Ami Lecteur, il s’agit de la chronique du troisième et dernier tome de la série Sweet Evil. Si tu n’as pas lu les tomes précédents, ça va forcément spoiler pour toi et ça serait dommage. Je te renvoie donc si besoin à mon billet sur La beauté du mal (tome 1) ou L’insouciance du danger (tome 2).

la douceur du jugementSweet Evil, tome 3 : La douceur du jugement de Wendy Higgins

Editions : AdA

456 pages

Paru le 15 Septembre 2014

Aperçu : Le mal prolifère à un rythme effréné et la gentille Anna Whitt est sa cible. Personne ne sait quand ni comment les ducs rapperont, mais Anna et ses alliés Nephilim feront tout ce qui sera nécessaire pour débarrasser la Terre des démons et de leur oppression.

Les enjeux sont plus élevés que jamais et Anna est déterminée à ce que l’amour qu’elle éprouve soit une force, non une faiblesse. Mais tenter de protéger ceux qu’elle aime et sauver sa propre vie tout en combattant les forces démoniaques se révèle être une grave source de danger... D’autant plus que certains montrent leur vrai visage, mettant la confiance à rude épreuve. Ainsi, quand le duc du désir envoie Kaidan Rowe, le grand amour d’Anna, défier celle-ci, elle doit déterminer ce qu’elle est prête à risquer.

 

Mon commentaire général : Que de bondieuseries…

Ma note : 7/10

La citation qui résume tout : « Nous, les Nephilims, allions débarrasser la Terre des démons, et il était prévu que je montre la voie. » (Chap. 1)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Allons droit au but : pour moi ce tome est le moins bon des trois volets qui composent cette série.

Tout d’abord, on nous promet une grande bataille entre Nephilims et les Ducs depuis le deuxième tome, sache qu’elle ne couvre que 10% du roman. Le reste n’est que péripéties sans beaucoup d’intérêt, beaucoup de romance, dont un évènement en particulier qui devrait faire plaisir aux fans, mais dont la finalité m’a un peu échappée.

Qu’on ne s’y trompe pas, c’est toujours très bien écrit, mais j’ai plus accusé les longueurs dans celui-ci, peut-être parce qu’en tant que tome final, j’attendais que l’intrigue mise en place depuis le début se résolve et qu’il m’a semblé qu’on tournait beaucoup autour du pot pour une conclusion finale un peu expédiée.

J’ai de plus trouvé que les personnages avaient perdu de leur piquant, englués dans la romance qui n’épargne personne, avec des drames inutiles dont je me serais bien passée. Et puis, la religion prend aussi beaucoup de place. Je comprends bien que dans un livre qui traite du paradis et de l’enfer on en vienne à parler de Dieu, mais que la prière soit une réponse universelle pour se sortir des problèmes, c’est autre chose…

Au final, je termine cette série sur des sentiments mitigés, assez déçue : l’idée de départ était vraiment bonne mais j’ai trouvé ce tome final davantage tourné vers la romance et moins vers la mythologie des Nephilims et Ducs, ce qui est bien dommage.

Il reste un companion book, qui relate l’essentiel des trois tomes du point de vue de Kaidan mais je ne pense pas le lire, n’étant pas assez fan du personnage pour une nouvelle version de la même histoire sous un autre angle.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Là où j’attendais un final en feu d’artifice, une grande bataille d’anthologie entre méchants Ducs et gentils Nephilims, j’ai l’impression d’en avoir seulement eu la bande annonce. Une cinquantaine de pages dans un club sombre, avec des combats très inégaux, des Ducs âgés de milliers d’années facilement submergés par des Nephilims et une résolution comme par magie grâce à la prière. On se demande bien à quoi servait cette précieuse épée qu’on nous présente comme un trésor inestimable depuis deux tomes, alors qu’Anna s’en est à peine servie et que les autres Nephilims ont mené l’essentiel des combats à sa place…

Il suffisait donc d’avoir le cœur pur et cela passe par une vertu intacte, c’est-à-dire pas de sexe avant le mariage. Et d’ailleurs ceux qui y ont succombé sans avoir pris la précaution de se marier avant en ont durement souffert, comme Marna. Forcément, le sexe mène à une grossesse non désirée et dans son cas, la mort quand même… Je n’ai pas du tout adhéré à cette présence beaucoup trop importante de la religion dans le récit, ce qui me semblait plus dilué dans les tomes précédents.

De même, la romance prend beaucoup plus de place ici. Entre Anna et Kaidan, Marna et Jay, Ginger et Blake, Zania et Kopano, ça fait beaucoup… Et que des couples hétérosexuels en plus. Mais je suppose que ça va avec le point précédent (c.f. la religion).

C’est vraiment dommage car j’aimais bien cette idée d’une enfant d’ange et de démon, du fait de se battre pour avoir le droit à sa liberté de vivre comme on l’entend. Mais dans le monde de Wendy Higgins, c’est comme on l’entend sous condition de se conformer à la volonté de Dieu, et ça me dérange beaucoup plus.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Veux-tu connaître l’issue du combat Nephilims vs. Ducs?

Dis-le moi en commentaire.