rouge toxicRouge Toxic de Morgane Caussarieu

Editions : ActuSF

352 pages

Paru le 15 Février 2018

Aperçu : Je m’appelle Faruk, et pour subsister, il me faut boire votre sang.

Je vivais tranquillement ma non-vie dans les bas-fonds de San Francisco, quand ce type a débarqué pour me confier une mission difficile à refuser.

Me voilà sur les bancs de Mission High School, à suivre comme une ombre Barbie, une orpheline aussi intrigante que réfractaire à mes charmes. Et croyez-moi, survivre dans la jungle du lycée, ce n’est pas de tout repos, même pour un vampire. Surtout pour un vampire...

Mais d’elle ou de moi, qui sera le plus toxique ?

 

 

Mon commentaire général : un vampire au lycée !

Ma note : 6/10

La citation qui résume tout : « Sauver une vie pour racheter les milliers que j’ai prises ? » (p.34 )

Mon avis (garanti sans spoiler) :

Morgane Caussarieu est connue pour ses romans de vampires bien gores, tel que Dans tes veines. Si tu cherches du vampire édulcoré qui brille au soleil, passe ton chemin. Si par contre, tu veux un vrai roman de vampire, rempli d’hémoglobine, tu as frappé à la bonne porte.

Même si c’est un roman jeunesse, Rouge Toxic n’a rien d’aseptisé. Morgane Caussarieu ne prend pas les adolescents pour des trouillards, et c’est tant mieux !

Avec une plume très mordante et cynique, l’autrice nous raconte l’arrivée d’un vampire au lycée Mission High School de San Francisco. Faruk n’est pas là par hasard : on l’a engagé pour protéger Barbara, surnommée Barbie, d’une menace invisible. Cependant, lâcher un vampire millénaire dans les couloirs surpeuplés d’adolescents n’était peut-être pas une bonne idée, enfin à moins d’aimer éponger le sang

Oui, c’est gore, oui, ça n’est pas vide de clichés, mais j’ai pourtant passé un bon moment en compagnie de Faruk et Barbie, même si je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. Ce n’est pas une lecture qu’on lit pour éprouver des émotions intenses mais plutôt pour se divertir quelques heures dans un univers violent et sanglant et c’est exactement de cette façon que je l’ai envisagé.

Bon à savoir : au vu de la fin, très ouverte, une suite est clairement possible.

 

Et maintenant, passons à mes commentaires non censurés... Attention spoilers ! Si tu ne veux pas en savoir plus sur l'histoire, arrête-toi ici !

 

Mes commentaires non censurés :

Dès les premières lignes, je me suis mise à sourire : les bons mots sont nombreux et cette vision très cynique du monde est vraiment déstabilisante (les humains ne sont pour ainsi dire que des « poches à sang », des consommables, dont les vampires peuvent disposer à leur guise). Ça remet les choses en perspective !

Puis je dois bien avouer que mon intérêt est un peu retombé par la suite, peut-être parce que j’y ai retrouvé des éléments que j’avais déjà vus dans d’autres œuvres de bit-lit (Comment se débarrasser d’un vampire amoureux ou Belladone, par exemple). Je n’ai donc pas été surprise que Faruk se mêle aux élèves populaires ou que Barbie porte dans son sang un remède contre le vampirisme. Ça se lit pourtant très bien et j’ai été estomaquée par la quantité de personnages sacrifiés : c’est comme Game of thrones, on ne peut s’attacher à personne.

C’est justement ici que le bât blesse : je n’ai pas vraiment souffert de la mort des uns et des autres puisque je ne me suis attachée à personne en particulier. Aussi bien Abraham que Faruk ne font rien pour être aimés, et particulièrement le vampire. Je ne comprends d’ailleurs pas comment Barbie est tombée amoureuse de lui. Quant à la jeune fille, elle est affreusement naïve ! Même quand Benji lui fait part de ses soupçons sur la nature de Faruk, elle continue à nier la vérité. Je sais qu’elle est très jeune mais elle m’a quand même beaucoup exaspérée.

Finalement, je crois bien que c’est le début qui m’a le plus plu dans ce roman, quand Faruk et Barbie ne sont pas encore ensemble, quand Faruk est capable de tuer le prof d’équitation juste parce que Abraham a lâché cette phrase dans un moment d’énervement… Je me rappellerai un moment de son « trop tard ! ».

Je ne sais pas si je lirai les autres romans de l’autrice car on m’a clairement avertie sur leur violence et je ne suis pas sûre de pouvoir le supporter. Petite nature, tu dis ? Oui, j’assume !

 

 

Et toi, Ami Lecteur, qu’en penses-tu ?  Suivras-tu Faruk à Mission High School?

Dis-le moi en commentaire.