Ami Lecteur, il s’agit de la chronique du troisième tome de la série Un palais d’épines et de roses. Si tu n’as pas lu les tomes précédents, ça va forcément spoiler pour toi et ça serait dommage. Je te renvoie donc si besoin à mon billet sur Un palais d’épines et de roses (tome 1) ou Un palais de colère et de brume (tome 2).

 

un palais de cendres et de ruinesUn palais d’épines et de roses, tome 3 : Un palais de cendres et de ruines de Sarah J. Maas

Editions : La Martinière

719 pages

Paru le 8 Février 2018

Aperçu : Devenue Grande Dame de la Cour de la Nuit, Feyre a offert son cœur à Rhysand.

Après la trahison de Tamlin, pourtant, la jeune femme n'a eu d'autre choix que de suivre celui-ci à la Cour du Printemps, qu'elle considérait autrefois comme sa maison. Mais Feyre n'a qu'une idée en tête : découvrir ce que manigance Tamlin, qui s'est rangé aux côtés du roi d'Hybern, et rentrer au plus vite à la Cour de la Nuit.

Car la guerre contre Hybern est imminente, et Feyre et Rhysand doivent à tout prix rallier les Grands Seigneurs à leur cause...

 

 

Mon commentaire général : J’adore !

Ma note : 9/10

La citation qui résume tout : « Nous nous battrons pour la vie, pour la survie, pour l’avenir de chacun de nous. » (p. 640)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Après le premier tome, centré sur la Cour du Printemps et la défaite d’Amarantha, et le deuxième qui permet de faire plus ample connaissance avec la Cour de la Nuit, ce troisième tome est celui de la guerre tant annoncée. Fini la rigolade : la romance n’est clairement plus au centre du récit, ni la découverte des autres cours. On parle maintenant stratégie militaire, bataille et c’est sanglant.

Or il restait encore nombre d’intrigues secondaires non résolues en plus de la guerre contre Hybern. Il était ainsi question de la transformation en Fae des sœurs de Feyre, de la trahison de Tamlin, des créatures comme Amren, le Graveur d’Os ou la Tisserande. Ne t’inquiète pas, ce petit pavé de plus de 700 pages permet également de faire la lumière sur toutes ces questions et chacun prend la place que le Destin lui avait réservée. Toutes les pièces se mettent en place, vers un but unique, et c’est un final en feu d’artifice que nous propose Sarah J. Maas.

Evidemment, vu la densité des tomes précédents et des points soulevés, il n’y a pas beaucoup de temps pour s’appesantir sur chacun d’eux et si j’ai parfois trouvé que certaines intrigues se résolvaient un peu trop facilement, je comprends les choix de l’autrice : vu la complexité de l’intrigue, il n’était pas possible de peaufiner chaque fil secondaire sans en rajouter encore à un pavé de déjà 700 pages, même si tout est quand même bien traité au final.

En tout cas, il m’aura fallu quelques jours pour terminer ce roman qu’il est impossible de lire d’une seule traite, et pas seulement parce qu’il fait 700 pages, mais surtout parce qu’il s’y passe beaucoup de choses et qu’il faut prendre son temps pour tout apprécier. Et puis en tant que dernier tome d’une trilogie, il faut aussi prendre le temps pour dire aurevoir aux personnages qu’on a tant aimés.

Ceci dit, un tome compagnon est sorti en VO en mai 2018 et devrait être suivi d’autres, mettant l’accent sur les personnages secondaires de la série originelle.

Bref, on est loin d’en avoir complètement terminé avec cette série, et vu comme je l’aime, je ne peux que m’en réjouir !

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

En ouvrant ce roman, j’avais hâte de retrouver Feyre à la Cour de Printemps. Nous savions qu’elle allait devoir jouer double jeu pour obtenir sa vengeance face à la trahison de Tamlin. Et je dois dire que j’ai été un peu déçue de la brièveté de cette intrigue. Je m’attendais à des mois de complot et en fait, tout se règle en quelques semaines. Feyre récolte rapidement tous les renseignements dont elle a besoin et s’enfuit assez facilement vers la Cour de la Nuit en compagnie de Lucien. Evidemment, vu tout ce qu’il s’est passé par la suite, je comprends que Sarah J. Maas ait fait le choix de ne pas s’attarder sur cet aspect en particulier mais j’avoue que j’aimais bien cette histoire de double jeu à la Cour de l’ennemi, et un ennemi bien particulier en plus.

Je suis aussi néanmoins satisfaite que l’autrice n’ait pas choisi la voie de la facilité pour le reste du roman. La guerre contre Hybern est en fait une succession de batailles, de coups fourrés, de tromperies et de faux semblants, qui est beaucoup plus réaliste qu’une énorme bataille en une fois. Les forces en puissance sont ici déséquilibrées, Prythian en sous-nombre, et Hybern a choisi une guerre de l’usure, assez retorse, que j’ai plutôt appréciée.

Cela permet en plus d’exploiter toutes les intrigues laissées en suspens et de donner un rôle à chacun des personnages croisés jusque-là. Du Suriel, à la Tisserande et au Graveur d’Os, d’Amren aussi, et Nesta et Elain, chacun est essentiel à cette guerre, qui n’aurait pas pu être remportée sans leur aide. Je regrette juste que l’intrigue de la reine humaine transformée en oiseau ait été traitée à la légère, le père des filles réapparaissant par miracle avec cet atout considérable dans sa manche, juste pour être tué par le roi d’Hybern. C’est un peu facile…

D’autre part, ce tome a été pour moi l’occasion de m’intéresser de plus près aux personnages secondaires, Mor, Cassian et Azriel en tête, car le couple Feyre/Rhysand m’a un peu tapé sur les nerfs avec leurs roucoulades. Je pressens beaucoup de choses passionnantes à dire sur ce trio, et j’espère de tout cœur que les prochains tomes se focaliseront sur eux.

En tout cas, j’aime cet univers et je ne suis pas prête à m’en éloigner. Prythian, j’y suis, j’y reste !

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Dans quel camp te battras-tu?

Dis-le moi en commentaire.