17 ansDix-sept ans de Ava Dellaira

Editions : Michel Lafon

396 pages

Paru le 3 Mai 2018

Aperçu : Nous poursuivons tous quelque chose…

Dans les années 1990, pour Marilyn, 17 ans, c’est la liberté. Enfermée dans les rêves de célébrité de sa mère qui l’entraîne d’auditions en castings, elle ne revit que lorsqu’elle retrouve le beau et insaisissable James. Mais les regards que certains portent sur la couleur de peau de James ne risquent-ils pas de détruire leur amour naissant ?

De nos jours, pour Angie, 17 ans, c’est la vérité. Alors que le monde semble s’être arrêté de tourner pour sa mère, Marilyn, la jeune métisse est prête à tout pour retrouver James, ce père qu’on lui a toujours caché. Embarquée par son ex-petit ami Sam, Angie fuit sa ville de province et plonge dans les rues bruyantes et colorées de Los Angeles, à la recherche d’un passé trop longtemps maintenu dans l’ombre.

Une mère, une fille, deux façons d’aimer

Mon commentaire général : D’une justesse incroyable !

Ma note : 9/10

La citation qui résume tout : « C’est précisément la distance entre eux […] qui rend leur relation si belle. Le fil ténu et délicat qui les lie l’un à l’autre. Un fil d’or. » (p. 192)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Comme beaucoup, je connais Ava Dellaira par Love letters to the dead, dont j’avais apprécié la justesse des personnages et des émotions. C’était sans compter sur Dix-sept ans, que j’ai tout simplement adoré.

L’autrice a un goût certain pour les constructions de romans originales. Ici, c’est une sorte de mise en miroir de l’histoire de la mère, Marilyn, et de la fille, Angie : grâce à l’alternance des points de vue, le lecteur découvre leurs histoires respectives, à dix-sept ans toutes les deux, dans les années 90 pour Marilyn et de nos jours pour Angie. Dix-sept ans, c’est l’âge du premier grand amour, des espoirs, des désillusions aussi, des doutes, des choix, et c’est exactement ce que vivent les deux femmes et qui nous est présenté avec une plume d’une grande douceur et beaucoup de sentiments.

Il y est aussi question de quête identitaire, à l’entrée dans le monde adulte : qui suis-je ? Qu’est-ce que je veux ? Comment démêler mes aspirations de celles des autres ?

Le gros point fort de ce roman, ce sont ses personnages, si vrais qu’ils pourraient être nos voisins. C’est le récit de personnes ordinaires, de leurs rêves, de leurs aspirations, de leurs espoirs, si proches des nôtres. Des personnes qui veulent juste trouver leur place dans le monde et pouvoir aimer qui elles veulent, sans appréhension ni préjugés.

Pour moi, c’est une belle réussite et je lirai avec grand plaisir les prochaines publications de cette autrice.

 

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Avec cette présentation, il est difficile de ne pas comparer Marilyn et Angie et j’avoue une nette préférence pour l’histoire de la mère que j’ai trouvé plus touchante.

La relation de Marilyn et James m’a procuré beaucoup plus d’émotions que celle d’Angie et Sam. Je les ai vus tomber lentement amoureux l’un de l’autre, malgré les avertissements de Sylvie et l’interdiction de Woody. J’ai été émue par la vie de Marilyn, tiraillée entre ses désirs et ceux de sa mère. J’ai aimé la famille de James, si unie. J’ai aussi apprécié l’ambiance des années 90 et le soin apporté par l’autrice pour nous raconter les lieux.

Par contre, j’ai trouvé Angie plutôt insupportable à certains moments. Je peux comprendre son désir de connaître son histoire et ses origines et il est parfaitement normal pour elle de se poser des questions. Et plutôt que de fuir pour trouver des réponses, elle aurait tout simplement pu insister auprès de sa mère, en lui expliquant que malgré sa peine, elle se devait de lui répondre honnêtement. Angie m’a fait l’impression d’une jeune fille un peu trop gâtée, incapable de reconnaître les sacrifices que sa mère a fait pour elle et surtout d’accepter l’amour des autres. Je n’ai pas compris en quoi ne pas connaître son père pouvait l’empêcher d’aimer Sam qui a tout du petit ami parfait. Angie m’a parue assez égoïste et égocentrique, pensant que seuls ses sentiments étaient importants.

C’est pourquoi ce roman n’est pas un coup de cœur pour moi mais je décèle un gros potentiel à m’émouvoir dans les écrits d’Ava Dellaira et c’est pourquoi je lirai sans aucun doute ses prochaines parutions.

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Prêt à revivre tes dix-sept ans ?

Dis-le moi en commentaire.

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