Ami Lecteur, il s’agit de la chronique du deuxième tome de la série Diabolic. Si tu n’as pas lu le tome précédent, ça va forcément spoiler pour toi et ça serait dommage. Je te renvoie donc si besoin à mon billet sur Diabolic (tome 1).

 

le trône de sangDiabolic, tome 2 : Le trône de sang de S.J.Kincaid

Editions : Bayard

592 pages

Paru le 16 Mai 2018

Aperçu : Les Diabolics, ces créatures issues d'une manipulation génétique, plus fortes, plus rapides et plus impitoyables que n'importe quel être au monde, ont été décimées.

Mais trois Diabolics sont encore vivants.

Deux sont gardés en isolement total, enchainés à vie.

Le troisième s'apprête à prendre le pouvoir.

Depuis la mort de sa maîtresse, Némésis n'a plus aucune limite.

Mais avant de devenir la future impératrice de la galaxie, Némésis doit réussir à obtenir le statut d'être humain.

Et pour cela, elle est prête à tout.

Quitte à donner sa vie.

Quitte à en prendre d'autres

Mon commentaire général : Trop de rebondissement tue le rebondissement

Ma note : 6/10

La citation qui résume tout : « Quoi qu’il arrive, nous ferons face. » (p. 242)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Après la fin incroyable du tome 1, j’avais vraiment hâte de me plonger à nouveau dans les aventures de Némésis et Tyrus, seuls contre le reste de la Grandiloquie.

Aventures, c’est bien le mot pour décrire ce deuxième tome qui bénéficie toujours de la plume agréable et de l’imagination sans bornes de S.J. Kincaid.

Le roman est mené tambour battant dès la première page (une tentative de meurtre pour débuter, ça lance le ton, non ?) : ce sera trahisons sur essais de fuite, échecs ou réussites, domination ou soumission. Le problème, c’est qu’avec tous ces rebondissements, il devient difficile de suivre et que paradoxalement, le temps parait plutôt long. Après avoir tourné la dernière page, je serai bien incapable de faire un résumé détaillé de tout ce qu’il s’est passé dans ces presque 600 pages.

Exit la dimension politique et les manœuvres habiles du premier tome, on est ici dans l’action brute et les émotions sont bien loin. J’ai bien eu du mal à reconnaître les personnages que j’avais appréciés dans le premier volet, Tyrus en tête.

Le bon point est que grâce à tout cela, on voyage un peu dans l’univers, on découvre l’envers de certaines croyances et le contexte évolue radicalement, ce qui relance la machine.

Je lirai probablement le tome 3 pour savoir comment tout cela va se finir mais c’est davantage de la curiosité que de l’attachement.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

C’est vraiment dommage que ce tome ne soit qu’une succession d’actions qui n’aboutissent pas parce qu’il y avait réellement matière à en faire un beau nœud de vipères politique.

La notion d’humanité de Némésis est ainsi intéressante. Qu’est-ce qui caractérise un humain ? Némésis a été créée par manipulations génétiques, elle possède de l’ADN animal mais pourtant elle a des réactions profondément humaines grâce à l’amour et à l’amitié. Elle est ainsi capable de sacrifices pour sauver Tyrus ou Gladdic. Elle a de la peine. Elle ressent. Et c’est déjà beaucoup plus que le Sénateur Pasus qui n’a d’humain que le nom.

La notion de religion est aussi ultra intéressante. Le culte du Vif Cosmos est ainsi expliqué par des considérations purement scientifiques, démontant la foi aveugle. Le proscripteur n’est qu’un humain déboussolé et coupé du monde, qui prend subitement conscience de ses erreurs. Il aurait été intéressant de le confronter aux conséquences de ces actes mais Nevéni a empêché cela par un énième rebondissement qui n’a de but que de couper (encore une fois) l’action dans son élan.

Nous en venons donc au problème principal de ce roman : la succession d’évènements qui n’aboutissent jamais. Chaque tentative du couple impérial pour se sortir de leur galère se solde par un échec retentissant. On ne pourra pas leur reprocher de rester inactifs, c’est certain, mais j’ai fini par ne plus croire au récit, sûre que l’action n’allait encore une fois pas porter ses fruits. Et c’est vraiment dommage car ces personnages ont du potentiel.

Enfin, quand ils ne sont pas drogués évidemment. Tyrus passe les trois quarts du récit incapable de prendre des décisions pour lui-même et c’est plutôt rageant quand on se rappelle son intelligence incroyable du premier tome. Cela m’a fait de la peine car même dans un monde cruel comme celui imaginé par l’autrice, ce personnage en particulier ne méritait pas un tel traitement qui le laisse sur le carreau pendant la majorité du roman.

J’avoue que j’ai commencé à reprendre plaisir à lire après la pause de trois ans. Tyrus est complètement ravagé par les effets de la drogue, ce qui permet de relancer l’intrigue vers une nouvelle direction. C’est maintenant contre Tyrus que Némésis va devoir se battre et ça devient très intriguant.

C’est pour cela que je serai au rendez-vous du troisième tome.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Prêt à affronter la Grandiloquie ?

Dis-le moi en commentaire.