveau malheur. La mort de Mama Mae ne m’aura fait qu’un petit pincement au cœur, par exemple, alors que j’aurais dû être bouleversée. A trop en faire, l’autrice m’a noyée sous une avalanche de désastres, certains plus annoncés que d’autres, et m’a fait manquer les principaux.

C’est dommage parce que je m’étais attachée aux personnages, sauf Lavinia, trop crédule, et Marshall, trop manichéen, et que je n’ai pas ressenti toute l’empathie que j’aurais pu avoir pour eux.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Aimes-tu les romans historiques ?

Dis-le moi en commentaire.