le secret de pembrooke parkLe secret de Pembrooke Park de Julie Klassen

Editions : Milady

689 pages

Paru le 15 Novembre 2015

Aperçu : Jeune femme sensée, Abigail Foster s’inquiète pour l'avenir de sa famille depuis qu'ils sont ruinés jusqu’à ce qu'un étrange notaire leur propose d'emménager dans un grand manoir, Pembrooke Park, abandonné depuis dix-huit ans. Son père et elle s'y rendent et sont accueillis par le charmant vicaire, William Chapman, qui leur apprend que, selon des rumeurs, la maison renfermerait un trésor... Aux prises entre de vieux amis et de nouveaux ennemis, Abigail ignore les dangers auxquels elle devra faire face avant de lever le voile sur ces mystères et de trouver l'amour qu'elle recherche depuis toujours...

 

 

 

 

Mon commentaire général : Bienvenue à Pembrooke Park !

Ma note : 8/10

La citation qui résume tout : « Le fait que la maison soit de nouveau ouverte et occupée pouvait-il être le détonateur qui réveillerait enfin la menace tranquillement endormie ? » (p.186)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Ne te laisse pas effrayer par ce petit pavé : Le secret de Pembrooke Park se lit vraiment très bien !

J’ai eu l’impression de lire un roman écrit par une contemporaine de Jane Austen. Tout y est : l’immersion dans la campagne anglaise du XIXe siècle, les histoires de famille, le souci de la décence ou de faire un beau mariage… Sauf la plume parfois difficile à lire des classiques. Ici c’est fluide, tellement que les pages se tournent toutes seules et que j’ai lu ce roman en deux jours à peine.

En fait, Le secret de Pembrooke Park, c’est un classique revisité !

Dans ce roman, on suit Abigail Foster, aînée de Louisa qui est plus préoccupée par son apparence et les fêtes londoniennes que la tenue d’une maison (ça te rappelle quelque chose ?). Lorsque la famille Foster perd beaucoup d’argent suite à un mauvais placement, ils n’ont pas d’autre choix que de vendre leur maison de ville et de chercher une autre habitation moins onéreuse. C’est là qu’un notaire inconnu intervient et leur propose de louer pour un an minimum un manoir appartenant à de lointains parents, qui n’a pas été habité depuis 18 ans. Lorsqu’Abigail arrive seule pour préparer les lieux, si elle s’attendait à la poussière, elle ne pensait pas déterrer de vieux secrets que certains préfèreraient garder enfouis. Car les Pembrooke, précédents habitants, sont partis précipitamment, et l’on murmure qu’une pièce secrète renfermerait un trésor inestimable

Je me suis beaucoup attachée aux personnages, à Abigail surtout, jeune femme intelligente à la tête bien ancrée sur les épaules, prête à tous les sacrifices pour sa famille mais qui reste quand même une jeune femme en quête de romantisme… En effet, la romance est présente, mais elle s’inscrit doucement dans l’intrigue et le paysage sans prendre le devant de la scène.

Outre la plongée historique saisissante (et je salue le travail de l’autrice), le manoir et ses secrets sont des personnages à part entière. Le lecteur aussi se prend à chercher le trésor, échafauder des hypothèses, jusqu’aux révélations de la fin. Mais chuuut, je ne dirai pas un mot de plus.

Sauf te conseiller de lire ce roman si tu es fan de chasses au trésor, que l’Angleterre géorgienne te passionne et si tu aimes les histoires d’amour contrariées par les circonstances, ou que tu adores les romans de Jane Austen.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

En ouvrant ce roman, je m’attendais effectivement à une romance, le résumé nous alléchant avec un « charmant vicaire » mais je n’espérais pas une telle immersion dans l’Histoire.

On ne peut que penser à Orgueil et préjugés ou Raison et sentiments, tant par le fond que la forme et on pourrait croire que Le Secret de Pembrooke Park a été écrit par la même autrice.

On y retrouve la même jeune femme désargentée et intelligente, consciente de son impossibilité à faire un beau mariage et prête à tout sacrifier à sa famille. Ou encore la même petite sœur charmeuse, préoccupée uniquement par les frivolités.

Le truc en plus du Secret de Pembrooke Park, c’est justement Pembrooke Park et les mystères qu’il recèle, ce qui ajoute une part de suspense à l’intrigue. De plus, on sent vraiment l’âme du manoir entre les lignes, celle qui existe dans une maison qui a vu beaucoup d’habitants et beaucoup de drames.

Je me suis vraiment surprise à chercher moi-aussi où pourrait être cette pièce secrète qui renfermerait suffisamment d’or pour mettre les Foster à l’abri et permettre enfin à Abigail de renoncer à sa culpabilité. J’ai aussi adoré la façon qu’avait l’autrice de nous distiller des indices et de faire vivre cette maison, par ses craquements, ses bruits lugubres au milieu de la nuit.

Mais surtout, j’ai craqué pour la relation entre Abigail et William, douce et sincère, contrariée par les circonstances (leur situation pécunière à tous les deux, qui peut paraître incroyable à notre époque mais qui reflète une réalité du XIXe siècle) ou d’autres personnes (Louisa, Gilbert qui se réveille après le rejet de Louisa, Rebekah qui revient à la charge). Je les ai trouvés tous les deux très touchants, plein de sensibilité, et j’ai guetté avec avidité les moments où ils pouvaient enfin se retrouver.

En tout cas, je viens de découvrir une autrice que je ne connaissais pas et pourtant prolifique, en VO du moins, et j’aurais grand plaisir à lire d’autres de ses romans s’ils me promettent une aussi jolie romance et une plongée historique aussi réaliste.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ? Veux-tu découvrir le secret de Pembrooke Park ?

Dis-le moi en commentaire.