49 jours je compterai pour toi49 jours je compterai pour toi de C.S. Quill

Editions : Hugo New Romance

398 pages

Paru le 28 Mars 2019

Aperçu : Quand l'amour se vit en 49 jours...

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Chaque matin, depuis qu'elle a rencontré Sawyer Hall, Breen inscrit un nouveau chiffre dans sa paume. Le compte à rebours est lancé, comme la fuite inéluctable du temps qu'elle voudrait pourtant maîtriser.

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Breen souhaiterait pouvoir retenir les jours qui filent pour profiter des sentiments qui refont enfin surface. Mais elle le sait, son cœur ne cesse jamais de compter.

47... 48... 49...

Alors qu'elle ne sait pas aimer plus de 49 jours, Sawyer sera-t-il celui qui libérera son cœur ?

Mon commentaire général : La french New Romance n’a rien à envier aux autres !

Ma note : 8/10

La citation qui résume tout : « Je hais cette fille coincée sur sa balançoire, qui met tout son cœur à aller de l’avant mais repart toujours en arrière. Et qui se balance sans fin. »

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Un résumé mystérieux, 49 jours, une histoire qui semble perdue d’avance, une jolie couverture poétique, voilà ce qui m’a irrémédiablement attirée vers 49 jours je compterai pour toi avec lequel je découvre C.S. Quill qui est déjà bien connue dans la New Romance.

Il ne m’aura fallu que deux petites soirées pour tourner la dernière page de l’histoire de Breen et Sawyer, dont il est assez difficile de parler sans spoiler. Sawyer est un photographe reconnu, Breen est serveuse dans un petit village de Bretagne. Ils se rencontrent à une exposition de photos et leur attirance prend très rapidement le dessus, les sentiments n’étant pas loin derrière. Mais l’un comme l’autre a un passé douloureux et même très pesant pour Breen qui ne peut s’empêcher de penser à l’amour perdu de sa vie, Will. Et que signifient les nombres que Breen écrit chaque jour dans sa paume ?

Alternant entre passé et présent, ce roman très bien écrit et construit sur ce mystérieux compte de 49 jours nous entraîne au sein d’une romance peu usuelle. Si les héros ont tous les deux leurs secrets et leurs blessures, le comportement de Breen, presque obsessionnel, apporte beaucoup d’intensité à cette romance. Il y a tout de même quelques passages à vide, au fur et à mesure que les jours passent et que Breen demeure tout aussi obscure pour le lecteur qu’elle l’est pour Sawyer. Puis les émotions arrivent sur la fin et j’ai vraiment été bouleversée par cette histoire.

J’ai globalement bien aimé ce roman, même s’il m’aura manqué quelques descriptions, notamment de ce joli village breton qu’il est si peu courant de voir dans la New Romance, et que je me suis un peu ennuyée vers le milieu du livre. J’apprécie toujours de lire un roman qui sort des sentiers battus et c’est complètement le cas de 49 jours je compterai pour toi, qui prouve encore une fois, que les autrices françaises sont tout à fait capables de nous transporter dans des histoires marquantes!

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Le gros point fort du roman est de parler du deuil maternel et de la mort subite du nourrisson, mais aussi de la maladie d’Alzheimer, même si elle n’est pas nommée comme telle.

Ces sujets graves sont peu abordés en New Romance et j’aime quand une autrice prend des risques et sort des chemins tout tracés.

Si j’avais deviné la raison de la fuite de Sawyer, le secret de Breen était vraiment surprenant et jamais je n’aurais imaginé que Will était un bébé ! La façon dont elle en parlait ne m’a jamais évoqué l’amour maternel mais j’aime être surprise, donc pourquoi pas. Par contre, son attitude abracadabrante m’a lassée au bout d’un moment : sans indices pour comprendre son désarroi, je n’ai pas ressenti d’empathie à son égard et donc j’avais du mal à la suivre. Evidemment, tout s’est éclairé à la révélation de l’identité de Will (même si on ne peut pas mettre dans le même panier amour maternel et relation amoureuse) mais c’était déjà trop tard pour moi, j’avais déjà pris mes distances avec Breen.

Sawyer est au contraire un personnage masculin bien construit, à l’inverse du bad boy allergique à l’engagement qu’on rencontre souvent dans les New Romances. C’est un homme qui a souffert de la maladie de sa mère qu’il vit comme un rejet, et qui a donc besoin de temps pour construire une relation (et on peut dire qu’il est servi avec Breen). J’ai donc clairement préféré Sawyer à Breen, car plus lisible.

En tout cas, je suis conquise par la plume toute en sensibilité de C.S. Quill et je lirai volontiers d’autres publications de cette autrice.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Compteras-tu les jours ?

Dis-le moi en commentaire.

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