capturéeThe captive, tome 1 : Capturée de Erica Stevens

Editions : Babelcube

epub

Paru le 24 Août 2015

Aperçu : Capturée, enlevée à sa famille et ses bois qui lui sont si chers, la plus grande crainte d'Aria n'est pas la mort imminente à laquelle elle fait face, mais d'être choisie comme esclave de sang par un des membres de la race de vampires qui règne sur le monde. Peut importe ce qui lui arrive cependant, Aria sait qu'elle doit garder son identité secrète des monstres qui la détiennent. Elle a déjà été démasquée comme membre de la rébellion, mais les vampires ne connaissent pas sa réelle implication dans cette bataille, et ils ne doivent jamais l'apprendre. Bien qu'elle espère la mort, la vie d'Aria se trouve chamboulée quand un vampire prénommé Braith s'avance pour la réclamer. Il reporte son exécution, mais Aria sait qu'il n'est qu'une question de temps avant qu'il ne la vide de son sang et la détruise. Surtout quand elle apprend sa réelle identité, prince de la famille royale. La même famille royale qui a engagé la guerre qui a fini par détruire la race humaine, les reléguant à rien de plus que des serviteurs et des esclaves. Aria est déterminée à détester le prince, déterminée à ne pas lui céder de quelque manière que ce soit, mais son étrange gentillesse et surprenante tendresse l'étonnent. Déchirée entre sa loyauté envers la rébellion et son amour grandissant pour son pire ennemi, Aria peine à se décider : rester fidèle à tout ce qu'elle a toujours connu, ou se laisser aller à l'amour qu'elle n'espérait jamais trouver.

Mon commentaire général : Et si les vampires dominaient le monde ?

Ma note : 7/10

La citation qui résume tout : « Les vampires étaient des monstres, ils détruisaient les humains, les utilisaient et les abusaient avant de les jeter, mais cette créature était une énigme qu’elle ne parvenait pas à élucider. A un moment, il était autoritaire, intimidant et menaçant. Celui d’après, il était comme ça, presque gentil et doux alors qu’il la tenait précautionneusement dans ses bras. »

Mon avis (garanti sans spoiler) :

J’adore les romans où les vampires se conduisent comme les créatures puissantes qu’ils sont ! Pourquoi se cacher des humains alors qu’ils ont clairement les pouvoirs de nous détruire ?

C’est ici exactement le contexte de Capturée. Les humains ont perdu la guerre qui les opposaient aux vampires voilà des siècles et sont réduits soit à collaborer en servant les vampires, soit à devenir des esclaves de sang, vidés de leur sang jusqu’à ce qu’ils en meurent. Ou ils peuvent résister. C’est le cas d’Arianna, dite Aria, fille du chef de la résistance, qui est malheureusement capturée par les vampires pendant un raid et vendue aux enchères pour devenir esclave de sang. Or c’est Braith, prince des vampires, qui l’acquiert. S’il ne sait pas qui elle est, elle prend une importance capitale à ses yeux et il n’a pas l’intention de lui faire du mal. Les sentiments peuvent-ils apparaître quand on appartient chacun à un camp ennemi ?

Outre cet arrière-plan intéressant, le roman se déroule presqu’exclusivement dans les quartiers de Braith où Aria est retenue prisonnière, ce qui apporte une ambiance de huis-clos, source de tension et de mystère pour la jeune femme, qui n’a aucune idée de ce qui se passe au-dehors.

J’ai bien aimé la plume et j’ai lu ce livre assez rapidement, captivée par le destin de ces deux personnages que tout oppose. Pourtant je regrette que la haine soit quasi-inexistante et (trop ?) rapidement remplacée par des sentiments amoureux.

Ceci dit, la fin est suffisamment prenante pour donner envie de lire la suite, ce que je ferai !

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Comme dans tout huis-clos, on peut se poser la question : syndrome de Stockholm ou vrais sentiments ?

Si Aria et Braith se trouvent attirants dès le départ, j’ai trouvé que leurs sentiments se développaient trop rapidement. Aria est censée détester les vampires, qui ont réduit les humains en esclavage, surtout qu’elle a été élevée au sein de la Rébellion. Elle fait bien une pauvre tentative avec le pieu mais ça s’arrête là. Evidemment, Braith est charmant, il la traite bien, lui apprend à lire, mais elle devrait s’en méfier davantage. Du côté de Braith, c’est différent car Aria est la seule chose qu’il voit et cela devrait le préoccuper plus. Il ne cherche pas vraiment à comprendre d’où vient ce miracle. Sans préciser ce qu’il voit, il n’essaie même pas de consulter quelqu’un pour parler de sa vue… C’est dommage car avec cette ambiance de huis-clos, on pourrait avoir une tension plus lourde, une atmosphère pesante, où la méfiance règne.

La fin m’a également fait soupirer. La fuite d’Aria en compagnie de Jericho/Jack (dont on ne connait pas les motivations, d’ailleurs…) est super pour relancer la machine mais j’ai moins apprécié les incompréhensions qui en découlent. La nécessité pour Aria de s’échapper était déjà suffisamment tragique sans en rajouter avec des drames inutiles. On peut comprendre la détresse d’Aria de découvrir que Braith a une fiancée dont il ne lui a jamais parlé mais que lui s’énerve parce qu’elle est partie sans lui dire (et voit ça comme une trahison de sa part) est un peu difficile à avaler, surtout pour lui qui s’est toujours montré raisonnable et modéré.

Néanmoins, je lirai la suite avec plaisir car j’ai bien aimé cet univers et les personnages aussi. Il faut tout de même savoir que la série comporte sept tomes, dont je n’ai pas fini d’en entendre parler !

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Supporteras-tu d’être l’esclave d’un vampire ?

Dis-le moi en commentaire.