syrliSyrli de Meagan Spooner

Editions : Milan collection Macadam

402 pages

Paru en 2013

Aperçu : Dans un monde normal, Syrli pourrait être une jeune fille comme les autres. Aller au lycée. Tomber amoureuse. Se disputer avec ses parents... Mais Syrli ne vit pas dans ce monde-là. Son monde est en lambeaux, l'humanité ne tient qu'à un fil. Une seule ville a réchappé de la destruction, protégée du chaos extérieur par une barrière d'énergie. Pour fonctionner, elle est alimentée par l'énergie vitale dégagée par certains adolescents aux pouvoirs particuliers : les renouvelables. Syrli serait des leurs, mais refuse d'être réduite à une simple batterie humaine. Une seule issue : la fuite.

 

 

 

 

Mon commentaire général : Je ne renouvellerai pas…

Ma note : 3/10

La citation qui résume tout : « Crois-moi, Syrli, le ciel est bien la dernière des choses dont tu devrais avoir peur. » (p. 225)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

J’en attendais beaucoup de ce livre, tout d’abord grâce à cette magnifique couverture, puis avec ce résumé si intriguant où on nous allèche à coup de batteries humaines (oui, ça peut paraître cruel, mais au moins c’est original !).

Je crois que j’en attendais trop car mis à part la plume simple et fluide de Meagan Spooner, je n’ai pas aimé grand-chose d’autre.

L’univers dystopique tout d’abord semble intéressant avec ce concept de cité isolée, protégée des dangers de l’extérieur par un mur d’énergie alimenté par la magie extraite des adolescents de la ville. Or on ne sait rien d’autre et pour un premier tome qui est censé poser les bases d’une série et d’expliquer le contexte, c’est assez problématique. Résultat : je ne suis pas du tout rentrée dans l’histoire.

Le deuxième problème, c’est Syrli, l’héroïne. Cette jeune fille obligée de fuir dans l’inconnu pour sauver sa peau (je ne te dévoile rien, c’est écrit dans le résumé) est malheureusement dénuée de charisme. Et porter un roman à bout de bras dans ce cas-là, c’est très compliqué et elle n’est pas non plus sauvée par l’intrigue.

On en arrive ainsi au troisième point de blocage pour moi : l’intrigue ou plutôt le manque d’intrigue. Le schéma est assez répétitif (une difficulté arrive, Syrli fuit, elle se repose/reprend son chemin et hop, une autre difficulté arrive et on est reparti pour un tour…) et par conséquent, le roman parait très long.

C’est pour toutes ces raisons que j’ai arrêté ma lecture au-delà de la moitié car je n’en voyais pas le bout.

Ceci dit, ce roman récolte beaucoup d’avis très positifs donc désolée, Syrli, ça vient de moi, j’ai passé l’âge ou j’ai lu trop de dystopies mais en tout cas, toi et moi, ça ne va pas le faire.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Je crois que dès le début, j’ai été décontenancée par ce roman. Le récit commence directement sur une scène d’action pendant laquelle l’autrice nous propose de nombreux termes nouveaux et qui ne seront expliqués que bien plus tard (ou voire pas du tout, je pense notamment aux fameuses « guerres » dont on ne sait ni qui, ni pourquoi, ni comment… Alors oui, la guerre, c’est mal mais on ne peut pas lui faire porter le chapeau pour tout.). Dès les premières pages, donc, j’étais déjà perdue.

Puis vient la fuite de la ville, fuite étonnamment simple étant donné le nombre de gardes et la préciosité de Syrli. Il lui fallait évidemment la clé apportée par Kris mais tout le reste n’est qu’une succession de couloirs vides, ce qui est bien pratique !

Enfin, Syrli se retrouve dans la forêt et là, le temps est devenu très long, étant donné le manque de personnages et donc d’interaction entre les personnages. La jeune fille ne m’a pas parue assez charismatique pour relever à elle-seule l’intérêt du lecteur. Elle n’est pas très débrouillarde (heureusement qu’Oren est là pour lui fournir des chaussures, un briquet, de la nourriture, de la protection sinon elle ne serait pas allée bien loin !), pas très futée non plus, et je n’ai pas ressenti ses émotions (devrait-il y avoir un triangle amoureux Syrli/Kris/Oren ? Je demande parce que ce n’est pas très clair.) Larguer son personnage seul dans la forêt, ça marche bien quand on a créé une Katniss Everdeen, moins bien avec une Syrli Ainsley.

J’ai abandonné à la page 285, à l’orée du Bois de Fer. Peut-être que la troisième partie aurait réveillé mon enthousiasme. On ne le saura jamais…

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Veux-tu découvrir Syrli?

Dis-le moi en commentaire.