nightfallNightfall de Jake Halpern et Peter Kujawinski

Editions : PKJ

310 pages

Paru le 6 Avril 2017

Aperçu : Sur l’île de Bliss, quatorze années de Nuit vont bientôt succéder à quatorze années de Jour.

Les habitants se préparent à abandonner leurs maisons, mais Marine, Kana et Liam ne croient pas aux légendes de leurs parents. Ils décident de rester dans le village.

Alors que la Nuit les enveloppe, ils découvrent avec horreur qu’ils n’auraient vraiment pas dû…

 

 

 

 

 

 

 

Mon commentaire général : Le jour et la nuit…

Ma note : 5/10

La citation qui résume tout : « Cachez-vous. » (p.113)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Ce roman bénéficie d’un côté ultra-mystérieux grâce à son résumé qui laisse présager le pire… Or il faut savoir que tout n’est pas vrai dans ce qui est présenté.

L’histoire se déroule sur une île nommée Bliss dont on ne sait pas grand-chose, si ce n’est que le Jour dure 14 années, tout comme la Nuit, mais que ses habitants quittent l’île durant la Nuit pour se réfugier sur des terres plus chaudes au Sud. Au moment où le roman commence, la Nuit est sur le point de tomber et les habitants sont donc sur le départ. En attendant les bateaux qui vont les emmener au loin, ils rangent frénétiquement leurs habitations car il est obligatoire de les quitter dans un état de propreté impeccable et rangées d’une façon bien particulière. Pourquoi ? Cela fait partie des mystères de l’histoire…

Nous suivons plus particulièrement trois adolescents : Marine et son frère Kana, aveugle, et leur ami Liam, orphelin. Or au moment de quitter l’île, Liam est parti en expédition dans la forêt et s’est perdu. Ses amis partent à sa recherche mais loupent le départ et se retrouvent donc abandonnés sur l’île dans la Nuit. Or il y a une bonne raison de partir, une raison qui leur en veut à mort…

L’idée de départ était très bonne, celle de jouer avec la peur ancestrale de l’obscurité, mais m’a semblée mal exploitée. La Nuit se fait attendre une bonne centaine de pages, et quand enfin elle est là, ni l’ambiance ni les frissons ne sont au rendez-vous. Pour être franche, ça m’a fait l’effet d’un pétard mouillé

La plume est pourtant agréable mais les descriptions assez confuses. Il m’a ainsi manqué une carte de l’île pour suivre les pérégrinations des personnages. En parlant d’eux justement, ils sont très jeunes et cela se ressent dans le récit. Peut-être aussi que cela est dû aux émotions que je n’ai pas ressenties : j’aurais dû percevoir leur peur, leur angoisse devant l’inconnu. Ça n’a pas été le cas.

En bref, tu l’auras compris, je n’ai pas été conquise par Nightfall, dont le manque d’émotions du récit centré sur l’action ne m’aura pas permis de ressentir d’empathie pour les personnages.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Quelle bonne idée de mettre en scène la peur du noir, crainte universelle de l’homme ! D’autant qu’ici, il y a une vraie raison d’avoir peur, de vrais monstres qui guettent dans l’obscurité.

Alors pourquoi n’ai-je pas eu peur ?

Peut-être parce que l’écriture ne retranscrit pas la crainte de ces trois enfants perdus. J’ai surtout suivi leur périple (enfin « suivi », étant donné que les descriptions ne sont pas très précises, je serai bien incapable de décrire l’île et donc de tracer le parcours des trois protagonistes…) mais je n’ai pas ressenti leurs émotions. Pourtant, ils sont seuls, abandonnés de tous, dans le noir, à la merci de créatures cruelles, sans nourriture, sans médicaments, il devrait forcément se passer quelque chose d’un point de vue émotionnel…

L’un d’eux est aussi en pleine phase de transformation, d’une nature qu’il ne connait pas, qui promet de le changer en ces monstres qui les poursuivent. Il devrait être terrifié, non ?

J’attendais beaucoup de cette Nuit qui se fait attendre pendant le tiers du récit. Donc forcément, les attentes du lecteur grandissent avec le nombre de pages, et c’est ce qui m’a déçue : la Nuit n’était pour moi pas au rendez-vous. Pas assez obscure, pas assez terrifiante. Je n’ai pas compris les motivations de ces créatures que je n’ai pas réussi à visualiser. Que sont-elles ? Que veulent-elles ? Que font-elles durant le Jour ?

Pourtant, dans cette ambiance de huis-clos, il y avait moyen de faire naître une tension insoutenable, de faire frissonner le lecteur comme les personnages.

Au final, je suis restée assez spectatrice, sans ressentir particulièrement d’empathie. C’est dommage.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  As-tu peur du noir?

Dis-le moi en commentaire.