la vilaine belle-soeurLes contes inachevés, tome 1 : La vilaine belle-soeur de Aya Ling

Editions : Infinity

433 pages

Paru le 23 Août 2017

Aperçu : En déchirant par mégarde un vieux livre d'images, Kat est téléportée dans le monde de Cendrillon, où elle incarne Katriona, l'une des hideuses belles-sœurs ! En tant que jeune fille de noble lignage, sa vie change du tout au tout et elle doit apprendre à survivre aux lois de ce nouvel environnement, à commencer l'épreuve de passer les portes avec une robe à arceaux... Pour revenir chez elle, elle va devoir compléter l'histoire, jusqu'à ce qu'ils soient heureux et aient beaucoup d'enfants. Mais les obstacles sont de taille : l'autre belle-sœur est belle à s'en damner, la marraine la bonne fée est aux abonnées absentes et le prince - carrément canon, soit dit en passant - déteste les bals.

Dans de telles conditions, arrivera-t-elle seulement à rentrer chez elle... ?

Mon commentaire général : J’adore les contes de fées !

Ma note : 9/10

La citation qui résume tout : « Quand tu as déchiré le livre créé par notre roi, une malédiction s’est déclenchée parce que tu as altéré sa magie. Alors, comme punition, tu as été transportée dans l’histoire elle-même.» (Chap.2)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Je craque toujours devant une réécriture de conte, surtout si on me promet de revoir cette histoire selon le point de vue du méchant. Quoi de mieux pour apporter un vent de fraicheur sur une histoire que l’on croit connaitre par cœur ?

Il était donc écrit que je devais lire La vilaine belle-sœur, et j’ai adoré !

En effet, Aya Ling nous propose de revoir l’histoire bien connue de Cendrillon selon le point de vue d’une des vilaines belles-sœurs, ce qui est déjà original en soi, mais pour y ajouter un peu de piquant, la jeune fille en question n’est autre que Kat, une adolescente de notre époque transportée dans le conte alors qu’elle triait de vieux livres. Celui-ci a été enchanté par le roi des Gobelins et il a suffit qu’elle déchire par mégarde une des pages pour prendre la place d’un des personnages du conte, en l’occurrence celui de la plus jeune des belles-sœurs. Mais pour revenir dans l’époque moderne, Kat doit forcer les personnages à aller au bout de l’histoire, c’est-à-dire jusqu’au happy ending. Or Cendrillon, dite Elle, n’est qu’une servante pas du tout reliée à la famille, il n’y a aucune marraine fée dans le coin, pas de bals à l’horizon et de toute façon, le prince n’y parait jamais… La tâche va donc être bien compliquée pour cette jeune fille perdue dans un autre temps, au langage moderne, aux manières déplorables et avec un faible pour le prince…

A peine ouvert, à peine lu ! C’est frais et drôle, très bien écrit, et plein de bonnes idées. Outre le conte, dont Aya Ling a gardé les grandes lignes, on se croirait dans un roman de Jane Austen, avec les toilettes, les obligations sociales, l’obsession des jeunes filles de bonne famille pour le mariage. En plus, les personnages sont hyper attachants, ils ont du caractère et une vraie utilité.

J’ai également aimé que le roman soit aussi une critique de la société de l’époque, avec des réflexions sur la place des femmes, la condition des enfants et le progrès social.

Le seul souci, c’est que la fin appelle une suite… et que je la veux maintenant !

En bref, si tu aimes les contes, Jane Austen, les héroïnes fortes, les belles romances et les situations cocasses, ce roman est fait pour toi.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Je me doutais bien que j’allais aimer ce roman, mais de là à y penser quand je ne pouvais pas lire et à avoir hâte de retrouver mon livre, c’est une excellente surprise !

Je me suis vraiment prise au jeu de Kat, même si on se doute bien au vu de la tournure des évènements qu’elle n’arrivera jamais à caser le prince (dont elle est amoureuse et qui l’aime en retour) avec Elle (qui est dingue de Henry qui l’aime en retour). Tout l’enjeu était donc de comprendre comment faire coïncider tous ces paramètres avec les besoins du conte.

Il était très drôle de la voir s’escrimer à vouloir absolument reproduire le conte de son enfance alors même que les choses se réalisaient sous ses yeux sans qu’elle en ait conscience. Ainsi quand elle part au bal avec l’aide des fées qui lui font sa tenue et son carrosse, qu’elle perd sa chaussure, sans se rendre compte que c’est elle qui joue le rôle de Cendrillon.

J’ai aussi apprécié sa maladresse, qui la rend touchante, et surtout son combat pour les classes inférieures. Grâce à son entêtement, elle parvient à faire adopter la loi pour améliorer la condition des enfants et lance le pays sur la voie du progrès social.

Le prince est également un personnage bien pensé. Bien loin d’être décoratif, comme dans le conte originel, Edward a une vraie personnalité. Il jardine, prend ses sujets à cœur, ne se contente pas de son rôle de séducteur.

Et puis, il y a toute la galerie des personnages secondaires, de Elle à Henry, Poppy, Krev et même Bianca, qui ont tous une vraie présence.

C’est le premier roman d’Aya Ling que je lis, mais certainement pas le dernier !

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ? Tu crois connaître le conte de Cendrillon ?

Dis-le moi en commentaire.

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