the sun is also a starThe sun is also a star de Nicola Yoon

Editions : Bayard

421 pages

Paru le 5 Juillet 2017

Aperçu : Daniel, 18 ans, est fils de coréens immigrés à New York. Il passe un entretien pour entrer dans la prestigieuse Université de Yale. Natasha vient de la Jamaïque. Sa famille, immigrée illégalement aux États-Unis, est sous le coup d'une procédure d'expulsion et devra quitter le pays le soir même. L'adolescente tente par tous les moyens de trouver une solution. Sous l'effet d'un enchainement d'évènements dus au hasard (ou au destin ?), Daniel et Natasha se rencontrent et vont vivre, le temps d'une journée, une belle histoire d'amour. Une histoire à laquelle viennent se mêler le jeu des coïncidences, la menace de l'exil et le poids des différences culturelles.

 

 

 

 

Mon commentaire général : Un rayon de soleil dans la littérature !

Ma note : 8/10

La citation qui résume tout : « Ce matin, je ne te connaissais pas, et maintenant, je ne me rappelle pas vraiment ne pas t’avoir connu. » (p. 341)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

On peut dire que Nicola Yoon a un don pour créer des personnages très touchants. C’était déjà le cas dans Everything Everything et c’est le cas ici, même si j’ai été moins convaincue par The sun is also a star.

La plume est toujours excellente et l’alternance des points de vue permet de prendre en compte toutes les problématiques. Il y a de plus des digressions parfois farfelues, des chapitres consacrés à des personnages secondaires, qui rythment le récit et apportent une touche de dynamisme.

Car raconter une seule journée sur 400 pages pourrait vite s’avérer ennuyeux…

C’est en effet là l’originalité du roman : presque tout le contenu de The sun is also a star se déroule sur une seule journée. En moins de 24h, Natasha et Daniel se rencontrent et tombent amoureux. Ça pourrait paraître peu crédible et pourtant ça marche plutôt pas mal, peut-être parce que ces deux personnages sont avides d’amour et vivent une journée vraiment extraordinaire, de celles qui changent toute une vie.

Outre la romance, le livre porte aussi sur des sujets comme l’immigration, la clandestinité, les différences culturelles, l’intégration mais aussi le poids des rêves, les siens ou ceux de son entourage. Les personnages sont des personnes ordinaires, qui vivent ce que vivent des milliers de gens tous les jours. C’est bien évidemment romancé mais on y croit et il est facile de se sentir proche d’eux.

Comme les chapitres sont très courts, je me suis retrouvée à les enchaîner, me disant parfois « Allez encore un… » et relevant la tête trente minutes plus tard, ayant tourné les pages sans m’en rendre compte. Pourtant, le récit n’est pas exempt de longueurs et heureusement qu’il y a les fameuses digressions dont je parlais plus haut, qui permettent de couper la journée et de s’intéresser aux personnages secondaires, ceux qui d’habitude n’ont droit qu’à un paragraphe sur tout un roman et qui sont ici mis en lumière.

Plus je lis les œuvres de Nicola Yoon, plus je l’aime. Elle sait mettre des mots sur des problématiques actuelles, à l’intérieur de romans marquants.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Evidemment, le sujet principal reste la romance, mais il y a aussi une touche de suspense et d’espoir : comment la journée se conclura-t-elle ? Natasha et sa famille pourront-ils rester sur le sol américain ?

Au fur et à mesure des pages, j’y ai cru de moins en moins.

Le but du roman est de montrer la dure réalité, le désespoir vécu par ces personnes qu’on oblige à se déraciner. Natasha n’a toujours connu que les Etats-Unis mais parce qu’elle n’en possède pas officiellement la nationalité, on lui dit que la Jamaïque, qu’elle ne connait pour ainsi dire pas ou plus, est son pays. L’histoire d’amour devient intense car les personnages n’ont qu’une journée devant eux, sans savoir qu’ils se retrouveront plus tard, après que chacun ait fait ses choix de vie et murit de son côté.

J’ai aussi aimé que le roman se déroule de la même façon qu’un film choral, ces films où il y a de multiples personnages dont les vies sont toutes liées. C’est ici le même principe. De l’agent de sécurité à l’avocat, une simple action d’un des personnages peut peser sur la vie d’un autre. Un merci peut sauver une vie, tout comme le bonheur des uns peut faire le malheur des autres.

C’est un roman qui fait réfléchir, même s’il m’aura manqué des émotions pour l’apprécier autant que Everything Everything qui avait été un coup de cœur. Je n’ai pas été bouleversée par le départ de Natasha par exemple, et c’est dommage.

Néanmoins, je m’intéresserai de plus près à chacune des prochaines parutions de Nicola Yoon, qui s’affirme comme une autrice jeunesse de premier plan.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Tomberas-tu amoureux de Natasha et Daniel en 24 heures ?

Dis-le moi en commentaire.