all the bright placesAll the bright places (Tous nos jours parfaits) de Jennifer Niven

Editions : Penguin ou en VF chez Gallimard

388 pages

Paru le 1 Janvier 2015

Aperçu : Quand Violet et Finch se rencontrent, ils sont au bord du vide, en haut du clocher du lycée, décidés à en finir avec la vie.

Finch est la "bête curieuse" de l'école. Il oscille entre les périodes d'accablement, dominées par des idées morbides et les phases "d'éveil" où il déborde d'énergie. De son côté, Violet avait tout pour elle. Mais neuf mois plus tôt, sa sœur adorée est morte dans un accident de voiture. La survivante a perdu pied, s'est isolée et s'est laissée submerger par la culpabilité.

Pour Violet et Finch, c'est le début d'une histoire d'amour bouleversante: l'histoire d'une fille qui réapprend à vivre avec un garçon qui veut mourir.

 

 

Mon commentaire général : Parfait ? Non, pas à mes yeux…

Ma note : 6/10

La citation qui résume tout : « You can never tell what that boy’s going to do.» (p.183 )

Mon avis (garanti sans spoiler) :

All the bright places, dont il existe une traduction française sous le titre de Tous nos jours parfaits, est un livre dont j’entendais beaucoup de bien depuis quelques temps. Si bien que j’ai fini par l’extraire de ma PAL et de me plonger dans ce que j’espérais être un puits à émotions.

Allons droit au but : je fais partie de ceux qui n’ont pas été convaincus, en tout cas pas entièrement.

La plume est très belle, il y a des intentions louables dans les messages sous-jacents (revenir à la vie après un drame, vaincre le deuil..) mais je n’ai pas ressenti tout ce que j’attendais. Peut-être que j’en attendais trop, justement.

Les maladies mentales sont trop peu souvent abordées en littérature YA et on comprend bien les difficultés de Finch, mais tout cela m’a semblé trop romancé, idéalisé même. J’ai eu l’impression que la bipolarité était une sorte de compagne un peu fofolle, un peu romantique même, mais en tout cas pas une vraie maladie qui mérite un traitement sérieux. Tout comme le suicide qui est abordé d’une façon très distancée et même comme une expérience… Pour un livre destiné aux adolescents, cela me paraît plutôt dangereux de romancer le suicide.

Les émotions sont arrivées sur la toute fin du récit mais je dois bien avouer que je n’ai pas trouvé de véritable intrigue dans l’histoire, rien pour tenir le lecteur en haleine sur la durée du roman. Au final, je me suis un peu ennuyée

Il y a eu beaucoup de coups de cœur pour ce roman donc je t’invite comme toujours à te faire ta propre opinion si ce roman t’intéresse.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Avec tous les très bons avis que j’avais lus sur ce roman, j’en attendais beaucoup, notamment côté émotions. Je pensais sincèrement pleurer toutes les larmes de mon corps.

Malheureusement, je suis restée assez en retrait, n’étant vraiment émue qu’à la toute fin, lorsque Violet part sur les traces de Finch. Comme elle, je voulais comprendre le geste de Theodore, explication que nous n’avons jamais. Peut-être n’a-t-il pas supporté qu’elle dise la vérité à ses parents ? Peut-être était-il sur le point de replonger dans une de ses phases de « sommeil » ? Peut-être avait-il peur du rejet ? Cela n’est pas clair.

Ce qui l’est, en revanche, c’est que l’idée de la mort est abordée tout le long du roman de manière un peu nonchalante. Finch collectionne les statistiques sur les différentes formes de suicide, allant même jusqu’à essayer la surdose médicamenteuse, sans que jamais l’autrice n’aborde les conséquences de tels gestes. Violet a bien l’air triste après la mort de Finch, mais on comprend qu’elle va reprendre sa vie, que dans un sens il l’a aidée à aller de l’avant après son propre deuil. Il apparaît presque comme un mal pour un bien… De même, on ne comprend jamais la perte terrible pour la famille.

Parlons d’ailleurs des familles. J’ai été profondément en colère contre la famille de Finch, sa mère et Kate notamment, qui ferment carrément les yeux devant la maladie du jeune homme. Son besoin de s’enfermer dans son placard, d’aller courir à des heures impossibles, son comportement changeant, tout cela est vue comme une excentricité et non comme les symptômes d’une maladie grave, qui peut être traitée. De toute façon, aucun d’entre eux n’est vraiment équilibré (je rappelle que la petite sœur découpe les mots trop durs dans les livres…) mais je regrette que le trouble de Finch ne soit pas vu plus sérieusement. Je suis aussi en colère contre les parents de Violet qui n’ont à mon avis pas toujours des réactions proportionnées face à leur fille, qui leur ment, les mène en bateau et dont ils ne voient rien…

Bref, de la maladie aux relations familiales, rien ne m’a paru aligné dans ce roman et c’est ça qui fait que je n’ai pas adhéré à cette histoire.

Dans le même genre, je recommanderai davantage Le vide de nos cœurs, que j’avais trouvé plus juste.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ? Prêt à visiter l’Indiana ?

Dis-le moi en commentaire.