never skyNever sky, tome 1 de Veronica Rossi

Editions : Nathan

384 pages

Paru en septembre 2012

Aperçu : Les mondes les ont tenus séparés.

Le destin les a réunis.

Aria a vécu toute sa vie dans le dôme de protection de la Contemplation. Son monde entier a été confiné à ces lieux, elle n'a jamais pensé à rêver de ce qui se trouve au-delà de ces portes. Alors, quand sa mère disparait, Aria sait que ses chances de survivre dans ce désert à l'extérieur assez longtemps pour la retrouver sont minces. Aria rencontre ensuite un étranger nommé Perry qui est aussi à la recherche de quelqu'un. C'est aussi un sauvage mais il pourrait être son meilleur espoir de rester en vie. S'ils peuvent survivre, ils sont le meilleur espoir de l'un l'autre pour trouver des réponses.

 

 

Mon commentaire général : Aussi détonnant qu’un orage d’Ether !

Ma note : 6/10

La citation qui résume tout : « Après cette aventure qui l’avait tour à tour bouleversée, terrifiée et exaltée, comment pourrait-elle se contenter de sensations simulées ? » (p. 308)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Message d’avertissement : ne te laisse pas décourager par les premiers chapitres, assez décousus et longs, de ce roman car sinon tu passerais à coup sûr à côté d’un univers ultra-original et divertissant.

Car c’est un monde à part que propose Veronica Rossi, plein de nouveautés technologiques auxquelles on ne comprend pas grand-chose au départ, opposées à un retour aux sources de l’humanité avec des tribus presque primitives dans leurs façon de vivre. En fait, ce sont deux mondes bien distincts, sous la forme d’Aria et Perry, qui sont obligés de collaborer afin de sauver leurs vies et celles de leurs proches. Ce duo forcé va ainsi parcourir les ruines d’une terre décimée par de violentes tempêtes électriques, à la recherche de leur salut, en évitant les multiples dangers qui les guettent…

Cet univers si spécial est sans conteste le gros point fort du premier tome de cette trilogie. Suivent les personnages, bien pensés, ni trop lisses, ni trop complexes. Ce sont des êtres humains confrontés à des choix parfois douloureux, qui doivent agir ou mourir, et leurs réactions sont ainsi parfaitement compréhensibles. J’ai tout de même une pointe de regret pour la romance qui, si elle n’est pas immédiate, ce qui est un bon point, semble tout de même trop binaire.

Porté par une plume agréable, c’est donc une chouette découverte de ma vieille PAL puisque j’y avais ajouté ce livre il y a plus de trois ans et je lirai la suite avec beaucoup d’envie, et pas dans trois ans si possible !

 

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Je dois bien avouer que les premiers chapitres ont failli avoir raison de ma motivation. Je ne comprenais rien à la vie dans Rêverie et ses Domaines à laquelle on opposait des Sauvages, doués de Sens ultra-développés, et j’attendais avec impatience la rencontre de ces deux univers.

A partir du sauvetage d’Aria par Perry à l’extérieur de la capsule, j’ai eu beaucoup de mal à lâcher mon livre. Il faut dire que leur quête dans ce monde si hostile, par ses tempêtes, ses cannibales, ce chemin si difficile, devient passionnante par la façon de confronter ce duo improbable au reste du monde, mais aussi entre eux. Aria et Perry se détestent. Elle est trop bavarde, trop curieuse, il est renfrogné et silencieux. Elle ne connait rien à la survie, il ne la maintient en vie que parce qu’il a besoin de son aide. J’ai apprécié cette opposition qui donne du piquant au récit. C’est pourquoi j’ai trouvé qu’ils passaient trop rapidement en mode « amoureux ». Il suffit que Roar apparaissent pour que Perry devienne jaloux et que Rose parle de son passé avec le Littoran pour qu’Aria le trouve subitement à tomber. J’aurais aimé que les choses soient plus progressives et surtout que leurs sentiments ne prennent pas des proportions aussi énormes après quelques semaines. Perry parle même de symbiose alors qu’il m’avait semblé lire que cela ne pouvait arriver qu’entre deux Sens identiques.

En parlant de soudaineté et de concepts non expliqués, je n’ai pas saisi comment la nature véritable d’Aria parvient à se réveiller. Lui injectait-on des médicaments à Rêverie ? La contraignait-on d’une façon ou d’une autre ? Cela n’est pas clairement mentionné et cela a manqué à mon esprit scientifique.

Je passerai aussi sur la mission finale que confie le Consul Hess à Aria – trouver le Calme Bleu – car sincèrement, si tu trouvais un paradis sur une Terre aussi dévastée que celle présentée ici, tu irais vraiment révéler l’endroit à ton pire ennemi ? Hess m’a paru bien crédule sur ce point-là, et j’attends de voir quelles machinations œuvrent dans l’ombre

En tout cas, je compte bien lire la suite de ces aventures !

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Feras-tu un bout de chemin aux côtés d’Aria et Perry?

Dis-le moi en commentaire.