heroesHeroes de Battista Tarantini

Editions : Hugo Roman

471 pages

Paru le 11 Janvier 2018

Aperçu : La vie a joué un très mauvais tour à Grace. Alors qu’elle commençait des études de médecine, son cœur l’a lâchée et elle a dû subir une transplantation cardiaque. L’organe qui bat désormais dans sa poitrine est en bonne santé, mais il lui est complétement étranger. Ne sachant plus qui elle est, Grace s’exile en Australie, chez sa tante, pour tenter de se retrouver, et donner une nouvelle direction à sa vie.

Arrivée dans le bush australien, sa voiture tombe en panne et Z, le garagiste local lui porte secours.

Ténébreux, écorché vif, il répare des voitures en menant une vie solitaire, se contentant de la compagnie de son chien. Grace comprend rapidement que Z n’est pas celui qu’il semble être. Il la fascine, l’attire irrévocablement ; comme elle, il a choisi le désert rouge d’Australie, ses espaces infinis et sa dureté, pour se réinventer.

Au cœur de l’immensité australienne, Z et Grace vont-ils réussir à oublier leur passé ?

Mon commentaire général : Dépaysement et super-héros…

Ma note : 7/10

La citation qui résume tout : « Je dois vivre. Sans tarder. » (p. 22)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Heroes me faisait de l’œil depuis sa sortie. Pour moi qui aime voyager, la promesse d’une plongée au cœur du bush australien ne pouvait que me séduire.

De ce côté-là, j’ai été servie ! Le dépaysement est total. L’autrice arrive à recréer le désert australien sous nos yeux : j’ai vécu quelques heures en Australie, sans quitter mon canapé !

La plume est également très agréable, très poétique et les messages qui se cachent entre les lignes sont forts. Il est ici question de continuer à vivre après un drame et notamment de la culpabilité du survivant. Comment s’autoriser à vivre, à profiter d’une seconde chance, quand quelqu’un est mort pour que vous en soyez là ? J’ai d’ailleurs trouvé que le roman était vraiment bien documenté au sujet des greffes et de leurs conséquences, tant physiques que psychologiques.

En effet, comme annoncé dans le résumé, nous suivons Grace, jeune femme de 22 ans, tout juste greffée du cœur. Ne sachant plus qui elle est, avec ce nouvel organe dans sa poitrine, elle part rejoindre sa tante en Australie, pensant trouver des réponses dans la solitude du bush. En fait, c’est grâce au taciturne garagiste local, Z, qu’elle trouvera le moyen de s’approprier ce cœur tout neuf. Enfin, à condition qu’il laisse la jeune femme approcher

Et c’est là qu’on en vient à ce que j’ai moins apprécié dans le roman. Heroes suit le schéma traditionnel des New Romances à base de « Je t’aime- mais je ne peux pas t’aimer », avec beaucoup de longueurs et un dénouement qu’on peut deviner facilement. Les cent dernières pages sont là pour secouer le statu quo, avec une belle montée d’action et de suspense, mais malheureusement il m’a manqué le principal : des émotions. Pourtant, si on les devine, notamment dans les silences de Z, elles ne sont pourtant pas exprimées et je ne les ai pas ressenties moi-même. J’aurais bien aimé que mon cœur batte au même rythme que celui de Grace…

Comme j’ai aimé la plume, je m’intéresserai avec plaisir aux prochaines parutions de l’autrice, surtout si elle promet de me faire voyager encore aussi loin !

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Quand j’ouvre un roman estampillé New Romance, je sais d’avance que je vais être confrontée à une attirance irrésistible/un amour impossible/des passés douloureux. C’est le jeu.

Pourtant dans Heroes, ce qui m’a dérangée (en plus des constantes références aux univers DC Comics et Marvel, dont je ne suis pas plus fan que ça et qui donnent évidemment tout son sens au titre du roman), c’est qu’il n’y a pas vraiment de fil conducteur à part la romance.

Grace devrait être touchante, de part sa maladie, sa réticence à vivre avec le cœur d’un autre, son combat pour accepter cette seconde chance. Mais elle ne cherche qu’à être sauvée (c’est d’ailleurs écrit noir sur blanc) par l’amour de Z. Pourtant, le roman commence avec l’idée qu’elle doit vivre pour elle-même, accomplir des choses seule, et rapidement, elle ne vit plus que pour l’espoir de sentiments de la part du mécanicien. C’est dommage, surtout quand on se compare à des super-héroïnes.

Z est pensé pour figurer sur une shortlist des book boyfriends idéaux mais il m’a pourtant manqué quelque chose pour m’attacher à lui. Son passé, raconté par petites touches, permet d’entrevoir petit à petit le drame qui s’est joué dans sa vie. Et la solitude qu’il s’impose parait être une punition pour avoir causé tout cela, sans que cela ne le rende sympathique pour autant à mes yeux. J’aurais pourtant voulu le voir comme Grace, mais je n’y suis pas parvenue.

Et comme il n’y a pas vraiment d’autre enjeu que la romance, il m’a donc été difficile d’apprécier pleinement ma lecture. Ça m’a fait penser à Ugly Love, surtout qu’on suit un schéma équivalent avec les révélations sur le passé de Z, et je ressens au final les mêmes réticences.

Mais comme je le disais plus haut, cela ne m’empêchera pas, bien au contraire, de lire à nouveau les écrits de Battista Tarantini.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Veux-tu explorer le bush australien?

Dis-le moi en commentaire.