Ami Lecteur, il s’agit de la chronique du troisième et dernier tome de la série Nevermore. Si tu n’as pas lu les tomes précédents, ça va forcément spoiler pour toi et ça serait dommage. Je te renvoie donc si besoin à mon billet sur Nevermore (tome 1) ou Enshadowed (tome 2).

 

nevermore T3

Nevermore, tome 3 : Oblivion de Kelly Creagh

Editions : Atheneum

448 pages

Paru le 28 Juillet 2015

Aperçu : La conclusion électrisante de la trilogie Nevermore nous emmène pour un dernier voyage dans le royaume des rêves d’Edgar Allan Poe pour révéler les destins croisés d’Isobel et Varen.

« Les frontières qui séparent la vie de la mort sont au mieux ténébreuses et vagues. Qui dira où la première se termine et où l’autre commence ? » Edgar Allan Poe

La ligne mince entre la vie et la mort s’est floutée il y a longtemps pour Isobel Lanley. Après une confrontation mortelle avec Varen dans le monde des rêves, elle est terrifiée de devoir retourner dans cet endroit désolé et dangereux. Mais quand ses cauchemars reprennent, déteignant sur la réalité, elle n’a pas d’autre choix. La noirceur de Varen la rattrape. Rattrape tout. Menaçant de tout dévorer.

Isobel a peur pour son monde. Pour sa santé mentale et celle de Varen – tout spécialement après une perte récente et douloureuse. Pour empirer encore les choses, le démon fantôme Lilith veut Varen pour elle-même, et elle fera vraiment tout pour le garder à sa portée.

Isobel peut-elle trouver son happy end ? Les mondes entrent en collision et les destins sont scellés dans ce final époustouflant de la trilogie Nevermore. [traduction personnelle]

Mon commentaire général : J’en ai déjà oublié la moitié…

Ma note : 6/10

La citation qui résume tout : « Tout se mélangerait. La réalité et les rêves. L’éternité – tout était condamné à l’oubli. Le temps lui-même se figerait.» (Chap. 17) [traduction personnelle]

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Pour être totalement franche, ça fait plusieurs jours que j’ai terminé ce livre… et la plupart du récit m’échappe déjà… Comme quoi le titre est bien trouvé !

Si j’avais trouvé le deuxième tome ennuyeux parce qu’il ne s’y passait pas grand-chose, ici, c’est l’inverse : les évènements s’enchainent sans répit, et comme le roman se déroule pour la grande majorité dans le monde des rêves, les choses sont un peu décousues, floues, sans logique, on passe d’un endroit à l’autre, et je m’y suis un peu perdue. Comme dans un rêve aussi, à peine le livre refermé, je me suis réveillée et j’en ai oublié la plupart

L’autre bonne nouvelle, c’est qu’en tant que dernier tome de la trilogie, Oblivion apporte des réponses à la totalité des questions que l’on pouvait se poser depuis le début de la série. Il apporte de plus une vraie conclusion. Les personnages évoluent, pas toujours dans le sens que j’avais espéré, mais au moins il y a du mouvement et des changements.

C’est la dernière chance d’Isobel pour tirer Varen du monde des rêves et empêcher Lilith d’accomplir ses sombres projets. Or les rêves commencent à envahir la réalité et d’autres personnes qu’Isobel sont touchées par l’imagination de Varen. Le temps presse pour la cheerleader… Et chacun devra faire des choix difficiles afin de sauver le monde réel…

Si la plume est toujours très belle et bien en accord avec le monde onirique que traversent les personnages avec ses descriptions très précises, je reproche à Oblivion trop de confusion, de désordre, et de ne pas m’avoir transportée dans ce monde parallèle. Je crois que j’attendais davantage d’émotions, et de ce côté-là, j’ai été plutôt frustrée depuis le début de la série. C’est dommage parce qu’en mélangeant la mélancolie des rêves, le fantastique un peu glauque et l’horreur des récits de Poe, il y avait vraiment de quoi faire un roman à part.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Quel contraste avec le deuxième tome !

Là où Isobel restait passive et déprimée, la jeune fille prend ici sur elle. Elle est déterminée à anéantir le monde des rêves, même si les messages de Reynolds restent pour le moins cryptiques tandis qu’il l’accuse sans cesse de ne pas l’écouter… J’ai aimé la détermination d’Isobel, le fait qu’elle ne renonce pas, même face à la mort, aux difficultés, qu’elle se mette en danger pour prouver à Varen qu’elle est bien vivante.

Varen d’ailleurs comprend enfin que la noirceur ne dépend que de sa volonté. Lilith a su jouer sur sa sensibilité et sa solitude pour l’entraîner dans ses filets, mais elle n’avait pas compté sur l’amour qu’il porte Isobel, celui qui le pousse à se sacrifier pour sauver la réalité. J’ai apprécié qu’il se batte enfin, qu’il combatte (littéralement) ses idées noires, mais je n’ai pas aimé sa transformation finale. Son look gothique était une façon pour lui de se démarquer, de tenir les autres à distance, mais ce n’est pas parce qu’on s’habille en noir qu’on est forcément de mèche avec un démon. Ou parce qu’on se teint les cheveux en noir qu’on est forcément méchant. J’aurais préféré qu’il reste tel qu’il est.

Ce n’est pas la première fois que je trouve ce genre de transformation dans un roman et je suis toujours très agacée par cela. C’est comme si on nous disait que puisque le personnage est maintenant « gentil » (sorti de ses cauchemars, de son gang, ou de ses habitudes douteuses), il est obligé de le marquer en étant bien propret sur lui. Il est pourtant tout à fait possible d’avoir un look rock ou gothique et d’être une bonne personne. Si si.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ? Entreras-tu une dernière fois dans le monde des rêves ?

Dis-le moi en commentaire.