Ami Lecteur, il s’agit de la chronique du deuxième tome de la série Un palais d’épines et de roses. Si tu n’as pas lu le tome précédent, ça va forcément spoiler pour toi et ça serait dommage. Je te renvoie donc si besoin à mon billet sur Un palais d’épines et de roses (tome 1).

 

un palais de colère et de brumeUn palais d’épines et de roses, tome 2 : Un palais de colère et de brume de Sarah J. Maas

Editions : La Martinière

719 pages

Paru le 8 Février 2018

Aperçu : Après avoir survécu aux défis d’Amarantha, Feyre est devenue une Fae et a hérité de pouvoirs qui échappent à son contrôle.

Mais son cœur est resté celui d’une humaine, et elle ne peut effacer ce qu’elle a dû commettre pour sauver Tamlin et la Cour du Printemps…

Elle ne peut non plus oublier qu’elle a conclu un marché avec Rhysand, le redoutable Grand Seigneur de la Cour de la Nuit. Une semaine par mois, elle doit séjourner à ses côtés, dans son palais.

D’abord réticente, Feyre découvrira pourtant qu’il est loin d’être le Fae cruel et manipulateur qu’elle croyait connaître. Avec lui, elle va apprendre à dompter ses pouvoirs. Et douter de ce qu’elle ressent pour Tamlin…

Mais au-delà de la Cour de la Nuit, une menace se profile. Car les desseins du roi d’Hybern pourraient bien ébranler tout le royaume des immortels.

Mon commentaire général : Waouh !

Ma note : 9/10

La citation qui résume tout : « Je ne serai plus jamais faible et désemparée. Je ne plierai plus jamais. Je ne me laisserai plus domestiquer. » (p. 259)

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Dès que ma bibliothèque préférée a ajouté la suite d’Un palais d’épines et de roses à ses rayonnages, je me suis précipitée dessus, bien trop pressée de connaître la suite de cette histoire qui m’avait complètement envoûtée par son univers sombre et romantique.

Il m’aura fallu plus de temps pour tourner la dernière page d’Un palais de colère et de brume, tout d’abord parce qu’il fait plus de 700 pages, mais aussi parce que son contenu est dense, nourri de nouveautés avec l’exploration d’autres Cours que celle du Printemps, mais aussi plutôt fourni en retournements de situation. Bien loin de la revisite du conte du premier tome, l’autrice développe ici d’autres facettes de son univers et de la vie des Faes, dont Feyre fait maintenant partie.

Après la mort de la méchante Amarantha, on pouvait se demander ce qu’il allait bien se passer par la suite. Tout d’abord, Feyre doit s’adapter à sa nouvelle nature de Fae. Et quand on a ressuscité grâce aux pouvoirs combinés de sept Grands Seigneurs, on peut s’attendre à des changements de taille, du genre à bouleverser votre vie… Puis elle doit aussi composer avec Rhysand, bien déterminé à lui faire accomplir sa part du marché. Et si c’était pour son bien ? Enfin, si Amarantha a bien été rayée de la partie, il ne faut pas oublier qu’elle n’était qu’une exécutante du roi d’Hybern. Et si la menace qui couvait était bien pire ? Et si elle pouvait venir de l’intérieur ?

Tant d’intrigues croisées méritaient donc bien un petit pavé comme celui-ci, et s’il n’est pas totalement exempt de longueurs, on peut quand même dire qu’il se lit plutôt bien, grâce à la jolie plume de l’autrice et à ses personnages, toujours très attachants. J’ai été surprise par leur évolution, les cartes étant complètement redistribuées par rapport au tome 1, et si j’ai d’abord froncé les sourcils, j’ai fini par comprendre le choix de l’autrice, parfaitement argumenté.

J’en étais déjà sûre au premier tome mais maintenant je ne peux que confirmer : cette série se hisse dans le top de mes saga fantasy préférées. L’attente du tome 3 va donc être très longue, surtout que la fin de ce volet nous promet du lourd pour la suite

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

J’ai une confession à te faire : à la fin du premier tome, je n’aimais pas beaucoup Rhysand que je voyais comme une menace dans la romance entre Feyre et Tamlin, histoire que je trouvais mignonne à souhait. D’ailleurs, j’avais évoqué dans ma chronique ma peur d’un triangle amoureux inutile à cette série absolument parfaite comme ça (j’ai besoin de repréciser que je DETESTE les triangles amoureux ?).

On peut dire que sur ce point-là, l’autrice ne m’a pas contrariée : il n’y a pas de triangle amoureux pour la simple et bonne raison que Feyre quitte Tamlin avant de tomber amoureuse de Rhysand. Par contre, dire que j’ai été surprise de la tournure prise par la relation Feyre/Tamlin est un euphémisme de puissance mille. C’est un choix très audacieux de la part de Sarah J. Maas. N’oublions pas que Feyre est morte pour sauver Tamlin des griffes d’Amarantha… pour finir par le quitter au tiers du livre suivant. Or, avec la façon dont Feyre est séquestrée par Tamlin, je ne peux qu’approuver son choix de s’éloigner et c’est d’ailleurs tout à fait courageux (et rarement montré dans la littérature). Cela prouve que personne n’est lié à une autre personne pour la vie, surtout si elle est mal traitée par celui ou celle qui dit l’aimer, et c’est un message important à faire passer.

D’autant que quelqu’un de beaucoup mieux l’attend juste un peu plus loin… J’avoue que je suis moi-aussi tombée amoureuse de Rhysand en même temps que Feyre, petit à petit, au fil des pages qui se tournent et des preuves de sa grande bonté d’âme. Malgré ce qu’il pense de lui, Rhys est une belle personne, un héros valeureux qui n’a pas peur de se sacrifier pour ceux qu’il aime. C’est pourquoi j’ai été agacée des hésitations de Feyre, de cette façon qu’elle a de le repousser sans raisons, ou plutôt sans raison valable. Si elle ne s’avoue pas ses sentiments plus tôt, c’est parce qu’elle ne se l’autorise pas, par pure honte du regard des autres. Si elle aimait toujours Tamlin, j’aurais pu comprendre mais là, ce n’est clairement pas le cas, c’est pourquoi cette valse du « je t’aime – moi non plus » m’a fait grincer des dents.

En tout cas, je n’avais pas vu venir la trahison de Tamlin et cela redistribue encore une nouvelle fois les cartes. Feyre va devoir jouer une sacrée comédie à la Cour du Printemps, d’autant qu’elle est maintenant Grande Dame de la Cour de la Nuit… On peut encore prévoir un bon lot de trahisons, mensonges et secrets, saupoudré d’une bonne dose de baston. Fini la rigolade !

En tout cas, j’en serai !

 

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ? Suivras-tu Feyre à la Cour de la Nuit ?

Dis-le moi en commentaire.